ﺪﻤﺣء أﺎﻨﺑأLE COMPORTEMENT DU MUSULMANNIVEAU 1NIVEAU 1NIVEAU 1AVEC LA FAMILLE YEQINAVEC LA FAMILLE YEQINAVEC LA FAMILLE YEQIN1ÈRE ÉDITION1ÈRE ÉDITION1ÈRE ÉDITION
Sous la direction de : Ahmed Bouziane et Naouel AbdelQader AUTEURS Fatima Ahmed Enseignante en grammaire arabe Auteur de supports éducatifs Zeyneb Ahmed Enseignante pour les non-arabophonesﺪﻤﺣء أﺎﻨﺑأ © Abnaa Ahmed, 2024 - ISBN 12345-45-468 5, boulevard des 68 Muwahidin, 16000 Alger LE COMPORTEMENT DU MUSULMAN NIVEAU 1AVEC LA FAMILLE YEQIN
Chers parents, Si vous tenez ce livre entre vos mains, c’est qu’Allah هلالج لج vous a accordé le souci et le désir d’offrir à vos enfants une éducation solide et bénéfique. Et cela est déjà une grande faveur d’Allah, car Il dit dans le Coran : « Ô vous qui avez cru ! Préservez vos personnes et vos familles d’un Feu dont le combustible sera les gens et les pierres… » (Sourate at-Tahrim, v. 6) Nous voulons, par ce modeste ouvrage, vous accompagner et vous soutenir dans cette noble mission. Éduquer un enfant, ce n’est pas seulement lui apprendre à lire, à écrire ou à raisonner. C’est, avant tout, former son cœur et affermir son comportement pour qu’il marche dans la voie qu’Allah aime. Si vous avez choisi cette discipline en particulier, c’est que vous savez que les bons comportements (al- akhlâq) font partie intégrante de l’éducation islamique. Le Prophète ملسو هيلع هللا ىلص a dit : « Rien ne pèse plus lourd dans la balance du croyant au Jour de la Résurrection que le bon comportement. » (Rapporté par Abû Dâwûd et at-Tirmidhî) Et il ملسو هيلع هللا ىلص a également dit : « J’ai certes été envoyé pour parfaire les nobles comportements. » (Rapporté par Ahmad)
Ainsi, apprendre les bonnes manières aux enfants, ce n’est pas une option secondaire, mais bien un pilier essentiel de leur éducation religieuse. Nos pieux prédécesseurs, qu’Allah leur fasse miséricorde, avaient parfaitement compris cela. Il est rapporté que certaines mères parmi eux envoyaient leurs enfants auprès des savants en leur disant : « Apprenez d’abord le comportement, avant même la science. » Car sans discipline et sans bonnes manières, la science perd de sa lumière et ne porte pas ses fruits. C’est donc dans cet esprit que nous avons préparé ces histoires et ces situations du quotidien : pour aider vos enfants à comprendre et à aimer les bons comportements, non pas comme des règles imposées, mais comme une manière de vivre conforme à notre belle religion. Nous invoquons Allah هلالج لج afin qu’Il fasse de vos enfants la prunelle de vos yeux, qu’Il les préserve, les élève dans l’obéissance et qu’Il en fasse un bien pour vous dans ce monde et une cause de votre salut dans l’au-delà.amin et que les prières d'allah soient sur le prophete ﷲ ىلﺻ ﻢﻠﺳو ﻪﻴﻠﻋ
Dans ce livre, vous allez découvrir une famille composée de six enfants. À travers leurs aventures et leur quotidien, vous lirez des histoires proches de la vie de tous les jours. Ces histoires ne sont pas seulement faites pour être lues… Elles sont là pour que vous puissiez apprendre de nouvelles choses, réfléchir et surtout vous amuser. Tout au long du livre, vous trouverez : des questions pour vérifier si vous avez bien compris, des activités amusantes à faire seul ou avec vos parents, et des astuces pour mettre en pratique ce que vous avez appris. Nous espérons que vous passerez de très bons moments avec la famille Yeqin, et qu’ils deviendront pour vous comme des compagnons de route qui vous aideront à grandir avec de beaux comportements. Bonne lecture et amusez-vous bien ! Les auteurs. Ye Merheba !
LE RÉVEIL PARLE RÉVEIL PAR L'ÉVOCATION D'ALLAHL'ÉVOCATION D'ALLAH LE RÉVEIL PAR L'ÉVOCATION D'ALLAH Ceux qui ont cru, et dont les cœurs se tranquillisent à l'évocation d'Allah. N'est ce point par l'évocation d'Allah que se tranquillisent les cœurs ?
La nuit était encore paisible, un souffle d’air frais passait par la fenêtre entrouverte. Dans la chambre des garçons, Khouzeymah dormait sur son côté droit profondément, le visage tourné vers le mur. Sur la petite table à côté de son lit, le réveil afficha 03:45. La sonnerie se déclencha. Il ouvrit un œil, puis l’autre, éteignit le réveil et murmura : « رﻮﺸﻨﻟا ﻪﻴﻟوإ ﺎﻨﺗﺎﻣأ ﺎﻣ ﺪﻌﺑ ﺎﻧﺎﻴﺣأ يﺬﻟا ِ ﻪﻠﻟ ُ ﺪﻤﺤﻟا » Louange à Allah qui nous a redonné la vie après nous avoir fait mourir, et c’est vers Lui que se fera le retour. Il se frotta les yeux pour chasser les traces du sommeil, s’assit, prit son siwek en se brossant les dents quelques secondes Khouzeymah, âgé de 14 ans, est l’ainé d’une fratrie de 6 enfants, il a 3 frères et 2 sœurs. Il aime aller à la mosquée et assister aux assises de science... 005Lis le texte, puis réponds aux questions : 01chapitre Le réveil par l'évocation d'Allah
secondes, puis se leva sans faire grincer le plancher. Il sourit en se rappelant la parole du Prophète ملسو هيلع هللا ىلص que son père lui répétait souvent - le matin est une bénédiction pour ceux qui s’y lèvent tôt - et se dirigea vers le lit d’Ouneys. — Réveille-toi, c’est bientôt l’adhân. — Mmh… encore deux minutes… grogna Ouneys en tirant le drap jusqu’à son nez. — Deux minutes de plus et je t’arrose comme une plante ! chuchota Khouzeymah. Il se pencha ensuite vers le lit du milieu, où dormait Ousseyd, l’air concentré même en rêve. — Ousseyd ? souffla Khouzeymah. Tu viens avec nous à la mosquée ? — Hein ? Le ballon… euh… fit Ousseyd en papillonnant des paupières. 005
Puis il se redressa d’un coup en écarquillant ses yeux : — La mosquée ? J’arrive ! Son grand frère posa la main sur son épaule, douce invitation à commencer la journée sous la protection d’Allah : — Dis d’abord l’invocation du réveil. Ousseyd répéta à voix basse l’invocation après son frère, puis étouffa un petit bâillement. — Je réveille ‘Oumeyr ? — Oui, mais tout doucement. Ils s’approchèrent du plus petit lit où dormait ‘Oumeyr, quatre ans, les cheveux en bataille comme un petit hérisson. Khouzeymah effleura la couverture. — Petit soldat ? Les yeux de ‘Oumeyr s’ouvrirent aussitôt. — Moi aussi je viens à la mosquée ! déclara-t-il, très sérieux. *(Rapporté par At-Tirmidhi) 005
— Alors on commence par se lever calmement, on replie la couverture, et on dit لله الحمد, guida Khouzeymah. Derrière eux, Ouneys finit par s’asseoir, vaincu par l’idée de marcher à cinq, lui, ses frères et son père, dans la nuit fraîche vers la prière. Les quatre frères se levèrent, rangèrent rapidement leurs oreillers, puis avancèrent à pas feutrés vers la porte. Dehors, la maison retenait son souffle ; au loin, on devinait la ville encore assoupie. Le matin les attendait, et la lumière de l’aube allait bientôt remplir les pièces. — Direction les ablutions ? — Direction les ablutions, répétèrent les plus jeunes d’une même voix. Ils sortirent de la chambre, prêts pour le prochain chapitre de leur journée. 005
ﷲ ﺔﻣذ ﻲﻓ ﻮﻬﻓ ﺪﺠﺴﻤﻟا ﻰﻟج إﺮﺧ ﻦﻣ
LE MOMENT D’ALLERLE MOMENT D’ALLER AU PETIT COINAU PETIT COIN LE MOMENT D’ALLER AU PETIT COIN Tout a été traité dans notre belle religion rien, rien n’est trop insignifiant ni trop important pour être inclus dans les enseignements de l’islam.
Le silence de la maison était encore fragile, en apercevant les filles, la maman sortit de la cuisine, un foulard sur les épaules. — Loujeyn, ma petite fleur, retourne dans ton lit, il fait encore nuit. La fillette s’arrêta, fronça les sourcils, et, d’un ton décidé : — Pourquoi est-ce que vous êtes tous réveillés… et moi je devrais dormir ? La maman croisa les bras, déjà amusée par la scène. — Parce que les grands se préparent pour la prière de l’aube, et toi tu as besoin de repos. — Mais je veux me préparer moi aussi ! 005Lis le texte, puis réponds aux questions : 01chapitre Le moment d’aller au petit coin ‘Ouneyssah ouvrit la porte de sa chambre. Ses yeux étaient mi- clos, ses bras s’étirèrent longuement. Derrière elle, une petite silhouette trottina pieds nus dans le couloir : Loujeyn, à peine deux ans, les cheveux tout ébouriffés.
Le regard doux de la maman céda. Comme souvent, Loujeyn venait de gagner sa petite victoire matinale. — Très bien… mais tu restes tranquille. Pendant ce temps, ‘Ouneyssah se dirigeait déjà vers la salle de bain. — Ma fille, l’interpella doucement la maman, commence d’abord par aller aux toilettes. C’est meilleur pour ta santé avant de te laver. ‘Ouneyssah hocha la tête, fit demi-tour, et devant la porte, elle posa son pied gauche en disant l’invocation : « ﺚﺋﺎﺒﺨﻟوا ﺚﺒﺨﻟا ﻦﻣ ﻚﺑ ذﻮﻋأ ﻲﻧإ ﻢﻬﻠﻟا » Ô Allah, je cherche refuge auprès de Toi contre les démons mâles et femelles. Elle entra, referma la porte, et prit soin de laisser l’endroit propre derrière elle, comme sa maman le lui avait appris. Quelques instants plus tard, elle sortit en p 005
posant le pied droit le premier et en disant : « ﻚﻧاﺮﻔﻏ » Je Te demande pardon. Sa maman l’attendait dans le couloir avec un sourire approbateur. — Parfait. Maintenant, prépare-toi pour les ablutions. Loujeyn, qui observait toute la scène, demanda avec sérieux : — Moi aussi je dis “ghoufranek” ? — Quand tu seras un peu plus grande, oui, répondit la maman en riant. Pour l’instant, viens t’asseoir avec moi, je vais te raconter une histoire en attendant que tout le monde soit prêt. Les filles avancèrent ensemble, tandis que les bruits légers de la maison annonçaient que la journée commençait vraiment. 005 montrer qu’on est d’accord avec plaisir
AVANT LA PRIÈRE,AVANT LA PRIÈRE, LES ABLUTIONSLES ABLUTIONS AVANT LA PRIÈRE, LES ABLUTIONS Le Jour de la Résurrection, les gens de ma communauté seront appelés ; leur visage ainsi que leurs membres seront blancs sous l’effet des ablutions.
En ouvrant la porte, elle s’arrêta net : son frère Ousseyd était déjà là, penché au- dessus d’un récipient rempli d’eau. Le filet clair du robinet ne coulait pas. Il préférait remplir un récipient pour ne pas gaspiller. Ouneyssah s’adossa au chambranle, fascinée. Depuis qu’elle était en âge de se lever pour la prière de l’aube, elle ne se lassait jamais de regarder ses frères faire les ablutions. Ousseyd murmura l’invocation du début : « ﷲ ﻢﺴﺑ » Au nom d’Allah. Il fit couler un peu d’eau du récipient sur une de ses mains avant de le faire avec la seconde 005Lis le texte, puis réponds aux questions : 01chapitre Avant la prière, les ablutions Ouneyssah entra dans la salle de bain, encore toute ensommeillée à cause de son réveil si tôt. Un grand sourire se dessina sur son visage en pensant à la récompense des ablutions.chambranle : encadrement en bois qui borde une porte
seconde pour bien les laver avant de les y plonger. Il porta ensuite l’eau à sa bouche et la rinça, il en aspira doucement par le nez avant de la rejeter. Puis, il prit de l’eau dans ses mains jointes et la fit couler sur son visage. Il s’assura que l’eau atteigne toute la surface : du haut du front jusqu’au bas du menton, et d’une oreille à l’autre. Il prit ensuite de l’eau dans sa main droite et la fit couler le long de son avant- bras jusqu’au coude, frottant bien pour que l’eau atteigne toute la peau. Paume contre paume, il fit glisser ses doigts entre les siens. Il répéta le geste trois fois pour le bras droit, puis trois fois pour le gauche. Ouneyssah souriait. Toujours aussi appliqué mon petit frère, pensa-t-elle. 005
Il passa ensuite ses mains mouillées sur toute la tête, d’avant en arrière, et termina par les oreilles sans mouiller ses mains à nouveau. Vint le tour des pieds. Ousseyd les lava soigneusement, frottant chaque partie, en remontant bien l’eau jusqu’au dessus des chevilles puis fit glisser son petit doigt entre chaque orteil pour que l’eau passe partout, comme l’avait fait le Prophète ملسو هيلع هللا ىلص. Il termina en disant : «ّ أن ﺪﻬﺷوأ ﻪﻟ ﻚﻳﺮﺷ ﻻ هﺪﺣو ﷲ ﻻإ ﻪﻟإ ّ ﻻ أن ﺪﻬﺷأ ﻪﻟﻮﺳور هﺪﺒﻋ ً اﺪّﻤﺤﻣ » J’atteste qu’il n’y a pas de divinité en mérite d’adoration en dehors d’Allah, Seul et sans associé, et j’atteste que Muhammad est Son serviteur et Son messager. Puis il ajouta : « ﻦﻣ ﻲﻨﻠﻌﺟوا ﻦﻴﺑاّﻮﺘﻟا ﻦﻣ ﻲﻨﻠﻌﺟا ﻢﻬّﻠﻟا ﻦﻳﺮّﻬﻄﺘﻤﻟا » 005
005 Ô Allah, fais que je sois parmi ceux qui se repentent souvent et parmi ceux qui se purifient. Il se tourna vers sa sœur : — À toi, ‘Ouneyssah. — BerakeLahou fik, répondit-elle avec un sourire. Elle prit place, posant ses mains sur le récipient encore plein d’eau fraîche. Chaque matin, c’était le même rituel. Et chaque matin, elle se souvenait qu’ils marchaient ainsi sur les traces du Prophète ملسو هيلع هللا ىلص.
EN ROUTEEN ROUTE POUR LA MOSQUÉEPOUR LA MOSQUÉE EN ROUTE POUR LA MOSQUÉE Celui qui part vers la mosquée alors un pas lui enlève un péché et pour le pas suivant il lui est écrit une bonne action; et ceci à l'allée comme au retour.
— Grrr… elles ne veulent pas se nouer ! bougonna-t-il. À côté de lui, Ousseyd glissait ses pieds dans les claquettes. — Combien de fois je t’ai dit de sortir avec tes claquettes ? lança-t-il en secouant la tête. On est toujours en retard à cause de tes chaussures. Khouzeymah, qui enfilait son manteau, s’approcha. — Doucement, Ousseyd… il apprend. Il s’agenouilla, prit les lacets et, en quelques gestes rapides, attacha solidement les chaussures de son petit frère. — Voilà, champion. La porte s’ouvrit. Leur père, déjà prêt, les a 005 Dans l’entrée, ‘Oumeyr était assis par terre, les sourcils froncés, tirant de toutes ses forces sur les lacets de ses chaussures.Lis le texte, puis réponds aux questions : 01chapitre En route pour la mosquée grogner en montrant qu’il n’est pas content
dessous de moi, à ma droite, à ma gauche, devant moi, derrière moi, et mets en moi de la lumière.» En approchant, ils aperçurent la mosquée illuminée, ses portes grandes ouvertes. ‘Ouneys, impatient, se mit à courir pour entrer le premier. — ‘Ouneys ! appela le père d’une voix ferme mais douce. On marche vers la prière avec quiétude et dignité. Le garçon ralentit aussitôt, un peu gêné. Arrivés devant l’entrée, ils posèrent le pied droit en premier et dirent : «َ ﻚِﺘَﻤْﺣَر َ باَﻮْﺑَأ ﻲِﻟ ْ ﺢَﺘْﻓا ﱠ ﻢﻬّﻠﻟا » «Ô Allah, ouvre pour moi les portes de Ta miséricorde.» L’air frais et parfumé de la mosquée les enveloppa. Ils avançaient maintenant ensemble, alignés derrière leur père, prêts pour la prière de l’aube. 005
À L’INTÉRIEUR DESÀ L’INTÉRIEUR DES DEUMEURES DU SEIGNEURDEUMEURES DU SEIGNEUR À L’INTÉRIEUR DES DEUMEURES DU SEIGNEUR Ceux qui ont cru, et dont les cœurs se tranquillisent à l'évocation d'Allah. N'est ce point par l'évocation d'Allah que se tranquillisent les cœurs ?
Le père guida ses fils vers un rang légèrement en retrait. Il posa la main sur l’épaule de ‘Oumeyr. — Toi, mon grand, tu vas te mettre ici, entre les deux piliers. Le garçon leva les yeux vers les grandes colonnes blanches. — Comme ça, je suis caché ? — Pas caché, corrigea son père avec un sourire. Mais plutôt à un endroit où je peux te voir, et où tu ne coupes pas le rang des grands. Khouzeymah, Ousseyd et ‘Ouneys prirent place côte à côte dans le rang principal. À leur gauche, un petit garçon à moitié endormi penchait légèrement sur le côté. 005 01chapitreLis le texte, puis réponds aux questions : À l’intérieur des demeures du Seigneur À l’intérieur de la mosquée, la lumière douce des lampes se reflétait sur les tapis impeccablement alignés, d’un rouge profond orné de motifs dorés. L’air était frais, parfumé d’un léger musc.
Il se redressa en voyant les trois frères arriver, puis colla aussitôt ses pieds aux leurs. Plus loin, un homme se tenait droit mais laissait un espace entre ses pieds et ceux de ses voisins. Khouzeymah s’inclina légèrement vers lui, un grand sourire aux lèvres : — Mon frère, dit-il doucement, le Prophète ملسو هيلع هللا ىلص nous a dit : « Alignez vos rangs, collez vos épaules et vos pieds, sinon vos cœurs s’éloigneront. » L’homme eut un petit mouvement de tête, pas vraiment enchanté, mais finit par rapprocher son pied. — Berake Lahu fik, ajouta Khouzeymah avec chaleur, et l’homme répondit d’un bref signe. L’iqâmah fut donnée. Les rangs se figèrent. Le silence, entrecoupé seulement 005 ur
seulement par la respiration des fidèles s’installa. La prière se déroula dans le calme. Après le taslîm final, le père fit signe à ses fils de le suivre. Ils prirent chacun un exemplaire du Qour’aan dans la bibliothèque attenante et retournèrent s’asseoir à leur place. — On reste ici jusqu’au lever du soleil, rappela leur père. Celui qui reste à l’endroit où il a prié en faisant le dhikr, puis prie deux rak‘ât après le lever du soleil, aura la récompense d’un hajj complet… sans défaut. Les enfants hochèrent la tête, mais après quelques minutes, Ousseyd bâilla largement. — Ebî, je peux rentrer à la maison ? Avant que leur père ne réponde, Khouzeymah se tourna vers lui : 005
— Tu veux manquer la récompense d’un hajj ? Ousseyd cligna des yeux, surpris. — Euh… non. — Alors va te laver le visage à la salle d’eau et reviens. Ousseyd fila, éclaboussant un peu son Qamîs en se rafraîchissant. Quand il revint, ses yeux brillaient à nouveau. Les quatres frères restèrent ainsi, récitant doucement, jusqu’à ce que la première lumière dorée du soleil effleure les murs de la mosquée. 005
DE RETOURDE RETOUR À LA MAISONÀ LA MAISON DE RETOUR À LA MAISON Ceux qui ont cru, et dont les cœurs se tranquillisent à l'évocation d'Allah. N'est ce point par l'évocation d'Allah que se tranquillisent les cœurs ?
En franchissant la porte de la mosquée, il murmura l’invocation de sortie : « ﻚﻠﻀﻓ ﻦﻣ ﻚﻟﺄﺳأ ﻲﻧإ ﻢﻬﻠﻟا » Ô Allah, je T’implore de me donner de Ta grâce. ‘Oumeyr entrouvrit un œil, aperçut ses chaussures près du seuil, et les enfila machinalement avant de replonger dans sa somnolence. Le chemin du retour était calme. Devant la maison, le père glissa la clé dans la serrure, mais, avant de tourner, il frappa doucement à la porte. Les garçons sourirent : il savait que les filles n’étaient pas à l’intérieur à cette heure-ci… Elles étaient sûrement sur la terrasse, là-haut, à Le ciel avait maintenant pris des teintes dorées, et l’air frais du matin glissait doucement entre les rues. Le père marchait d’un pas tranquille, ‘Oumeyr endormi dans ses bras, la tête posée sur son épaule. 005Lis le texte, puis réponds aux questions : 01chapitre De retour à la maison
à lire les invocations du matin en contemplant le lever du soleil. — Assalâmu ‘alaykum wa rahmatullâh wa barakâtuh, dirent-ils en entrant, même si personne ne répondit. Khouzeymah avait appris à ses frères que le salâm se disait aussi pour soi-même et pour les anges présents dans la maison. En ouvrant la porte, leur père prononça clairement : « ﷲ ﻢﺴﺑ » Au nom d’Allah, pour empêcher les djinns d’entrer. Ils déposèrent leurs chaussures dehors, comme toujours… sauf ‘Oumeyr, qui, croyant être déjà sur la terrasse, s’élança dans le couloir. — Eh, petit ! l’appela son père en riant. On n’entre pas avec les chaussures. Il le rattrapa en deux pas, lui enleva ses ch 005
chaussures, et lui passa ses claquettes. — Allez, maintenant tu peux courir. Le petit repartit en trombe vers l’escalier. Les garçons suivirent, montant ensemble jusqu’à la terrasse où ‘Ouneyssah et Loujeyn étaient assises, un livre à la main, le regard tourné vers l’horizon où le soleil se levait lentement. 005
LEVÉ DE SOLEIL :LEVÉ DE SOLEIL : INVOCATIONS DU MATININVOCATIONS DU MATIN LEVÉ DE SOLEIL : INVOCATIONS DU MATIN Ceux qui ont cru, et dont les cœurs se tranquillisent à l'évocation d'Allah. N'est ce point par l'évocation d'Allah que se tranquillisent les cœurs ?
Loujeyn répétait les mots à moitié avec un enthousiasme éclatant. Ses yeux pétillaient, ses petites mains battaient l’air à chaque mot qu’elle reconnaissait. Pour elle, c’était un moment spécial, un rituel amusant qui marquait le début de la journée. À peine les invocations terminées, ‘Ouneys passa derrière sa jumelle. — Viens, dit-il en lui tirant doucement la main. Ils avancèrent ensemble jusqu’au bord de la terrasse, s’appuyant sur le muret encore frais de la nuit. Le soleil apparaissait peu à peu, teignant le ciel d’orange et de rose. Sur la terrasse, la lumière douce de l’aube baignait les visages. La maman était assise entre ‘Ouneyssah et Loujeyn, un petit livre à la main. Elles étaient en train de terminer les invocations du matin. 005Lis le texte, puis réponds aux questions : 01chapitre Levé de soleil : invocations du matin
— ﺎَﻨِﻘَﻓ َ ﻚَﻧﺎَﺤْﺒُﺳ ً ﻼِﻃﺎَﺑ اَﺬَﻫ َ ﺖْﻘَﻠَﺧ ﺎَﻣ َ ﻚَﻧﺎَﺤْﺒُﺳ رﺎﱠﻨﻟا َ باَﺬَﻋ (Gloire à Toi ! Tu n’as pas créé cela en vain. Gloire à Toi ! Préserve-nous du châtiment du Feu.) dirent-ils d’une seule voix. — Tu ne devineras jamais ce que j’ai appris hier à la mosquée, lança ‘Ouneys, un sourire aux lèvres. — Ah bon ? Quoi ? demanda sa sœur. — Tu sais pourquoi on fait les invocations du matin ? Elle resta un moment immobile, les yeux levés, pour réfléchir. Mais son frère ne lui laissa pas le temps de penser : il lui donna aussitôt la réponse. — Parce que c’est une protection pour toute la journée, et une des causes par lesquelles Allah préserve Ses serviteurs. Il baissa légèrement la voix, comme pour p 005
partager un secret : — Les savants disent que celui qui commence sa journée sans les invocations du matin, c’est comme un soldat qui part à la guerre sans armes. À ce moment-là, Ousseyd, leur petit frère, arriva en courant et se glissa entre eux, se hissant sur la pointe des pieds pour atteindre leur hauteur. — Et moi, déclara-t-il fièrement, je suis le grand chevalier, et je ne partirai jamais à la guerre sans mes armes ! Les trois éclatèrent de rire, le son se mêlant au chant des oiseaux. Pendant ce temps, la maman était descendue à la maison. Elle revint avec un grand plateau chargé de pain chaud, de fruits, de tasses de café et de verres de lait. — Allez, tout le monde à table pour le petit-déjeuner. 005
Les enfants se rassemblèrent autour d’elle, s’asseyant sur les tapis et coussins. Le soleil était maintenant haut, et la journée pouvait commencer… dans la lumière et la bonne humeur. 005
UN PETIT DÉJEUNERUN PETIT DÉJEUNER EN FAMILLEEN FAMILLE UN PETIT DÉJEUNER EN FAMILLE Vous qui croyez ! Nourrissez-vous des aliments purs et sains que Nous vous avons attribués et montrez- vous reconnaissants envers Allah.
L’eau fraîche ruisselait sur leurs mains pendant qu’ils les lavaient soigneusement, impatients de commencer le repas. Ils s’installèrent ensuite autour du grand plateau. Devant chacun des cinq plus jeunes, il y avait une jolie tasse blanche gravée à leur prénom, avec leur couleur préférée. L’intérieur et la anse de la tasse étaient assortis à cette couleur. C’était un cadeau offert par leur tante maternelle Leyla : un souvenir que chacun chérissait. À l’intérieur, du lait chaud fumait encore doucement. Loujeyn, porta sa tasse à ses lèvres puis souffla 005Lis le texte, puis réponds aux questions : 01chapitre Un petit déjeuner en famille Avant de s’asseoir sur les tapis et les coussins, leur père les interpella, les enfants se dirigèrent tous vers le petit robinet installé dans un coin de la terrasse.
souffla pour le refroidir. — Qu’est-ce qu’on a dit, ma petite ? lui rappela la maman avec douceur. On ne souffle pas dans la nourriture. La fillette recula la tasse, un petit sourire gêné aux lèvres. Sur le plateau trônait aussi une grande assiette de salade de fruits d’été : des raisins, du melon, des pêches et des figues, tous découpés en morceaux. ‘Oumeyr, quatre ans, tendit la main gauche vers un morceau de melon. Le père, attrapa sa main et lui dit avec un grand sourire : — Main droite ! Le petit cacha aussitôt sa main gauche derrière son dos en faisant une grimace de “oups”, puis prit un morceau avec sa main droite. 005
Comme on le leur avait appris, chacun attrapait les fruits avec trois doigts. Les éclats de rire et les petites conversations rendaient ce moment encore plus agréable. Une fois le repas terminé, Khouzeymah, l’aîné, se leva et alla se laver les mains. — Je vous laisse, j’ai cours à la mosquée. Je reviens après la prière du Dhouhr, إن ﷲ ءﺎﺷ. Il descendit les escaliers, le pas décidé, le cœur léger après ce beau début de matinée passé en famille. En entrant dans sa chambre, il prit ses affaires pour la classe, prêt à commencer la suite de sa journée. 005
RÉUNIS PAR LESRÉUNIS PAR LES CERCLES DE SCIENCESCERCLES DE SCIENCES RÉUNIS PAR LES CERCLES DE SCIENCES Il n'y a pas une fois où des gens se réunissent dans l'une des maisons d'Allah pour réciter le Livre d'Allah et pour l'étudier entre eux sans que la sérénité ne descende sur eux.
— Toujours en avance, toi… dit Khouzeymah avec un sourire. — Toujours de bonne heure et de bonne humeur, répondit Ziyed. Ils échangèrent le salâm : — هُتوبركا ِ هالل ُ ةورحم عليكم ُ ملاَّسال. — وبركاته الله ورحمة السلام وعليكم. Avant de s’asseoir, Khouzeymah accomplit deux unités de prière pour saluer la mosquée, puis rejoignit son ami. C’était une amitié ancienne. Leurs pères se connaissaient depuis longtemps, et les deux garçons avaient grandi ensemble. Leur compagnie était une belle compagnie, celle qui mène vers Allah هلالج لج. Khouzeymah arriva à la mosquée bien en avance, son cartable préparé avec soin. En entrant, il aperçut aussitôt Ziyed, son ami de longue date, déjà installé près d’un pilier. 005Lis le texte, puis réponds aux questions : 01chapitre Réunis par Les cercles de sciences
— Alors, tu as révisé pour aujourd’hui ? demanda Khouzeymah. — Oui, répondit Ziyed en ouvrant son livre. On se fait réviser mutuellement ? Ils commencèrent à réciter, se corrigeant avec bienveillance, partageant des astuces pour retenir et éviter les erreurs. Petit à petit, d’autres élèves arrivèrent et prirent place autour d’eux. Le cercle s’élargissait. Quand le professeur entra, tout le monde se redressa, s’assit en tailleur et garda le silence. Chacun avait le regard attentif, par respect pour celui qui allait leur transmettre la science. Pendant que le cours commençait, un élève, assis non loin, tenta de parler à voix basse avec Ziyed. Mais celui-ci posa doucement la main sur son épaule : — Écoute le professeur… dit-il. On se doit de respecter l’assise de science. 005
de respecter l’assise de science. Le garçon baissa la tête, comprenant le rappel. Comme à chaque cours, ils étaient bien préparés : cahier ouvert, plusieurs stylos de couleurs soigneusement alignés. — Khouzeymah, tu me passes un stylo bleu ? demanda Sehl. Avec un sourire, Khouzeymah sortit un nouveau stylo de sa trousse et le lui tendit. À ce moment-là, le professeur remarqua la scène : — Sehl, dit-il, la prochaine fois, prépare tes affaires avant le cours. Sehl baissa la tête, un peu honteux, et continua à écrire. Quelques élèves mirent la main sur leur bouche pour cacher un sourire amusé, mais le regard ferme du professeur suffit à les calmer. Ils savaient 005
que se moquer d’un camarade n’était pas convenable dans une assise de science. Le cours commença par la révision du Coran : les élèves récitaient tour à tour, assis en tailleur, les mains jointes devant eux, évitant de jouer avec leurs vêtements ou le tapis. Quand Sehl termina de réciter, il rejoignit Khouzeymah et Ziyed, qui avaient déjà passé leur tour. Le professeur leur avait autorisé à s’asseoir un peu en retrait. Ils profitèrent de ce moment pour échanger… toujours sur des sujets utiles, par respect pour la mosquée. — J’arrive pas à suivre en ce moment… avoua Sehl. Il y a trop de cours, je ne sais pas comment réviser, et j’ai l’impression que tout s’envole de ma mémoire. — Fais-toi un programme de révision, conseilla Ziyed. Et fais attention à ce que ta 005
ta science ne te glisse pas entre les doigts… accroche-toi-y fermement. Khouzeymah ajouta avec sérieux : — Et surtout, rappelle-toi de la cause la plus importante pour conserver ta science : invoque Allah avant l’aube. C’est un moment où les invocations sont exaucées. N’oublie pas non plus de demander à tes parents de faire des invocations pour toi, car leurs invocations sont acceptées. C’est Allah Seul qui t’accorde la science… et Lui seul peut te l’enlever. 005
S’HABILLERS’HABILLER AU NOM D’ALLAHAU NOM D’ALLAH S’HABILLER AU NOM D’ALLAH Ceux qui ont cru, et dont les cœurs se tranquillisent à l'évocation d'Allah. N'est ce point par l'évocation d'Allah que se tranquillisent les cœurs ?
C’était l’heure de la prière de Dhouhr, et comme leur père travaillait et que Khouzeymah était en cours, c’était à lui de jouer le rôle du grand frère responsable. Sur le lit de Ousseyd, il posa un qamis gris clair soigneusement plié, accompagné d’un sarouel assorti. Pour ‘Oumeyr, un petit qamis beige et un pantalon léger attendaient sur la couverture. Il tapota doucement les habits pour chasser quelques plis. Puis il parti dans la salle de bain. Avant d’ôter son t-shirt, il murmura : « ﷲ ﻢﺴﺑ » Au nom d’Allah. Les rayons lumineux filtraient à travers les rideaux de la salle à manger. On entendait au loin le cri des pigeons sur les toits. ‘Ouneys allait d’une chambre à l’autre, préparant les vêtements pour ses deux petits frères. 005Lis le texte, puis réponds aux questions : 01chapitre S’habiller au nom d’Allah
Il retira d’abord son bras gauche, puis enfila son qamis blanc en commençant par la manche droite. Il se redressa, inspira l’odeur de tissu neuf, puis dit avec gratitude : « ﻦﻣ ﻪﻴﻨﻗورز بﻮﺜﻟا اﺬﻫ ﻲﻧﺎﺴﻛ يﺬﻟا ﻪﻠﻟ ﺪﻤﺤﻟا ةﻮﻗ ﻻو ﻲﻨﻣ لﻮﺣ ﺮﻴﻏ » Louange à Allah qui m’a vêtu de ce vêtement et me l’a accordé sans force ni puissance de ma part. Devant le miroir, il arrangea son col avec soin, puis passa une main sur ses cheveux pour discipliner quelques mèches rebelles. Il prit ensuite un flacon de Misk et en appliqua légèrement sur son cou et ses poignets. Lorsqu’il sortit, Ousseyd et ‘Oumeyr l’attendaient déjà. — Waouh, un qamis blanc ! s’écria le petit. Il est nouveau ? 005
— Oui, répondit ‘Ouneys avec un sourire, avant de réciter l’invocation du nouveau vêtement. ه،ﺮﻴﺧ ﻚﻟﺄﺳأ ،ﻪﻴﻨﺗﻮﺴﻛ ﺖﻧأ ﺪﻤﺤﻟا ﻚﻟ ﻢﻬﻠﻟا » ﻊﻨﺻ ﺎﻣ ﺮﺷو ه،ﺮﺷ ﻦﻣ ﻚﺑ ذﻮﻋوأ ،ﻪﻟ ﻊﻨﺻ ﺎﻣ ﺮﻴﺧو « ﻪﻟ Ô Seigneur ! Louange à Toi qui m’en as revêtu, je Te demande ses bienfaits et le bien pour lequel il a été conçu et je me réfugie auprès de Toi contre ses méfaits et le mal pour lequel il a été conçu. « ىلﺎﻌﺗ ﷲ ﻒﻠﺨﻳو ﻲﻠﺒﺗ » — Use-le et qu’Allah exalté t’en donne davantage. Ils marchèrent jusqu’à la porte d’entrée, mais la maman, qui revenait de la cuisine, fronça les sourcils. — ‘Oumeyr… qu’est-ce que c’est que cette tache sur ton pantalon ? Le petit se figea, baissa la tête et joua nerv 005
nerveusement avec ses doigts. — Je t’avais dit de ne pas manger avec tes habits de sortie… reprit-elle d’un ton ferme. Elle appela : — ‘Ouneyssah ! Va me chercher un sarouel pour ton petit frère, s’il-te-plait. La voix de sa fille répondit de l’étage : — Oumi… ils sont tous à laver. Il en reste juste un dans son placard, mais… c’est un 5 ans, je ne sais pas si ça va lui aller. — Apporte-le quand même, dit la maman en soupirant légèrement. Quelques secondes plus tard, ‘Ouneyssah descendit avec le petit sarouel. ‘Oumeyr partit dans la salle de bain pour le mettre. Il revint en trottinant, le sarouel un peu long aux chevilles. — Viens là, que je voie… dit-elle en le faisant tourner. Elle replia soigneusement 005
soigneusement le bas du tissu pour qu’il tombe juste au-dessus des chevilles. — Parfait. Allez, partez à la mosquée, restez sages et souvenez-vous de pourquoi vous y allez. Les trois garçons s’approchèrent, embrassèrent leur maman, lui passèrent le salâm, puis Ouneys ouvrit la porte et ils franchirent la porte, le visage illuminé par la lumière de la foi. 005
LES ENFANTSLES ENFANTS PRENNENT LE CHEMINPRENNENT LE CHEMIN LES ENFANTS PRENNENT LE CHEMIN Ceux qui ont cru, et dont les cœurs se tranquillisent à l'évocation d'Allah. N'est ce point par l'évocation d'Allah que se tranquillisent les cœurs ?
UNE ESCALE AUUNE ESCALE AU MARCHÉMARCHÉ UNE ESCALE AU MARCHÉ Vous qui croyez ! Nourrissez-vous des aliments purs et sains que Nous vous avons attribués et montrez- vous reconnaissants envers Allah.
LE RETOUR D’ABOULE RETOUR D’ABOU KHOUZEYMAHKHOUZEYMAH LE RETOUR D’ABOU KHOUZEYMAH Il n'y a pas une fois où des gens se réunissent dans l'une des maisons d'Allah pour réciter le Livre d'Allah et pour l'étudier entre eux sans que la sérénité ne descende sur eux.
— Toujours en avance, toi… dit Khouzeymah avec un sourire. — Toujours de bonne heure et de bonne humeur, répondit Ziyed. Ils échangèrent le salâm : — هُتوبركا ِ هالل ُ ةورحم عليكم ُ ملاَّسال. — وبركاته الله ورحمة السلام وعليكم. Avant de s’asseoir, Khouzeymah accomplit deux unités de prière pour saluer la mosquée, puis rejoignit son ami. C’était une amitié ancienne. Leurs pères se connaissaient depuis longtemps, et les deux garçons avaient grandi ensemble. Leur compagnie était une belle compagnie, celle qui mène vers Allah هلالج لج. Khouzeymah arriva à la mosquée bien en avance, son cartable préparé avec soin. En entrant, il aperçut aussitôt Ziyed, son ami de longue date, déjà installé près d’un pilier. 005Lis le texte, puis réponds aux questions : 01chapitre Réunis par Les cercles de sciences
— Alors, tu as révisé pour aujourd’hui ? demanda Khouzeymah. — Oui, répondit Ziyed en ouvrant son livre. On se fait réviser mutuellement ? Ils commencèrent à réciter, se corrigeant avec bienveillance, partageant des astuces pour retenir et éviter les erreurs. Petit à petit, d’autres élèves arrivèrent et prirent place autour d’eux. Le cercle s’élargissait. Quand le professeur entra, tout le monde se redressa, s’assit en tailleur et garda le silence. Chacun avait le regard attentif, par respect pour celui qui allait leur transmettre la science. Pendant que le cours commençait, un élève, assis non loin, tenta de parler à voix basse avec Ziyed. Mais celui-ci posa doucement la main sur son épaule : — Écoute le professeur… dit-il. On se doit de respecter l’assise de science. 005
de respecter l’assise de science. Le garçon baissa la tête, comprenant le rappel. Comme à chaque cours, ils étaient bien préparés : cahier ouvert, plusieurs stylos de couleurs soigneusement alignés. — Khouzeymah, tu me passes un stylo bleu ? demanda Sehl. Avec un sourire, Khouzeymah sortit un nouveau stylo de sa trousse et le lui tendit. À ce moment-là, le professeur remarqua la scène : — Sehl, dit-il, la prochaine fois, prépare tes affaires avant le cours. Sehl baissa la tête, un peu honteux, et continua à écrire. Quelques élèves mirent la main sur leur bouche pour cacher un sourire amusé, mais le regard ferme du professeur suffit à les calmer. Ils savaient 005
que se moquer d’un camarade n’était pas convenable dans une assise de science. Le cours commença par la révision du Coran : les élèves récitaient tour à tour, assis en tailleur, les mains jointes devant eux, évitant de jouer avec leurs vêtements ou le tapis. Quand Sehl termina de réciter, il rejoignit Khouzeymah et Ziyed, qui avaient déjà passé leur tour. Le professeur leur avait autorisé à s’asseoir un peu en retrait. Ils profitèrent de ce moment pour échanger… toujours sur des sujets utiles, par respect pour la mosquée. — J’arrive pas à suivre en ce moment… avoua Sehl. Il y a trop de cours, je ne sais pas comment réviser, et j’ai l’impression que tout s’envole de ma mémoire. — Fais-toi un programme de révision, conseilla Ziyed. Et fais attention à ce que ta 005
LA CITADELLELA CITADELLE DU SOIRDU SOIR LA CITADELLE DU SOIR Ceux qui ont cru, et dont les cœurs se tranquillisent à l'évocation d'Allah. N'est ce point par l'évocation d'Allah que se tranquillisent les cœurs ?
La voix de leur maman retentit depuis l’intérieur : — Les enfants, rentrez, c’est presque l’heure du Maghrib ! — Oh non, déjà ?! protesta Ouneys. — Si, si, tout de suite ! répondit la maman. Ils levèrent la tête vers le ciel qui s’assombrissait, refermèrent le livre, et descendirent. La maman leur rappela : — Et n’oubliez pas de fermer les portes, et dites “الله بسم” pour qu’aucun jinn n’entre. Alors, comme chaque soir, Ouneys rejoignit sa jumelle dans une course folle à travers la maison. L’un claquait une fenêtre, l’autre fermait un battant, et à chaque fois leurs voix résonnaient : Le soleil descendait lentement derrière les toits, et le ciel prenait des teintes d’orange et de violet. La journée touchait à sa fin. Sur la terrasse, les trois petits frères étaient assis côte à côte, un livre d’histoires des prophètes ouvert devant eux. Ils lisaient à tour de rôle, parfois interrompus par un rire ou une question. 005Lis le texte, puis réponds aux questions : 01chapitre S’habiller au nom d’Allah
— La fenêtre de la cuisine, Bismillah ! — La porte du balcon du salon, Bismillah ! C’était un rituel qu’ils connaissaient depuis tout petits : ne jamais laisser une fenêtre ouverte à l’approche de l’adhân du Maghrib. Derrière eux, leurs deux petits frères s’étaient lancés dans une nouvelle mission : — Moi je compte pour Ouneyssah ! — Et moi pour Ouneys ! Peu après, toute la famille se retrouva réunie au salon. Khouzeymah était rentré de son cours, leur père venait de finir sa journée de travail. Les coussins étaient disposés autour de la table basse, et au milieu reposait pleins de petits livrets d’invocations. 005Et toi, tu penses… qui allait gagner ?
Le père ouvrit la lecture, et chacun suivit en récitant à voix basse. La maman tenait Loujeyn sur ses genoux ; la petite répétait quelques mots maladroits comme c’était le cas plus tôt le matin. Les plus grands, eux, savaient que c’était un moment précieux. Le père leva ensuite les yeux et dit : — On ne sort pas au combat sans armes, n’est-ce pas ? — Jamais ! répondirent les enfants en chœur. — Alors nous non plus, nous ne devons pas affronter la nuit sans nos invocations. C’est notre citadelle, notre protection par laquelle Allah nous garde. Le silence s’installa, seulement troublé par les dernières lueurs du soleil qui s’éteignaient derrière les vitres. L’appel du Maghrib allait retentir. 005
Les garçons se préparèrent pour la mosquée avant de quitter la maison, tandis que les filles étendirent les tapis de prière, revêtirent un habit propre et parfumé, puis s’assirent dessus en répétant doucement après l’edhen.ُ ﺮَﺒْﻛَأ ُ ﱠ ﷲ ،ُﺮَﺒْﻛَأ ُ ﱠ ﷲ ُ ﺮَﺒْﻛَأ ُ ﱠ ﷲ ،ُﺮَﺒْﻛَأ ُ ﱠ ﷲ Allah est le Plus Grand, Allah est le Plus Grand. Allah est le Plus Grand, Allah est le Plus Grand. ُ ﱠ ﷲ ﱠ ﻻِإ َ ﻪٰﻟِإ ﻻ ْ نَأ ُ ﺪَﻬْﺷَأُ ﱠ ﷲ ﱠ ﻻِإ َ ﻪٰﻟِإ ﻻ ْ نَأ ُ ﺪَﻬْﺷَأ J’atteste qu’il n’y a de divinité digne d’adoration en dehors d’Allah. J’atteste qu’il n’y a de divinité digne d’adoration en dehors d’Allah. ُ لﻮُﺳَر اًﺪ ﱠﻤَﺤُﻣ ﱠ نَأ ُ ﺪَﻬْﺷَأ ِ ﱠ ﷲ ُ لﻮُﺳَر اًﺪ ﱠﻤَﺤُﻣ ﱠ نَأ ُ ﺪَﻬْﺷَأِ ﱠ ﷲ J’atteste que Muhammad est le Messager d’Allah. J’atteste que Muhammad est le Messager d’Allah. 005
ةَِﻼ ﱠﺼﻟا َ ىلَﻋ ﱠ ﻲَﺣِ ةَﻼ ﱠﺼﻟا َ ىلَﻋ ﱠ ﻲَﺣ Accourez à la prière. Accourez à la prière. Les filles dirent alors : ﻪﱠﻠﻟﺎِﺑ ﱠ ﻻِإ َ ةﱠﻮُﻗ ﻻَو َ لْﻮَﺣ ﻻ Il n’y a de force ni de puissance qu’en Allah. ِ حَﻼَﻔْﻟا َ ىلَﻋ ﱠ ﻲَﺣ ِ حَﻼَﻔْﻟا َ ىلَﻋ ﱠ ﻲَﺣ Accourez vers le succès. Accourez vers le succès. Elles répétèrent encore une fois le même dhikr : ﻪﱠﻠﻟﺎِﺑ ﱠ ﻻِإ َ ةﱠﻮُﻗ ﻻَو َ لْﻮَﺣ ﻻ Il n’y a de force ni de puissance qu’en Allah. ُ ﺮَﺒْﻛَأ ُ ﱠ ﷲ ،ُﺮَﺒْﻛَأ ُ ﱠ ﷲ Allah est le Plus Grand, Allah est le Plus Grand. ُ ﱠ ﷲ ﱠ ﻻِإ َ ﻪٰﻟِإ ﻻ Nulle divinité n’est digne d’adoration si ce n’est Allah. 005
Un léger silence retomba, empreint de sérénité. Alors la maman leva ses mains et prononça : « اً َّ َ ُ ِ ت، آِ َ ِ اَ ْلا ِ ةاَ َّ الَو ،ِ َّ اَّ ال ِ ةَوْ َّ ال ِ هِ َ َّ بَر َّ ُ َّ الُ َ ْ َ َو يِ َّلا اًدوُ ْ َ اً اَ َ ُ ْ َ ْ اَ و ،َ َ يِ َ ْلاَو َ َ يِ َوْلا » « Ô Allah, Seigneur de cet appel parfait et de la prière qui va être accomplie, accorde à Muhammad l’intercession et la prééminence, et ressuscite-le à la station louable que Tu lui as promise. » 005
UNE ASSISE DU SOIRUNE ASSISE DU SOIR ENTRE AMISENTRE AMIS UNE ASSISE DU SOIR ENTRE AMIS Ceux qui ont cru, et dont les cœurs se tranquillisent à l'évocation d'Allah. N'est ce point par l'évocation d'Allah que se tranquillisent les cœurs ?
A cette heure-ci, de petits cercles de jeunes qui discutaient à voix basse commençaient à se former. Ouneys avait pris l’habitude de retrouver ses amis chaque soir. Ils s’asseyaient ensemble, adossés au muret, parlant de leur journée, se rappelant mutuellement de rester dans le bien. C’était devenu leur rendez-vous quotidien, une amitié tissée dans le respect et le rappel d’Allah. Ce soir-là, alors qu’ils parlaient tranquillement, Rassân commença à évoquer leur voisin, connu pour sa curiosité excessive. — Franchement, vous avez vu comme il se mêle de tout… Entre la prière du Maghrib et celle de l‘‘Ishâ, la cour de la mosquée s’emplissait toujours d’un brouhaha léger : des fidèles qui échangeaient des salutations et des enfants qui jouaient sous la surveillance des plus âgés. 005Lis le texte, puis réponds aux questions : 01chapitre Une assise du soir entre amis
À peine eut-il prononcé ces mots qu’Ouneys l’interrompit. Son regard sérieux et sa voix ferme, dépassant son jeune âge de huit ans, lorsqu’il s’agissait de répéter les exhortations de son grand frère : — Tu l’aimes tellement que tu veux lui donner tes bonnes actions ? Un silence tomba. Rassân baissa aussitôt les yeux, gêné. Chacun comprit le rappel. Alors, presque d’une seule voix, ils murmurèrent : — Astaghfirullâh… Le sujet fut vite changé. Ils parlèrent alors de leurs cours du lendemain, et décidèrent de se retrouver plus tôt que d’habitude, afin de réviser ensemble et de s’entraider dans l’apprentissage. Soudain, on entendit des pas pressés. Souheyl surgit du fond de la mosquée, cour 005
courant vers eux : — Eh ! Vous m’avez oublié ! Je vous avais dit de m’attendre. Les garçons éclatèrent de rire. — Tu prends toujours trop de temps, Souheyl, on ne peut pas t’attendre tous les jours, lança l’un d’eux. Souheyl, un peu essoufflé, répondit avec sérieux : — Si vous connaissiez la récompense des prières surérogatoires après les obligatoires, vous ne les auriez jamais délaissées… Les garçons se turent, impressionnés par ses mots. Ouneys posa alors la main sur son épaule : — La prochaine fois, rappelle-nous, pour qu’on les prie avec toi. Ainsi, nous aurons tous la récompense en plus. Le cercle se referma dans une atmosphères 005
atmosphère de fraternité. Leurs voix se firent plus basses, et bientôt, le muedhin appela à la prière de l‘‘Ishâ. Chacun se leva, le cœur léger, heureux d’avoir des amis qui rappellent au bien. 005
UNE FIN DE JOURNÉEUNE FIN DE JOURNÉE HABITUELLEHABITUELLE UNE FIN DE JOURNÉE HABITUELLE Vous qui croyez ! Nourrissez-vous des aliments purs et sains que Nous vous avons attribués et montrez- vous reconnaissants envers Allah.
L’eau fraîche ruisselait sur leurs mains pendant qu’ils les lavaient soigneusement, impatients de commencer le repas. Ils s’installèrent ensuite autour du grand plateau. Devant chacun des cinq plus jeunes, il y avait une jolie tasse blanche gravée à leur prénom, avec leur couleur préférée. L’intérieur et la anse de la tasse étaient assortis à cette couleur. C’était un cadeau offert par leur tante maternelle Leyla : un souvenir que chacun chérissait. À l’intérieur, du lait chaud fumait encore doucement. Loujeyn, porta sa tasse à ses lèvres puis souffla 005Lis le texte, puis réponds aux questions : 01chapitre Un petit déjeuner en famille Avant de s’asseoir sur les tapis et les coussins, leur père les interpella, les enfants se dirigèrent tous vers le petit robinet installé dans un coin de la terrasse.
souffla pour le refroidir. — Qu’est-ce qu’on a dit, ma petite ? lui rappela la maman avec douceur. On ne souffle pas dans la nourriture. La fillette recula la tasse, un petit sourire gêné aux lèvres. Sur le plateau trônait aussi une grande assiette de salade de fruits d’été : des raisins, du melon, des pêches et des figues, tous découpés en morceaux. ‘Oumeyr, quatre ans, tendit la main gauche vers un morceau de melon. Le père, attrapa sa main et lui dit avec un grand sourire : — Main droite ! Le petit cacha aussitôt sa main gauche derrière son dos en faisant une grimace de “oups”, puis prit un morceau avec sa main droite. 005
Comme on le leur avait appris, chacun attrapait les fruits avec trois doigts. Les éclats de rire et les petites conversations rendaient ce moment encore plus agréable. Une fois le repas terminé, Khouzeymah, l’aîné, se leva et alla se laver les mains. — Je vous laisse, j’ai cours à la mosquée. Je reviens après la prière du Dhouhr, إن ﷲ ءﺎﺷ. Il descendit les escaliers, le pas décidé, le cœur léger après ce beau début de matinée passé en famille. En entrant dans sa chambre, il prit ses affaires pour la classe, prêt à commencer la suite de sa journée. 005
C’était l’heure de la prière de Dhouhr, et comme leur père travaillait et que Khouzeymah était en cours, c’était à lui de jouer le rôle du grand frère responsable. Sur le lit de Ousseyd, il posa un qamis gris clair soigneusement plié, accompagné d’un sarouel assorti. Pour ‘Oumeyr, un petit qamis beige et un pantalon léger attendaient sur la couverture. Il tapota doucement les habits pour chasser quelques plis, comme le faisait leur père. Puis il revint dans sa propre chambre. Avant d’ôter son tee-shirt, il murmura : « ﷲ ﻢﺴﺑ » Au nom d’Allah. Les rayons lumineux filtraient à travers les rideaux de la salle à manger. On entendait au loin le cri des pigeons sur les toits. ‘Ouneys allait d’une chambre à l’autre, préparant les vêtements pour ses deux petits frères. 005Lis le texte, puis réponds aux questions : 01chapitre Les enfants prennent le chemin
Il retira d’abord son bras gauche, puis enfila son qamis blanc en commençant par la manche droite. Il se redressa, inspira l’odeur de tissu neuf, puis dit avec gratitude : « ﻦﻣ ﻪﻴﻨﻗورز بﻮﺜﻟا اﺬﻫ ﻲﻧﺎﺴﻛ يﺬﻟا ﻪﻠﻟ ﺪﻤﺤﻟا ةﻮﻗ ﻻو ﻲﻨﻣ لﻮﺣ ﺮﻴﻏ » Louange à Allah qui m’a vêtu de ce vêtement et me l’a accordé sans force ni puissance de ma part. Devant le miroir, il arrangea son col avec soin, puis passa une main sur ses cheveux pour discipliner quelques mèches rebelles. Il prit ensuite un flacon de Misk et en appliqua légèrement sur son cou et ses poignets. Lorsqu’il sortit, Ousseyd et ‘Oumeyr l’attendaient déjà. — Waouh, un qamis blanc ! s’écria le petit. Il est nouveau ? 005
— Oui, répondit Ouneys avec un sourire, avant de réciter l’invocation du nouveau vêtement. Ils marchèrent jusqu’à la porte d’entrée, mais la maman, qui revenait de la cuisine, fronça les sourcils. — ‘Oumeyr… qu’est-ce que c’est que cette tache sur ton pantalon ? Le petit se figea, baissa la tête et joua nerveusement avec ses doigts. — Je t’avais dit de ne pas manger avec tes habits de sortie… reprit-elle d’un ton ferme. Elle appela : — ‘Ouneyssah ! Va me chercher un sarouel pour ton petit frère. La voix de sa fille répondit de l’étage : — Oumi… ils sont tous à laver. Il en reste juste un dans son placard, mais… c’est un 5 ans, je ne sais pas si ça va lui aller. 005
— Apporte-le quand même, dit la maman en soupirant légèrement. Quelques secondes plus tard, ‘Ouneyssah descendit avec le petit sarouel. ‘Oumeyr partit dans la salle de bain pour le mettre. Il revint en trottinant, le sarouel un peu long aux chevilles. — Viens là, que je voie… dit-elle en le faisant tourner. Elle replia soigneusement le bas du tissu pour qu’il tombe juste au-dessus des chevilles. — Parfait. Allez, partez à la mosquée, restez sages et souvenez-vous de pourquoi vous y allez. Les trois garçons s’approchèrent, embrassèrent leur maman, lui passèrent le salâm, puis Ouneys ouvrit la porte et ils la franchirent, le visage illuminé par la lumière de la foi. 005
