DOSSIER BOPOT BLOC 4

BLOC 4PURPLE CAMPUS NARBONNE STÉPHANIE, SULIVAN, CLÉMENT & ORNELLA9 JUILLET 2026Mesurer et optimiser la performance commerciale et marketingACIERMAX Projet BOPOT CERTIFICATION MPC — RNCP 38286 Manager du Marketing et de la Performance Commerciale — BAC+5

Sommaire INTRODUCTION .......................................................................Page 3 MISSION 1 : ÉTUDE DE MARCHÉ ET CIBLAGE STRATÉGIQUE ......... Page 4 1.1. Grille de scoring et hiérarchisation des marchés 1.2. Cycle de vente et faisabilité de l'objectif à M8 1.3. Recommandations stratégiques à la direction MISSION 2 : PLAN DE PROSPECTION COMMERCIALE ................. Page 8 2.1. Plan opérationnel sur 6 mois (Cibles et séquencement) 2.2. Partenariats, réseaux et structure de prix MISSION 3 : OUTILS DE PILOTAGE & KPIS .................................Page 12 3.1. Sélection et justification des indicateurs de performance 3.2. Dispositif d'alerte et gestion des risques 3.3. Architecture de reporting et comité de pilotage 3.4. Solutions techniques (CRM, IA, DAM) MISSION 4 : SCÉNARIO DÉGRADÉ ET ACTIONS CORRECTIVES.....Page 17 4.1. Diagnostic de la sous-performance 4.2. Analyse des scénarios et plan d'action de pivot MISSION 5 : PERFORMANCE RESPONSABLE ET CONFORMITÉ.....Page 21 5.1. Indicateurs RSE et valorisation loi AGEC 5.2. Conformité RGPD et plan de remédiation CONCLUSION........................................................................ Page 24 ANNEXES ............................................................................. Page 25 Rétroplanning de prospection sur 6 mois (GANTT) Tableau de bord KPI Grille tarifaire avec option de location à la journée/semaine Fiche de calcul de marge avec seuil de prix plancher Persona et outils CRM Discours de relance devis Gestion des risques et décisions et plan de contingence RETEX (Retour d'expérience) Collecte des données

Stéphanie, Sulivan, Clément et Ornella, l’équipe projet, sont heureux de vous présenter les résultats de notre mission de conseil stratégique et opérationnel pour le lancement du projet BOPOT au sein de la société ACIERMAX. Dans le cadre de la certification Manager du Marketing et de la Performance Commerciale (RNCP 38286), nous avons été mandatés pour structurer le déploiement commercial de cette innovation éco-conçue. Le défi est de taille : transformer une vision entrepreneuriale intuitive en une machine commerciale performante, capable d’atteindre un objectif de 150 modules par mois dès le huitième mois, tout en respectant une enveloppe budgétaire contrainte de 35 000 € sur un an. Ce dossier détaille notre analyse transversale, articulée autour de cinq missions stratégiques : 1.L’étude de marché et le ciblage stratégique pour identifier les segments les plus prometteurs. 2.Le plan de prospection pour structurer l’action commerciale sur 6 mois. 3.Le pilotage de la performance, par la définition de KPIs actionnables et le choix d'outils techniques adaptés. 4.Le diagnostic correctif face aux aléas de terrain pour assurer la résilience du projet. 5.La conformité et la performance responsable, pour ancrer BOPOT dans une démarche RSE et RGPD crédible. Nous avons abordé ce travail avec une posture de consultants pragmatiques, visant non seulement à répondre aux exigences de la direction, mais surtout à garantir la viabilité économique du projet dans un environnement concurrentiel exigeant. CONTEXTE DE LA MISSION ET CADRE DE TRAVAIL Cette page synthétise les paramètres fondamentaux et les contraintes opérationnelles qui ont guidé l'intégralité de nos recommandations. 1. Objectifs stratégiques Produit : BOPOT (stand modulaire éco-conçu). Objectif chiffré : 150 modules/mois à partir du 8e mois. Enveloppe budgétaire : 35 000 € alloués pour les 12 premiers mois (marketing et commercial). Rentabilité : Marge brute cible fixée par la DAF à un minimum de 40 %. 2. Contraintes opérationnelles Ressources : Force commerciale B2B industrielle sans expérience grand public ; pas d'outil CRM ou de base de données initiale. Capacité : Goulot d'étranglement à l'assemblage (250 modules/mois max). Délai : Première vente attendue dans les 6 mois suivant la validation du plan. 3. Écosystème des parties prenantes Notre stratégie a été construite en arbitrant entre les positions des acteurs clés d'ACIERMAX : Direction (Karim Benghanem) : Besoin de vision et d'impulsion. Finances (Sylvie Autran) : Exigence de rentabilité et de pilotage par les données. Commerce (Thierry Marchais) : Résistance au changement et nécessité d'accompagner la transition métier. Opérations/Qualité (Mathilde Coulon, Franck Nguyen, Julie Ferrand) : Besoin d'outils, de standards et de conformité. Ce dossier répond aux attentes de ce cahier des charges en croisant les données chiffrées du projet avec une analyse contextuelle rigoureuse. Introduction

Critères % Pondération Justification au regard des contraintes ACIERMAX Rapidité d'accès au seuil de rentabilité 25% La DAF exige 150 modules/mois dès le mois 8. Un marché à cycle de vente long (appel d'offres) ne peut produire de CA avant ce délai, quelle que soit sa taille. Adéquation avec les compétences commerciales existantes 20% La force commerciale (Mathilde Coulon, Nicolas Berton) est formée au B2B industriel, sans expérience grand public ni collectivités. Un marché trop éloigné de ce savoir-faire allonge le coût d'acquisition client. Coût d'accès au marché 20% Le budget marketing et commercial total est plafonné à 35 000 € sur 12 mois. Un marché exigeant une notoriété de marque à construire de zéro (marché D) consomme une part disproportionnée de cette enveloppe car il nécessite une forte image de marque. Compatibilité avec la capacité de production 15% La capacité disponible est de 250 modules/mois (goulot assemblage). Un marché aux commandes massives et standardisées (grands comptes logistiques) expose à un risque de rupture ou une difficulté à honorer les commandes Potentiel du marché (rentabilité, CA) 10% Cibler les marchés au plus haut potentiel de rentabilité, par exemple le secteur de l'événementiel avec 11 milliard de CA en 2025, les marchés ayant une faible nécessité d’investissement au départ Alignement avec l'argument RSE / éco- conception de BOPOT 10% 78 % de matière recyclée et 100 % de recyclabilité sont des atouts différenciants mais seulement monétisables sur certains marchés (achat public) ce critère pèse moins que les critères de rentabilité à court terme, sans être négligé. Critère (pondération) A — Collectivités B — Logistique C — Événementiel D — Distribution Rapidité d'accès au seuil de rentabilité (25%) 2/10 4/10 10/10 6/10 Adéquation avec les compétences commerciales existantes (20%) 4/10 6/10 6/10 6/10 Coût d'accès au marché (15%) 4/10 6/10 8/10 6/10 Compatibilité avec la capacité de production (15%) 6/10 4/10 8/10 8/10 Potentiel du marché (rentabilité, CA) (15%) 6/10 8/10 8/10 6/10 Alignement avec l'argument RSE / éco-conception de BOPOT (10%) 10/10 6/10 6/10 4/10 SCORE PONDÉRÉ /60 4.7 5.5 7.9 6.1 Mission 1 Étude de marché et ciblage stratégique Karim Benghanem a identifié quatre marchés potentiels pour BOPOT : collectivités locales (A), logistique/e- commerce (B), événementiel B2B (C) et distribution spécialisée (D). La force commerciale est exclusivement B2B industriel. Le budget de lancement est de 35 000 € sur 12 mois. Question 1.1 — Grille de scoring et hiérarchisation des quatre marchés 1.1.1 — Choix des critères Afin d’évaluer les 4 marchés via un tableau de scoring il est important de bien choisir les critères d'évaluations en fonction des contraintes d’ACIERMAX 1.1.2 — Notation des quatre marchés

Le marché C (événementiel) se détache nettement (7,9/10) et constitue le marché prioritaire. Il combine un cycle de décision compatible avec l'objectif des 6 mois, une clientèle B2B (agences événementielles, régies salon, grandes entreprises exposantes) plus proche de la culture commerciale d'ACIERMAX que les collectivités ou le grand public, et un avantage produit directement valorisable (personnalisation rapide par marquage laser, robustesse au transport). Le marché D (distribution spécialisée) est positionné en second marché à instruire en parallèle (score 6.1/10). Ce choix s'explique par l'adéquation forte entre le positionnement esthétique de BOPOT (acier brut/industriel, tendance affirmée dans le design intérieur selon le dossier) et les circuits de distributeurs spécialisés et architectes d'intérieur, à condition de cibler en priorité des distributeurs régionaux déjà présents dans la zone de chalandise d'ACIERMAX plutôt que de viser une couverture nationale d'emblée, ce qui limiterait le coût de construction de notoriété. Confrontation à la position de Thierry Marchais (« c'est un autre métier ») Son objection est partiellement recevable : l'événementiel B2B et la distribution spécialisée impliquent effectivement des codes différents de la vente industrielle (relation projet courte et image de marque pour C, logique de réseau de prescripteurs et d'architectes pour D). Elle n'est en revanche pas un argument suffisant pour écarter ces marchés : les interlocuteurs restent des professionnels (agences, distributeurs, architectes), ce qui limite l'écart culturel par rapport à un marché grand public. L'intégration de cette objection dans la stratégie d'entrée passe par trois leviers : Confier le pilotage du marché C à Mathilde Coulon, déjà demandeuse d'outils et plus à l'aise avec une clientèle orientée image de marque, et le marché D à Nicolas Berton en s'appuyant sur sa connaissance du tissu régional Grand Est. Construire un argumentaire de vente court et standardisé (fiche produit, grille de devis) pour réduire la dépendance à l'expertise commerciale que demande la vente industrielle classique. Prévoir un accompagnement formation de 2 à 3 jours sur les codes de la vente événementielle et de la distribution spécialisée avant le démarrage de la prospection, plutôt que de mobiliser Thierry Marchais lui-même sur ces segments. Marché Cycle de vente estimé Justification (données du dossier) A — Collectivités 6 à 18 mois Circuits de décision par appel d'offres public « processus longs (6 à 18 mois) » ; le verbatim du responsable achats confirme l'exigence de référence client et de certification NF avant toute commande. B — Logistique 3 à 6 mois Pas de cycle officiel chiffré, mais le verbatim du directeur logistique évoque une exigence de livraison sous 5 jours et un changement de configuration 2-3 fois/an : la décision d'achat suit un cycle de qualification fournisseur (test, validation technique sur le poids/ergonomie) avant intégration C — Événementiel B2B 1 à 3 mois « Cycle de décision : rapide pour tests (1 à 3 mois) ». Confirmé par le verbatim de la directrice artistique, qui exprime un besoin immédiat (« on cherche exactement ça »), sous réserve du prix et d'une option de location. D — Distribution spécialisée 3 à 6 mois Estimation déduite de la barrière à l'entrée signalée (« notoriété de marque nulle, investissement communication significatif requis »). Ce délai est toutefois nettement raccourci si la prospection cible en priorité des distributeurs et architectes d'intérieur régionaux déjà accessibles via le réseau professionnel d'ACIERMAX, plutôt qu'une distribution nationale qui exigerait de construire une notoriété de marque. Mission 1 Étude de marché et ciblage stratégique 1.1.3 — Marché prioritaire et confrontation à l'objection de Thierry Marchais Question 1.2 — Cycle de vente et faisabilité de l'objectif à M8 1.2.1 — Estimation du cycle de vente par marché

Rang Recommandation Responsable Indicateur de suivi 1 Concentrer l'effort commercial des 3 premiers mois sur le marché C (événementiel B2B) et y affecter en priorité Mathilde Coulon Mathilde Coulon Nombre de prospects qualifiés contactés / semaine sur le marché C 2 Construire un argumentaire de vente et un support visuel minimal (fiches produit, photos professionnelles) avant tout déploiement commercial à grande échelle Karim Benghanem (validation) / Responsable marketing et communication Date de livraison des supports à M2 3 Engager dès le mois 1 une démarche de certification/référence (NF, retours d'usage documentés) pour ouvrir à moyen terme le marché A sans attendre que BOPOT soit mature Julie Ferrand (qualité) Nombre de certifications validés / trimestre Si la prospection démarre au mois 1, un marché ne peut générer ses premières ventes avant le mois 6 que si son cycle de vente minimal est inférieur ou égal à 5 mois. 1. Marché A (6 à 18 mois) : même dans l'hypothèse la plus favorable (6 mois), la signature interviendrait au mois 7 au plus tôt, donc après l'objectif. Ce marché est hors délai. 2. Marché B (3 à 6 mois) : une vente est envisageable entre le mois 4 et le mois 7 selon les cas. Le marché B est compatible avec l'objectif des 6 mois. 3. Marché C (1 à 3 mois) : des ventes sont possibles dès le mois 2, avec une marge de sécurité confortable avant le mois 6. C'est le marché dont la fourchette complète est la plus compatible avec l'objectif. 4. Marché D (3 à 6 mois en ciblage régional) : une vente est envisageable entre le mois 4 et le mois 7, à condition de cibler en priorité des distributeurs et architectes déjà accessibles via le réseau existant. Sur sa fourchette basse, ce marché est donc compatible avec l'objectif des 6 mois. Conclusion: le marché C reste le seul dont la fourchette complète est compatible avec l'objectif des 6 mois sans condition. Le marché D peut également y contribuer, mais uniquement si la prospection est volontairement restreinte à un périmètre régional resserré dès le départ — une condition à vérifier en continu. Étude de marché et ciblage stratégique 1.2.2 Raisonnement chiffré : quel(s) marché(s) permettent des ventes avant le mois 6 ? 1.2.3 Que recommander si aucun marché ne permet d'atteindre 150 mod/mois à M8 avec 35 k€ ? L'analyse des cycles de vente et des budgets disponibles suggère un risque réel que l'objectif de 150 modules/mois dès le mois 8 ne soit pas atteint sur la base du seul marché C, dont la taille et le panier moyen par client restent inconnus (aucune donnée de volume par client n'existe) La recommandation à Karim Benghanem est la suivante : ne pas sacrifier la rentabilité unitaire pour atteindre un volume artificiel, mais proposer un scénario alternatif en deux temps. un objectif intermédiaire (par exemple 80 à 100 modules/mois à M8, avec un objectif de 150 modules/mois repoussé à M11-M12) avec une diversification sur le marché D (distribution spécialisée, ciblage régional) en parallèle du marché C dès le mois 3, pour ne pas dépendre d'un seul segment. Condition de validation par Sylvie Autran : Ce scénario alternatif ne pourrait être validé par la DAF qu'à la condition de présenter un plan de trésorerie montrant que le report de l'objectif ne consomme pas plus que l'enveloppe de 35 000 € sur les 12 mois, et qu'un point de bascule est fixé à une échéance intermédiaire avec un seuil minimal de prospects qualifiés en dessous duquel le projet est examiné avant d'engager la suite du budget. Question 1.3 — Recommandations stratégiques à la direction 1.3.1 — Trois recommandations hiérarchisées Mission 1

Condition de succès non remplie (verbatims terrain) Action concrète sous 3 mois Absence de supports visuels et d'identité de marque — verbatim de Mathilde Coulon : « il faut que le produit soit beau [...] une plaquette de présentation digne de ce nom, des photos professionnelles, une identité de marque. Pour l'instant on a rien de tout ça. » Faire réaliser, sous 6 semaines, une séance photo professionnelle des prototypes en situation (stand monté) et une plaquette de présentation d'une page, budgétée sur l'enveloppe communication des 35 000 €. Sensibilité prix forte du segment événementiel et demande de location plutôt que d'achat — verbatim de la directrice artistique : « la question c'est le prix [...] il faudrait qu'on puisse le louer, pas forcément l'acheter. » Construire une grille tarifaire incluant une option de location à la journée/semaine pour les stands, testée auprès de 3 agences événementielles identifiées par Nicolas Berton. Étude de marché et ciblage stratégique 1.3.2 — Conditions de succès non remplies sur le marché prioritaire (C) et actions associées Mission 1

Cible Profil précis Argumentaire de ciblage 1: Régies et agences événementielles parisiennes Directeurs/directrices artistiques ou de production, agences de 2 à 10 M€ de CA, Île-de- France Profil issu du verbatim recueilli (directrice artistique, agence CA 4,2 M€), qui exprime un besoin explicite et immédiat pour des stands modulables durables. Le marché événementiel B2B français est valorisé à 11 milliards d'euros avec un rebond post COVID confirmé, ce qui assure une taille de marché suffisante pour amorcer le volume recherché sans dépendre d'un client unique. 2 : Régies de salons professionnels en région (Grand Est, Rhône-Alpes) Responsables logistique stand / exploitants de parcs d'exposition, zone de proximité géographique d'ACIERMAX (Lyon, Strasbourg) Proximité géographique avec le site de Villeurbanne et la zone de couverture de Nicolas Berton (Grand Est), ce qui réduit les coûts de déplacement commercial. 3: Distributeurs spécialisés et architectes d'intérieur régionaux (Auvergne Rhône-Alpes) Distributeurs de mobilier design/industriel et architectes d'intérieur indépendants spécialisés espaces de travail, zone Lyon et périphérie Profil issu du verbatim de l'architecte d'intérieur, qui valide l'intérêt esthétique du style industriel mais réclame des mises en scène visuelles abouties. Le ciblage régional limite la contrainte liée à la notoriété étant identifié comme une barrière, il est donc pertinent de s'appuyer sur la proximité géographique avec le site de Villeurbanne pour faciliter les rendez-vous physiques et les démonstrations produits. Cible Canaux retenus et séquencement Justification du choix de canal Cible 1 (agences IDF) M1-M2 : repérage et qualification via LinkedIn + annuaires unimev. M2-M3 : prise de contact par e-mail personnalisé + appel de qualification. M3-M4 : rendez-vous physique avec support visuel (photos, échantillon). Le cycle de décision court (1-3 mois) impose un démarchage direct et rapide plutôt qu'une approche évènementielle lente ; LinkedIn permet d'identifier les bons interlocuteurs (direction artistique/production) sans base de données existante. Cible 2 (régies salons) M1 : participation au salon de Strasbourg identifié par Nicolas Berton (2 jours, 500 €) pour générer du contact direct. M2-M3 : relance téléphonique des contacts collectés, démonstration sur site si possible. Les salons sont cohérent avec les habitudes d'achat du secteur événementiel (la confiance se construit par démonstration physique du produit) et peut se transformer en une opportunité, limitant le coût d'acquisition. Cible 3 (distributeurs/architectes régionaux) M2-M3 : identification d'une base de leads de 5 à 8 distributeurs et architectes régionaux. M3- M5 : prise de contact directe avec support visuel et proposition de mise en dépôt-test limitée. M5-M6 : suivi et ajustement selon les retours. Le verbatim de l'architecte d'intérieur souligne le besoin de mises en scène visuelles avant toute décision : il est donc nécessaire de privilégier la démonstration physique et le contact direct plutôt qu'un démarchage à distance, jugé insuffisant pour ce type d'interlocuteur. Plan de prospection commerciale 2.1.1 — Trois cibles commerciales prioritaires ACIERMAX n'a aucune expérience de prospection sur les marchés identifiés pour BOPOT. Les deux commerciaux (Mathilde Coulon et Nicolas Berton) sont formés à la vente B2B industrielle sur des produits sur mesure. Actuellement, la société ne dispose pas de : CRM, argumentaire adapté, ni de base de prospects. Le budget alloué est de 35 000 € pour la partie marketing et commerciale sur la première année. Question 2.1 — Plan de prospection opérationnel sur 6 mois Les deux premières cibles portent sur le marché C (événementiel), le marché prioritaire selon la grille de scoring de la Mission 1. La troisième cible est portée sur le marché D (distribution spécialisée), positionné en second marché, en se limitant volontairement à un périmètre régional pour respecter l’objectif du seuil de rentabilité. 2.1.2 — Stratégie de prospection multicanale par cible Mission 2

Action Canal Cible Responsable Fréquence Budget estimé Création support visuel (photos + plaquette) Production de contenu Toutes cibles Mathilde Coulon (pilotage) + Responsable marketing et communication Ponctuel (M1) 3 500 € Prospection LinkedIn + e mailing qualifié Digital direct Cible 1 Mathilde Coulon Hebdomadair e 500 € (outils) Participation salon Strasbourg Salon professionnel Cible 2 Nicolas Berton Ponctuel (M1-M2) 500 € Déplacements commerciaux RDV physiques Visite terrain Cibles 1, 2 et 3 Mathilde Coulon / Nicolas Berton Mensuel 3 400 € (6 mois) Prospection et mise en dépôt-test distributeurs régionaux Visite terrain + échantillon Cible 3 Nicolas Berton Mensuel (M2-M6) 900 € Fiche produit + grille de devis standardisée Outil commercial Toutes cibles Mathilde Coulon Ponctuel (M1) 800 € TOTAL 6 PREMIERS MOIS 9 600 € Partenaire / réseau Modèle relationnel envisagé Impact sur la structure de prix Distributeurs spécialisés mobilier événementiel/retail Modèle de revente avec marge du distributeur intégrée : ACIERMAX vend au distributeur, qui revend au client final. Le distributeur applique une remise de 35 à 40 % sur le prix public, ramenant le prix de cession ACIERMAX à 38-48 € HT au lieu de 55-75 € HT en direct, ce qui réduit la marge unitaire mais élargit la couverture commerciale sans recrutement supplémentaire. Unimev (réseau professionnel de l'événementiel) et régies de salons Modèle de prescription / référencement : présence sur les supports du réseau, mise en relation avec les adhérents (agences, régies). Pas d'impact direct sur le prix de vente, mais réduction du coût d'acquisition client (le réseau joue un rôle de confiance), ce qui améliore indirectement la marge nette en diminuant les dépenses de prospection. Indicateur Vente via distributeur (42 € HT) Vente directe (65 € HT) Prix de vente unitaire 42,00 € 65,00 € Coût de revient (série 500 u/mois) 23,50 € 23,50 € Marge brute unitaire 18,50 € 41,50 € Taux de marge brute 44% 63,8% Plan de prospection commerciale 2.1.3 — Tableau de planification budgétaire (6 premiers mois) Mission 2 Le total engagé sur les 6 premiers mois (9 600 €) reste largement sous le plafond de 35 000 € annuel, laissant une réserve de 25 400 € pour les 6 mois suivants (montée en puissance commerciale sur les deux marchés, ajustement de la stratégie selon les premiers résultats, et marge de sécurité demandée par la DAF). 2.2.1 — Deux partenaires ou réseaux identifiés Question 2.2 — Partenariats, réseaux et structure de prix 2.2.2 — Calcul comparatif de marge : vente distributeur vs vente directe Écart : la vente directe génère 23 € de marge unitaire supplémentaire par module.

Plan de prospection commerciale 2.2.3 — Conclusion sur le modèle de distribution à privilégier en phase de lancement Mission 2 Si le canal distributeur élargit la couverture commerciale sans effort de prospection direct, il prélève une part significative de la marge (44,0 % contre 63,8 % en direct), alors même que la marge cible fixée par la DAF est de 40 % minimum. Un seuil que le canal distributeur respecte. En phase de lancement, alors que les volumes sont encore faibles et la marge doit financer l'apprentissage commercial et les ajustements produit, la vente directe doit être privilégiée, y compris sur le marché D : la cible 3 retenue en 2.1.1 est volontairement construite sur un modèle de mise en dépôt-test en vente directe avec les distributeurs et architectes régionaux, et non sur une cession en gros à marge dégradée. Le recours à un modèle de revente classique avec remise distributeur ne sera envisagé qu'une fois la preuve de concept faite sur un volume suffisant, pour démultiplier ensuite la couverture du marché D sans alourdir la structure commerciale interne. 2.2.4 — Évaluation de l'opportunité du salon de Strasbourg (Nicolas Berton) Le salon représente un investissement de 500 € sur 2 jours. Les indicateurs de mesure du ROI sont : 1: le nombre de contacts qualifiés collectés (avec consentement RGPD), 2: le nombre de devis envoyés dans les 30 jours suivant le salon, 3: le taux de transformation de ces devis en commande sur les 3 mois suivants. Seuil de résultat minimum justifiant l'investissement Avec un coût de revient de 23,50 € et un prix de vente direct moyen de 65 € HT, la marge unitaire est de 41,50 €. Pour couvrir le seul coût de participation (500 €), il suffit théoriquement de vendre 13 modules (500 / 41,50 ≈ 12,05, arrondi à 13). Compte tenu du temps commercial mobilisé (2 jours de présence + préparation), un seuil de rentabilité réaliste et exigeant est fixé à 25 modules vendus dans les 3 mois suivant le salon, ce qui couvre largement le coût direct et valorise le temps investi. En-dessous de ce seuil, la participation à ce type de salon devra être réévaluée pour les éditions suivantes.

KPI Formule de calcul Responsable / fréquence Seuil d'alerte justifié Volume de modules vendus / mois Somme des modules facturés sur le mois Thierry Marchais — mensuel < 75 modules/mois après M4 (soit 50 % de l'objectif des 150/mois à M8) : à ce rythme de progression, l'objectif M8 ne peut plus être atteint sans accélération forte, justifiant une réunion de crise. Taux de transformation devis → vente (Nombre de ventes signées / nombre de devis émis) × 100 Mathilde Coulon & Nicolas Berton — mensuel < 10 % : en dessous de ce seuil, le volume de devis nécessaire pour atteindre 150 ventes/mois deviendrait supérieur à 1 500 devis/mois, un volume hors de portée d'une équipe de 2 commerciaux — signal d'un problème de ciblage ou d'argumentaire, pas seulement de volume d'activité. Nombre de prospects actifs en cours de cycle Comptage des prospects en statut « en cours » dans le suivi commercial Mathilde Coulon & Nicolas Berton — hebdomadaire < 50 prospects actifs à M3 : avec un cycle de vente moyen de 1 à 3 mois sur le marché C et un taux de transformation cible de 15 %, il faut un flux entrant constant pour soutenir la montée en volume ; un stock trop faible annonce un creux de ventes à 2-3 mois. KPI Formule de calcul Responsable / fréquence Seuil d'alerte justifié Taux de marge brute réalisée (Prix de vente moyen − coût de revient) / prix de vente moyen × 100 Sylvie Autran — mensuel < 38 % : seuil fixé légèrement sous l'objectif DAF de 40 % pour tolérer une variation conjoncturelle normale (mix de canaux), mais déclenchant une alerte si la baisse est durable, car chaque point perdu sous 40 % réduit directement la capacité à financer le budget marketing sur la durée. Consommation du budget marketing (taux d'engagement) (Dépenses marketing cumulées / 35 000 €) × 100, comparé au % du temps écoulé sur les 12 mois Sylvie Autran — mensuel Écart de plus de 15 points entre le % de budget consommé et le % de temps écoulé (ex. 50 % du budget consommé à M4, qui représente 33 % du temps) : signale un rythme de dépense non soutenable sur 12 mois. Coût d'acquisition client (CAC) Dépenses commerciales et marketing cumulées / nombre de clients ayant signé une première commande Sylvie Autran (calcul) / Thierry Marchais (action) — mensuel CAC > marge brute unitaire générée sur la première commande type : si le coût pour acquérir un client dépasse ce qu'il rapporte en marge sur sa première commande, le modèle économique de prospection n'est pas viable sans fidélisation forte — signal à vérifier dès que le CAC dépasse 35 € par client (proche de la marge unitaire en direct). Outils de pilotage, KPIs et solutions techniques 3.1.1 — Les 6 KPIs retenus, avec calcul, responsable, fréquence et seuil d'alerte « Je ne veux pas un tableau de bord qui me donne l'illusion de maîtrise. Je veux un outil qui me dise quand il faut réagir et pourquoi. » — Sylvie Autran. ACIERMAX n'a actuellement aucun outil structuré de pilotage commercial. Les commerciaux travaillent avec Excel et des carnets. Question 3.1 — Sélection et justification de 6 KPIs Mission 3 KPIS Commerciaux KPIS Financiers

KPI exclu Raisonnement d'exclusion Notoriété de marque (ex. mentions presse, recherches Google) Indicateur séduisant « naturellement » pour un lancement produit, mais ACIERMAX n'a aucune notoriété de départ à mesurer hors de son secteur industriel historique (cf. partie 4.5 du dossier) et ne dispose d'aucun outil de veille ni de budget dédié à ce suivi. Le mesurer à ce stade produirait un chiffre non actionnable, consommant du temps sans éclairer une décision. Taux de satisfaction client (NPS ou équivalent) Pertinent à terme, mais à ce stade de lancement le volume de clients est trop faible (quelques dizaines au maximum sur les premiers mois) pour produire un score statistiquement significatif. Le mesurer prématurément génère un indicateur instable, plus susceptible d'induire de fausses alertes que d'éclairer une vraie tendance. En croisant les KPIs définis ci-dessus : le volume de 62 modules à M4 se situe nettement sous la trajectoire nécessaire pour atteindre 150 modules/mois à M8 (en extrapolation linéaire simple, l'écart au seuil d'alerte de 75 modules/mois est déjà franchi). Le taux de transformation de 8 % est inférieur au seuil d'alerte fixé à 10 %, ce qui indique que le problème n'est pas seulement un déficit d'activité commerciale mais une difficulté à convertir les contacts en ventes — donc potentiellement un problème de ciblage, de prix ou d'argumentaire plutôt qu'un simple déficit de prospection. Les 3 devis sans réponse depuis 45 jours, combinés au cycle de décision attendu de 1 à 3 mois sur le marché C, signalent des opportunités probablement perdues ou des prospects mal qualifiés en amont. Action immédiate recommandée à Thierry Marchais : Organiser sous 5 jours ouvrés un point de relance personnalisé sur les 3 devis en attente (et non un simple e- mail automatique), pour qualifier s'il s'agit d'un problème de prix, de timing ou de concurrent — et engager en parallèle une revue du ciblage des prospects entrés dans le pipeline depuis M1, en associant Mathilde Coulon, pour vérifier si le profil des prospects contactés correspond réellement au profil cible défini en Mission 2. Élément de calcul Valeur Chiffre d'affaires mensuel (160 modules × 65 € HT prix moyen) 10 400 € Marge brute totale (38 % du CA) 3 952 € Quote-part mensuelle du budget marketing (35 000 € / 12) 2 917 € Contribution nette mensuelle + 1 035 € 3.1.2 — Deux KPIs volontairement exclus Mission 3 3.1.3 — Analyse de la situation à 4 mois (62 modules vendus, taux de transformation 8 %, 3 devis sans réponse depuis 45 jours) 3.2.1 — Réponse à Sylvie Autran : 160 modules vendus, marge brute 38 % — gain ou perte ? Question 3.2 — Risques, conséquences et dispositif d'alerte On gagne de l'argent ce mois-ci, la contribution nette après déduction de la quote-part marketing s'élève à environ 1 035 €, ce qui reste positif. Mais le sujet n'est pas le résultat du mois isolé : un taux de marge de 38 % au lieu de 40 % représente un manque à gagner de 2 points sur chaque module vendu, soit environ 208 € ce mois-ci (10 400 € × 2 %). Si ce taux ne se redresse pas alors que le volume continue de croître, l'écart se creuse mécaniquement chaque mois et fragilise la capacité à financer le solde du budget marketing sur les mois restants. Il faut comprendre pourquoi la marge est sous l'objectif, mix de canaux, remises commerciales accordées, ou évolution du coût matière avant de considérer ce mois comme un succès. » Outils de pilotage, KPIs et solutions techniques

Risque Indicateur de mesure Seuils (vert / orange / rouge) Cycle de vente trop long Délai moyen de décision client (jours) Vert : ≤ 35 jours · Orange : 36-55 jours · Rouge : > 55 jours (au- delà, le cycle dépasse largement la fourchette annoncée du marché C et menace l'objectif M8) Incapacité de production Taux d'utilisation de la capacité d'assemblage (% de 250 modules/mois) Vert : ≤ 80 % · Orange : 81-95 % · Rouge : > 95 % (risque de rupture si la demande dépasse la capacité du goulot d'assemblage) Non-adoption du marché / mauvaise cible initiale Taux de transformation devis → vente (%) Vert : ≥ 15 % · Orange : 10-14 % · Rouge : < 10 % (seuil identique à celui fixé en 3.1.1, pour une cohérence globale du tableau de bord) Destinataire Fréquence Format 3 indicateurs maximum Karim Benghanem (PDG) Mensuelle Réunion courte (30 min) + synthèse 1 page Volume de modules vendus, marché principal alimenté, statut global (vert/orange/rouge) Sylvie Autran (DAF) Mensuelle (+ alerte immédiate si seuil franchi) Dashboard chiffré détaillé (e-mail + fichier) Taux de marge brute, consommation du budget marketing, contribution nette mensuelle Thierry Marchais (Dir. commercial) Hebdomadaire Point d'équipe court oral + tableau Excel partagé Volume de ventes, taux de transformation, nombre de devis en attente > 30 jours Mathilde Coulon & NicolasBerton (commerciaux) Hebdomadaire Tableau de suivi partagé (Excel ou CRM si déployé) Nombre de prospects actifs, rendez- vous pris, devis envoyés 3.2.2 — Système de scoring visuel des risques commerciaux Mission 3 Chaque destinataire reçoit un sous-ensemble d'indicateurs différent car son niveau de décision diffère : le PDG a besoin d'une vision stratégique synthétique pour arbitrer, la DAF a besoin du détail financier pour piloter la trésorerie, et les commerciaux ont besoin d'indicateurs d'activité immédiate pour ajuster leur travail au quotidien. Submerger chaque destinataire de l'ensemble des indicateurs disponibles irait à l'encontre de l'objectif affiché par Sylvie Autran : éviter l'illusion de maîtrise produite par un excès de données non hiérarchisées. Outils de pilotage, KPIs et solutions techniques Le dispositif proposé repose sur un code à trois niveaux (vert / orange / rouge), affiché sous forme de pastilles de couleur en tête de tableau de bord, avec un seuil chiffré explicite pour chaque risque, conformément à l'exigence de Sylvie Autran de disposer d'un outil qui indique « quand il faut réagir et pourquoi ». 3.3.1 — Périodicité et format du reporting par destinataire Question 3.3 — Architecture de reporting

Critère de sélection Justification Coût compatible avec l'enveloppe de 35 000 € Le CRM ne doit pas absorber une part disproportionnée du budget marketing/commercial ; une solution à moins de 50 €/mois/utilisateur est cohérente avec deux commerciaux utilisateurs. Simplicité d'usage sans formation technique lourde Les commerciaux travaillent actuellement avec Excel et des carnets ; un outil nécessitant une expertise IT décourageait l'adoption, en particulier de Thierry Marchais. Capacité à gérer plusieurs cycles de vente différents Les marchés A à D ont des cycles de vente très hétérogènes (1 à 18 mois) ; l'outil doit permettre de distinguer des pipelines différents par marché. Conformité RGPD Julie Ferrand est vigilante sur ce point ; l'outil doit permettre une gestion du consentement et un droit à l'oubli sans développement spécifique. Possibilité d'évolution vers l'intégration d'IA Pour anticiper les cas d'usage identifiés en 3.4.2 sans changer d'outil à moyen terme. 3.3.2 — Format de revue mensuelle du comité de pilotage BOPOT Mission 3 Outils de pilotage, KPIs et solutions techniques Durée : 45 minutes maximum, pour rester compatible avec une PME de 47 personnes sans culture de pilotage formalisée. Participants : Karim Benghanem, Sylvie Autran, Thierry Marchais, et un représentant commercial tournant (Mathilde Coulon ou Nicolas Berton selon le marché en focus du mois). 1.Ordre du jour : lecture du tableau de bord et du statut des seuils d'alerte — 10 min ; 2.Analyse des écarts significatifs du mois — 15 min ; 3.Décisions et arbitrages — 15 min ; 4.Plan d'action et responsabilités pour le mois suivant — 5 min. Livrables en sortie : un relevé de décisions d'une page, diffusé sous 48h à l'ensemble des parties prenantes, incluant les actions, leurs responsables et leurs échéances. Revue mensuelle BOPOT Question 3.4 — Solutions techniques : CRM, IA et DAM 3.4.1 — Solution CRM adaptée à ACIERMAX Plutôt que de nommer un outil unique de manière prescriptive, l'enjeu est de définir un cahier des charges fonctionnel réaliste compte tenu du budget et de la maturité digitale des équipes — un CRM simple (de type HubSpot CRM en version gratuite/starter, ou Pipedrive en version d'entrée de gamme) répondant aux 5 critères suivants : 3.4.2 — Plan d'accompagnement en 3 étapes pour Thierry Marchais Étape 1 (semaine 1-2) : ne pas imposer l'outil en premier lieu, mais lui présenter les données qu'il produit déjà aujourd'hui par d'autres moyens (carnets, Excel), pour montrer que le CRM reprend une logique qu'il maîtrise sans la complexifier. Étape 2 (semaine 3-4) : le faire participer à la configuration des champs et étapes du pipeline correspondant à son propre marché B2B industriel existant, pour qu'il s'approprie l'outil sur un terrain qu'il connaît avant de l'étendre à BOPOT. Étape 3 (mois 2) : désigner un « coach » interne — Mathilde Coulon, déjà demandeuse d'outils — pour un accompagnement informel de proximité, plutôt qu'une formation descendante perçue comme une contrainte supplémentaire.

Cas d'usage Bénéfice attendu Données nécessaires Limite / risque à surveiller Scoring automatique des prospects (lead scoring) Prioriser les relances commerciales sur les prospects les plus susceptibles de convertir, utile compte tenu du faible effectif commercial (2 personnes). Historique des interactions prospects (e-mails, devis, délais de réponse) dans le CRM. Avec un historique encore très réduit en phase de lancement, le scoring manquera de données d'entraînement fiables — à n'activer qu'après quelques mois de collecte, pas dès le lancement. Génération assistée de réponses standardisées (devis, relances, FAQ produit) Réduire le temps administratif des commerciaux pour le réorienter vers la prospection active, dans un contexte de ressources commerciales limitées. Argumentaire produit et grille tarifaire formalisés(cf. Mission 1 et 2). Risque de perte de personnalisation sur un marché événementiel où la relation et l'image comptent fortement (cf. verbatim de l'architecte d'intérieur sur le besoin de« vendre du rêve ») ; à garder comme aide à la rédaction, jamais comme réponse finale non relue. 3.4.3 — Deux cas d'usage de l'intelligence artificielle pour le pilotage commercial Mission 3 Outils de pilotage, KPIs et solutions techniques Un DAM est un outil de gestion centralisée des contenus visuels et documents marketing (photos, fiches produit, rendus 3D), permettant de les stocker, organiser, versionner et diffuser de façon cohérente à toutes les parties prenantes (commerciaux, distributeurs, agence de communication). Dans le contexte spécifique d'ACIERMAX, un DAM serait utile à terme : dès que les visuels professionnels recommandés en Mission 1 existeront, et que plusieurs canaux (marché C puis B et D) devront y accéder, l'absence d'outil centralisé créerait un risque de versions obsolètes ou incohérentes diffusées par des interlocuteurs différents. N'est-ce pas une priorité à ce stade ? Non. À ce stade du projet, ACIERMAX ne dispose même pas encore des contenus visuels eux mêmes (cf. constat de Mathilde Coulon : « pour l'instant on a rien de tout ça »). Investir dans un DAM avant d'avoir produit la matière à gérer serait un investissement prématuré, consommant une part du budget de 35 000 € sur un outil sans contenu à organiser. La priorité immédiate reste la production des visuels ; le DAM devient pertinent une fois ce premier chantier réalisé et le volume de contenus suffisant pour justifier un outil de gestion dédié, soit raisonnablement à partir du second semestre de lancement. 3.4.4 — Le DAM (Digital Asset Management) : utilité et priorité

Indicateur Objectif M6 Réalisé M6 Écart Modules vendus (mois en cours) 120 74 – 38 % Modules vendus (cumul 6 mois) — 312 — Taux de marge brute 40% 412% + 1,2 pt Budget marketing consommé 17 500 € 22 400 € 28% Nombre de prospects actifs 80 34 – 57 % Taux de transformation (devis vers vente) 15% 9% – 40 % Délai moyen de décision client 30 jours 67 jours 124% Marché principal alimenté à ce jour — Événementiel (C) — Cause Interne = endogène / externe = exogène Structurelle / conjoncturelle Élément du dossier ou du tableau de bord à l'appui Pipeline de prospects insuffisant (34 contre 80 attendus, soit -57 %) Endogène (interne) Conjoncturelle (corrigeable par un effort de prospection accru) Le déficit de prospects actifs est la cause la plus directement actionnable : sans flux d'entrée suffisant, le volume de ventes ne peut mécaniquement pas atteindre l'objectif, quel que soit le taux de transformation. Faible taux de transformation (9 % contre 15 % attendu) Endogène (interne) Structurelle si elle révèle un problème de ciblage ou d'argumentaire Le taux de transformation bien inférieur au seuil d'alerte (10 %, défini en Mission 3) suggère que les prospects contactés ne sont peut-être pas suffisamment qualifiés, ou que le déficit de supports visuels identifié en Mission 1 freine la conversion plutôt que le simple volume de contacts. Allongement du cycle de décision client (67 jours contre 30 attendus) Mixte : en partie exogène (comportement d'achat du marché), en partie endogène(maturité de l'offre) Conjoncturelle à ce stade, mais à surveiller dans la durée Cet écart dépasse largement la fourchette de 1 à 3 mois annoncée pour le marché C dans le dossier de contexte, ce qui doit interroger la qualité du ciblage initial ou la solidité de l'argumentaire face à des prospects hésitants. Mission 4 Scénario dégradé et actions correctives Nous sommes à la fin du 6ᵉ mois de lancement. Le tableau de bord affiche des signaux contradictoires : un volume très inférieur à l'objectif mais une marge brute supérieure à l'objectif. Question 4.1 — Diagnostic structuré de la sous-performance 4.1.1 — Trois causes principales de la sous-performance en volume Pour faciliter la lecture, endogène = cause interne, propre à ACIERMAX (donc sous notre contrôle direct) ; exogène = cause externe, liée au marché ou à l'environnement (donc hors de notre contrôle direct).

Hypothèse Réalité du dossier associée Comment la tester en 2 semaines H1 — Le prix constitue un frein non anticipé Le verbatim de la directrice artistique signalait déjà une forte sensibilité prix sur le marché événementiel depuis 2023. Relancer individuellement les 3 devis en attente (cf. Mission 3) en posant directement la question du prix, et comparer les retours à un échantillon de devis acceptés pour objectiver l'écart. H2 — L'absence d'option de location freine la décision La même directrice artistique demandait explicitement la possibilité de louer plutôt qu'acheter, option non encore mise en place selon le plan d'action de la Mission 1. Proposer en urgence une option de location test à 2-3 prospects en attente de décision et mesurer si celadébloque leur réponse sous 15 jours. H3 — Les prospects contactés ne sont pas les vrais décideurs Le dossier ne documente pas le niveau hiérarchique des contacts pris ; un cycle anormalement long peut signaler que l'interlocuteur doit lui-même convaincre une hiérarchie non identifiée en amont. Auditer les 34 prospects actifs avec Mathilde Coulon et Nicolas Berton pour vérifier la fonction exacte de chaque contact et identifier si un second niveau de décision a été omis dans la qualification. Mission 4 Scénario dégradé et actions correctives Nous sommes à la fin du 6ᵉ mois de lancement. ` Le tableau de bord affiche des signaux contradictoires : un volume très inférieur à l'objectif mais une marge brute supérieure à l'objectif. 4.1.2 — Trois hypothèses explicatives sur l'allongement du délai de décision (67 jours) On peut y ajouter le délai de relance devis ? 4.1.3 — Contre-argumentation d'une lecture optimiste de la marge à 41,2 % Une lecture rapide pourrait conclure que dépasser l'objectif de marge (41,2 % contre 40 %) est une bonne nouvelle sans réserve. Cette lecture doit être nuancée pour trois raisons. Premièrement, une marge élevée sur un volume très inférieur à l'objectif (74 contre 120 modules) peut simplement signifier que les ventes réalisées concernent les clients les plus faciles ou les commandes les plus rentables, sans préjuger de la capacité à maintenir ce niveau de marge en montant en volume sur des cibles plus diverses. Deuxièmement, un volume trop faible associé à une marge élevée peut masquer un sous- investissement commercial : si les commerciaux consacrent peu d'efforts à la prospection volumique et se concentrent sur quelques opportunités déjà mûres, la marge apparente ne reflète pas un vrai succès stratégique. Troisièmement, et c'est le point le plus structurant, le projet est évalué par la DAF sur un seuil de rentabilité en volume (150 modules/mois à M8), pas sur un taux de marge isolé : une excellente marge sur un volume insuffisant ne couvre pas les charges fixes ni le budget marketing engagé, déjà dépassé de 28 %, et ne garantit donc en rien la viabilité du projet à moyen terme.

Scénario Hypothèse de volume M7- M12 Marge brute appliquée Résultat cumulé M7- M12 1 — Maintien de la trajectoire actuelle 74 modules/mois constants (rythme actuel) 412% Contribution nette cumulée environ -710 € (CA mensuel 4 810 € x 41,2% = 1 982 € de marge brute, contre 2 100 €/mois de quote part marketing restante : déficit mensuel d'environ 118 €, soit -710 € sur 6 mois) 2 — Plan correctif ciblé Montée en charge progressive : 90, 110, 130, 150, 150, 150 modules/mois 40 % (objectif DAF) Contribution nette cumulée environ +7 680€ (détail mois par mois ci- dessous) 3 — Arrêt du projet 0 module supplémentaire vendu, aucune dépense marketing additionnelle Perte sèche correspondant aux coûts déjà engagés : -22 400 €, hors éventuels coûts de sortie non chiffrés (stocks de prototypes, communication d'arrêt aux prospects engagés) Mois Modules vendus CA (x65 €) Marge brute (40 %) Contribution nette (après quote-part marketing 2 100 €) M7 90 5 850 € 2 340 € + 240 € M8 110 7 150 € 2 860 € + 760 € M9 130 8 450 € 3 380 € + 1 280 € M10 150 9 750 € 3 900 € + 1 800 € M11 150 9 750 € 3 900 € + 1 800 € M12 150 9 750 € 3 900 € + 1 800 € TOTAL + 7 680 € Mission 4 Scénario dégradé et actions correctives Données de départ communes : budget marketing déjà consommé = 22 400 € sur 35 000 €, soit un solde disponible de 12 600 € sur les 6 mois restants (2 100 €/mois). Prix de vente moyen retenu pour la projection : 65 € HT, cohérent avec les données mobilisées en Mission 3. 4.2.1 — Projection financière M7-M12 sous trois scénarios Question 4.2 — Continue-t-on, on pivote ou on arrête ? Détail du scénario 2 — montée en charge mensuelle

Objection anticipée Réponse Le scénario 2 suppose une progression de 74 à 150 modules en seulement 4 mois — n'est ce pas trop optimiste ? L'hypothèse n'est pas une simple extrapolation de la tendance passée, mais le résultat attendu des actions correctives ciblées (renforcement du pipeline, correction du taux de transformation, traitement du délai de décision). Elle doit être considérée comme un objectif conditionné à la mise en œuvre effective du plan d'action ci-dessous, avec un point de contrôle intermédiaire à M9 : si la progression n'atteint pas au moins 110 modules à cette date, le scénario sera revu à la baisse sans attendre M12 Le budget marketing est déjà dépassé de 28 % à M6 — comment garantir qu'il ne sera pas à nouveau dépassé ? Le solde de 12 600 € sera désormais géré avec un suivi hebdomadaire et non plus mensuel, avec un seuil d'alerte fixé dès qu'un mois consomme plus de 2 100 € (la quote part théorique), pour éviter de reproduire le dépassement observé sur le premier semestre. Action Responsable Délai KPI de mesure (Mission 3) Audit et requalification des 34 prospects actifs (fonction du contact, niveau de décision réel) Mathilde Coulon & Nicolas Berton 2 semaines Nombre de prospects actifs requalifiés comme décideur confirmé Mise en place d'une option de location pour les stands événementiels Mathilde Coulon / Sylvie Autran (validation financière) 3 semaines Nombre de devis incluant l'option location envoyés Relance structurée des devis en attente de plus de 45 jours Thierry Marchais 1 semaine Taux de réponse obtenu sur les devis relancés Renforcement du volume de prospection (objectif : revenir à 80 prospects actifs) Mathilde Coulon & NicolasBerton 6 semaines Nombre de prospects actifs hebdomadaire Mission 4 Scénario dégradé et actions correctives La recommandation est de poursuivre le projet, mais en pivotant immédiatement le plan d'action, et non en maintenant la trajectoire actuelle. Le scénario 1 (maintien) conduit à une perte nette sur les 6 mois restants (-710 €) sans aucune perspective d'atteindre le seuil DAF, ce qui ne justifie pas de continuer à l'identique. Le scénario 3 (arrêt) acte une perte sèche immédiate de 22 400 € sans tenter de récupérer l'investissement déjà engagé, alors que les données disponibles (marge supérieure à l'objectif, premier marché identifié et validé commercialement) ne signalent pas un échec du concept produit, mais un déficit d'exécution commerciale corrigible. Le scénario 2 (plan correctif) est donc recommandé : il transforme la trajectoire en résultat positif (+7 680 € sur 6 mois) à condition de traiter sans délai les causes identifiées en 4.1. 4.2.2 — Recommandation finale tranchée à Sylvie Autran Recommandation Anticipation des deux principales objections de Sylvie Autran 4.2.3 — Plan d'actions correctives priorisées sur les 6 prochaines semaines

Indicateur RSE Méthode de calcul Fréquence / responsable Taux de matière recyclée intégrée Part en poids de chutes de production recyclées en interne dans la composition du module, actuellement mesurée à 78 % Annuelle / Franck Nguyen (production), avec vérification de Julie Ferrand Taux de recyclabilité en fin de vie Part du produit pouvant être recyclée après désassemblage, actuellement de 100 % du fait de la nature mono matériau acier du module Ponctuelle (à chaque évolution de gamme) / Julie Ferrand Intensité carbone liée à la production BOPOT Consommation électrique imputable à la ligne BOPOT (à isoler de la consommation totale ACIERMAX de 480 MWh/an) rapportée au nombre de modules produits Mensuelle / Franck Nguyen, en lien avec la DAF pour le suivi des coûts énergétiques associés Preuve à constituer Responsable chez ACIERMAX Traçabilité matière formalisée (origine et taux des chutes recyclées, documentée et auditable) Franck Nguyen (production), validé par Julie Ferrand (qualité) Affichage environnemental conforme aux exigences réglementaires applicables aux produits concernés Julie Ferrand Première référence client documentée (étude de cas chiffrée, même de petite taille) avant tout dépôt d'AO public Mathilde Coulon ou Nicolas Berton, en lien avec le premier client signé sur le marché C ou B Engagement vers une certification reconnue par les acheteurs publics (NF ou équivalent), même si le processus est encore en cours Julie Ferrand, en cohérence avec le renouvellement ISO 9001 déjà engagé Mission 5 Performance responsable et conformité Karim Benghanem veut que BOPOT soit reconnu pour sa démarche éco-responsable sans faire de greenwashing. Julie Ferrand alerte sur les risques RGPD. La loi AGEC impose des obligations aux acheteurs publics sur les produits issus de matières recyclées. 5.1.1 — Trois indicateurs extra-financiers mesurables Question 5.1 Intégrer les enjeux sociaux et environnementaux dans le pilotage 5.1.2 — Valoriser l'argument RSE auprès du marché A (collectivités) via la loi AGEC La loi AGEC impose depuis 2022 des obligations croissantes aux acheteurs publics sur les produits issus de matières recyclées, ce qui peut effectivement constituer un avantage concurrentiel de BOPOT dans les appels d'offres publics (MAPA). Mais le verbatim du responsable achats d'une communauté d'agglomération est explicite sur la condition préalable : « sans référence client ni certification NF, je ne peux pas le mettre dans un appel d'offres. » L'argument RSE seul ne suffit donc pas à débloquer ce marché. 5.1.3 — Réponse au journaliste : éco-conçu ou marketing vert ? BOPOT est fabriqué à partir de chutes de production recyclées en interne, qui représentent 78 % de la matière utilisée dans chaque module, et il est intégralement recyclable en fin de vie grâce à sa construction en acier seul, sans composants mixtes qui compliquerait le tri. Ces chiffres sont vérifiables et documentés. Nous ne prétendons pas que BOPOT règle à lui seul l'ensemble des enjeux environnementaux de notre secteur, mais il s'inscrit dans une démarche d'économie circulaire concrète, qui valorise une matière que nous produisions déjà en interne. L'argument à ne surtout pas avancer est une affirmation de neutralité carbone globale ou d'impact environnemental positif net, car aucune donnée du dossier ne permet de l'étayer (l'entreprise n'a, à ce stade, ni bilan carbone formalisé, ni étude de cycle de vie complète du produit). Avancer un tel argument non documenté exposerait directement ACIERMAX à une accusation fondée de greenwashing, précisément ce que Karim Benghanem souhaite éviter. Réponse conseillée à Mathilde Coulon

Manquement Conséquence concrète pour ACIERMAX Absence d'information des personnes sur la finalité de la collecte (pas de mention du démarchage commercial à venir) Les personnes n'ont pas pu consentir ou s'opposer en connaissance de cause ; en cas de plainte, la CNIL peut considérer le traitement comme déloyal, exposant ACIERMAX à une mise en demeure. Absence de base légale claire pour l'envoi de l'e-mail de prospection à l'ensemble de la liste Une carte de visite échangée lors d'un salon ne vaut pas consentement explicite à recevoir de la prospection commerciale ; l'envoi massif sans tri préalable peut être qualifié de prospection non sollicitée. Absence de procédure de gestion du droit d'opposition et de retrait du consentement Si une personne souhaite ne plus être contactée et qu'aucun mécanisme n'existe pour traiter cette demande, ACIERMAX s'expose à un manquement supplémentaire et durable, indépendant du salon initial. Mission 5 Performance responsable et conformité 5.2.1 — Manquements RGPD identifiés Question 5.2 — Conformité RGPD : collecte lors d'un salon professionnel 5.2.2 — Procédure de collecte conforme 1. À chaque échange de carte de visite, informer oralement la personne qu'ACIERMAX pourra la recontacter par e-mail pour lui présenter ses produits, et lui demander son accord verbal explicite avant de conserver la carte à cette fin. 2. Si l'accord est donné, noter sur la carte elle-même la mention accord prospection et la date. 3. Si la personne ne souhaite pas être contactée, conserver la carte uniquement à des fins de suivi du salon (statistiques de fréquentation), sans aucun envoi commercial. 4. Saisir les contacts ayant donné leur accord dans un fichier unique dédié, avec mention de la date et du contexte de collecte (nom du salon). 5. Le premier e-mail envoyé à chaque contact doit obligatoirement inclure un lien ou une adresse de désinscription simple et immédiate. Procédure de collecte salon — fiche commerciale 5.2.3 — Plan de remédiation pour les 87 contacts déjà collectés La décision tranchée est de ne pas tout supprimer, mais de régulariser la situation par une voie légale adaptée, qui préserve à la fois la conformité et l'opportunité commerciale. Envoyer sans délai à l'ensemble des 87 contacts un e-mail unique de régularisation, présentant ACIERMAX et BOPOT de façon factuelle, et demandant explicitement leur consentement à être recontactés commercialement, avec un lien de confirmation simple (opt-in) et un lien de désinscription immédiate. Ne conserver dans le fichier de prospection actif que les contacts ayant positivement confirmé leur accord ; supprimer sans délai les contacts n'ayant pas répondu après une relance unique, ou ayant explicitement refusé. Documenter cette démarche de régularisation (date, contenu de l'e-mail, taux de réponse) pour pouvoir justifier la bonne foi d'ACIERMAX en cas de contrôle ultérieur. Cette approche permet de conserver une part des prospects à fort potentiel commercial, conformément à l'enjeu signalé par le dossier de ne pas perdre des opportunités réelles, tout en mettant le traitement en conformité avec une base légale claire (le consentement explicite), ce qui réduit le risque juridique à un niveau acceptable sans sacrifier l'intégralité de l'effort de prospection déjà engagé lors du salon.

Conclusion Au terme de cette étude, le projet BOPOT se confirme comme une opportunité de diversification pertinente pour ACIERMAX, à condition d'une exécution commerciale rigoureusement pilotée. Si l'objectif ambitieux de 150 modules par mois à M8 impose une pression réelle sur la structure, notre analyse démontre que cet objectif est atteignable en concentrant les efforts sur le marché de l'événementiel B2B, identifié comme le levier le plus rapide et le plus compatible avec nos compétences. Ce travail a permis de transformer une vision initiale intuitive en un plan d'action opérationnel, structuré autour de quatre piliers : une approche commerciale multicanale, un pilotage par des indicateurs financiers et de performance (KPIs) actionnables, une démarche de conformité rigoureuse, et une montée en puissance progressive de l'argumentaire RSE. Bien que le lancement présente des défis, notamment en termes de notoriété et d'ajustement du modèle tarifaire, la capacité d'ACIERMAX à pivoter, comme illustré par l'option de location ou le ciblage régional, constitue notre meilleure garantie de succès. Nous sommes convaincus qu'en alliant cette agilité commerciale à une gestion maîtrisée de l'enveloppe budgétaire de 35 000 €, ACIERMAX saura transformer le prototype BOPOT en un moteur de croissance pérenne et responsable.