BRUNO Guide Ecotri V2 (1)

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Guide d’accompagnement à la création et l’amélioration d’une plateforme EcotriBonnes pratiques opérationnelles Ce document est une première version, si vous avez une remarque, une modification à apporter ou un exemple à mettre en avant, contactez‑nous : keystone@colas.com

Ce document a été réalisé par Keystone, la Division Matériaux de Colas et est exclusivement destiné à un usage interne au sein de Colas. Septembre 2026

TABLE DES MATIÈRESIntroduction Les pré-requis à l’ouverture d’une plateforme de recyclage Analyser le marché de l’écosystème Sécuriser les exutoires Choisir le bon modèle d’implantation Dimensionner le site Définir l’organisation d’exploitation Valider le modèle économique Construire la stratégie commerciale Les modèles de plateformes Ecotri Adossé à une plateforme de recyclage Adossé à une carrière Adossé à une agence de travaux Adossé à une déchèterie publique Ecotri Autonome L’aménagement de la plateforme Localisation stratégique Aménagement du terrain Zonage clair La sécurité Développement commercial et fidélisation L’expérience client L’Ecotri classique c’est... Les déchets valorisables Le processus opérationnel 1.Accueil et contrôle à la bascule 2.Déchargement des flux 3.Tri et correction 4.Expédition vers les filières L’entretien du site La performance La gestion environnementale La diversification

L’économie circulaire constitue aujourd’hui un levier stratégique majeur pour le développement des activités de Colas. Dans ce contexte, les plateformes Ecotri viennent compléter l’offre des plateformes de recyclage en apportant une solution dédiée à la collecte, au tri et à l’orientation des déchets issus des activités des PME, artisans et collectivités. Les plateformes Ecotri s'inscrivent avant tout dans une logique de service et de gestion des flux. Elles accueillent une grande variété de déchets, souvent hétérogènes, puis assurent leur tri, et leur acheminement vers les filières de valorisation ou de stockage adaptées. Le réseau Ecotri reste aujourd’hui en phase de développement, avec une vingtaine de sites répartis en France, dont une part significative en Île-de-France via la filiale Tersen. Cette implantation privilégiée dans les zones urbaines et périurbaines répond à des besoins spécifiques : proximité des chantiers, forte densité d'artisans et d'entreprises, disponibilité limitée du foncier et contraintes logistiques importantes liées à l'évacuation des déchets. À la différence des plateformes de recyclage de type Valormat, dont le modèle opérationnel est aujourd'hui mature en France, les plateformes Ecotri présentent des configurations variées. Leur organisation dépend du contexte local, des flux disponibles, des débouchés existants et des synergies développées avec les autres activités du territoire. D’un point de vue économique, l’exploitation d’une plateforme Ecotri seule demeure généralement plus sensible aux fluctuations du marché qu’une plateforme intégrée à une activité de recyclage ou de traitement des déchets déjà établie. Sa viabilité économique dépend de nombreux facteurs comme la maîtrise des coûts d’exploitation et de logistique, l’accès à des filières de valorisation ou de stockage adaptées, ou la capacité à nouer des partenariats durables avec les acteurs de la filière. Dans ce contexte, la diversification des activités et des débouchés constitue un levier essentiel pour assurer la pérennité du modèle économique. Ainsi, la performance d'une plateforme Ecotri repose principalement sur quelques fondamentaux : Une bonne maîtrise des exutoires Une organisation du site simple et lisible Une qualité de tri adaptée aux exigences Un parcours client fluide et efficace Une exploitation rigoureuse garantissant sécurité, traçabilité et performance économique L’ouverture d’une plateforme Ecotri doit donc être envisagée comme un outil de développement commercial et territorial davantage que comme un centre de profit autonome. Si sa rentabilité directe est généralement faible, elle contribue néanmoins à la création de valeur globale en renforçant les synergies entre activités, en captant de nouveaux flux et en consolidant la présence de Colas sur les marchés de l’économie circulaire.INTRODUCTION

Ce guide a pour vocation de partager les bonnes pratiques issues de notre expérience, afin d’accompagner le développement et la gestion des plateformes de recyclage de type Ecotri. Il vise à accompagner : les responsables de projets souhaitant ouvrir une plateforme les équipes opérationnelles nouvellement intégrées les managers cherchant à harmoniser les pratiques et les standards qualité de l’activité Recyclage au sein de Colas Périmètre du guide Ce guide constitue le deuxième volume d’une série de documents thématiques autour de l’Economie Circulaire : Les plateformes de recyclage de type Valormat (document disponible sur la Mediabox Colas) Les terres végétale de substitution (document en cours de rédaction) Les déchets dits “exotiques” (cendres en sous foyer, déchets coquillés, béton cellulaire...) Cadre réglementaire Ce guide doit être utilisé en complément des exigences du cadre juridique local. Les aspects environnementaux, réglementaires et administratifs étant susceptibles de varier selon les territoires, il appartient à chaque utilisateur de se référer à ses correspondants locaux (environnement, juridique, HSE, etc.) pour s’assurer de la conformité des pratiques décrites. Ce document ne prétend donc pas à l’exhaustivité sur ces sujets, mais vise avant tout à fournir un socle opérationnel commun favorisant la performance, la sécurité et la qualité sur les plateformes d’économie circulaire Colas.OBJET DU DOCUMENT

Analyse du marché et de l’écosystème Évaluer la pertinence du projet en fonction du territoire : Identifier les clients potentiels (artisans, PME, entreprises de travaux, collectivités). Évaluer les volumes et types de déchets générés localement. Analyser la densité d'activité économique et de chantiers. Cartographier la concurrence et les offres existantes, à savoir que les exutoires peuvent aussi être des concurrents. Comprendre les attentes des clients : proximité, rapidité, simplicité, coût, ... Les zones urbaines et périurbaines à forte densité artisanale, bénéficiant d’un accès à des exutoires performants, offrent les conditions les plus favorables.Avant de lancer une plateforme de tri, il est essentiel de valider un ensemble de conditions garantissant sa viabilité technique, économique ainsi que sa conformité environnementale. ÉTAPES CLÉSSécuriser les exutoires Chaque flux accepté doit disposer d'une filière de sortie identifiée et maîtrisée. Déterminer les flux à capter (bois, DIB, plâtre, métaux, plastiques, gravats, etc.). Identifier les exutoires disponibles et valider la viabilité économique de l’activité au regard des conditions tarifaires proposées. Vérifier leurs exigences en matière de qualité, de quantité et de fréquence d'approvisionnement. Anticiper les flux les moins rentables afin d’ajuster le business plan et garantir la viabilité économique du site. L’absence ou l’indisponibilité de débouché peut entraîner une saturation des zones de stockage et rendre le site inopérable. L’absence de débouchés sécurisés compromet directement la viabilité de l’activité. Choisir le bon modèle d’implantation L'intégration de l'Ecotri dans une activité existante constitue souvent un facteur de réussite. Analyser les installations de gestion des déchets déjà présentes sur le territoire. Identifier les synergies possibles avec une activité existante (foncier, matériel, personnel, logistique). Évaluer l’opportunité de développer une plateforme multi-activités lorsque le foncier et les volumes le permettent. Les retours d'expérience montrent que les plateformes adossées sont généralement moins fragile économiquement que les sites autonomes. Dimensionner le site Adapter les moyens aux flux attendus : Surface disponible Nombre de flux à gérer Capacités de stockage Fréquence des évacuations Circulation des clients et des engins Un site sous-dimensionné entraîne rapidement des problèmes d'exploitation tandis qu'un site surdimensionné génère des coûts inutiles. Définir l'organisation d'exploitation Mettre en place une organisation adaptée au niveau d'activité : Dimensionner les effectifs selon la taille du site et la fréquentation. Garantir une présence terrain pour orienter les clients et contrôler les dépôts. Développer les compétences en tri, exploitation et relation client. Proposer des horaires d’ouverture en adéquation avec l’activité locale afin de faciliter l’accès au site et de se démarquer des alternatives existantes. Le facteur humain est essentiel pour maintenir la qualité du tri, accompagner les clients et gérer les situations non conformes.LES PRÉREQUIS À L’OUVERTURE D’UNE PLATEFORME DE TRI Orienté service ! Artisan sera intéressé par le double fret, comprendre ce qu’il va amener comme déchet ET ce dont il a besoin (mat express!)

FOCUS SUR:Valider le modèle économique Vérifier l'équilibre financier du projet : Estimer les volumes captables. Évaluer les coûts d'exploitation et de transport. Identifier les flux rentables et les flux nécessaires mais peu rémunérateurs. Étudier les synergies avec les autres activités du site. Intégrer les revenus issus des services complémentaires (collecte, location de bennes, négoce, etc.). Un exutoire trop éloigné de la plateforme génère des surcoûts logistiques et une mobilisation accrue des poids lourds, susceptibles de compromettre la viabilité économique de l'opération. Construire la stratégie commerciale Sécuriser les flux entrants et fidéliser la clientèle : Définir clairement les déchets acceptés. Établir une tarification simple et lisible. Identifier les clients récurrents. Développer des partenariats locaux. Promouvoir une offre de service rapide, fiable et facile d'accès.Ces prérequis déterminent les moyens à mettre en oeuvre. Ils permettent de définir un modèle d’exploitation réaliste et adapté au territoire. Sans cette base solide, l’ouverture d’une plateforme expose à des risques majeurs de sous-performance, non-conformité, déséquilibre entrants/sortants ou inadéquation avec les besoins locaux. Une fois ces éléments validés, l’équipe peut lancer la phase de conception détaillée : aménagement du site, choix des équipements, organisation des flux et définition du process - développés dans les chapitres suivants.Avant tout projet, il est indispensable d’analyser le cadre réglementaire applicable localement, ainsi que les dispositifs d’aide et de soutien existants. En France, les filières REP (Responsabilité Élargie du Producteur) prévoient notamment la reprise sans frais de certains déchets. Cette gratuité est toutefois soumise à plusieurs conditions : les déchets doivent être correctement triés, appartenir aux catégories couvertes par le dispositif et être déposés auprès d’un point de reprise ou d’un opérateur partenaire agréé. Ce dispositif représente un levier commercial et financier majeur, en renforçant l’attractivité de l’offre auprès des professionnels tout en favorisant le tri à la source, la valorisation des déchets et l’optimisation des coûts de gestion. Il convient néanmoins de rester vigilant. La gratuité ne s’applique pas à l’ensemble des déchets et dépend du respect des exigences de tri. Les modalités de prise en charge peuvent également varier selon les flux concernés, les territoires ou encore les accords établis avec les éco-organismes et évoluer avec le temps. L’étude des aides financières et des mécanismes de soutien en vigueur est donc un élément important pour consolider le business plan et évaluer la rentabilité du projet. Toutefois, il est déconseillé de baser son business plan exclusivement sur ces dispositifs, car les évolutions réglementaires ou les modifications des conditions de financement pourraient remettre en cause l’équilibre économique de la plateforme à moyen ou long terme. Il est également essentiel d’examiner les réglementations locales susceptibles d’influencer le fonctionnement de la plateforme. Dans le cas d’une plateforme Ecotri implantée à proximité ou en complément d’une déchèterie publique, une définition claire des flux pris en charge par chaque installation est indispensable. Cette répartition permet de sécuriser la conformité réglementaire, de prévenir tout chevauchement entre les dispositifs de collecte et de reprise, et de garantir l’application correcte des conditions de financement, de traçabilité et de valorisation propres à chaque catégorie de déchets.LA LÉGISLATION (A DEJA EVOLUÉ)ONLY MECANISME AIDE EN FONCTION TYPE DE MAT

Il n’existe pas de modèle unique de plateforme Ecotri. Le choix d’implantation dépend du contexte local, des flux disponibles, des infrastructures existantes, des synergies possibles avec les autres activités et des exutoires accessibles. Les principaux modèles présentés ci-après permettent de comparer les configurations les plus courantes, ainsi que leurs avantages et leurs points de vigilance. Les plateformes Ecotri adossées à une installation de recyclage Valormat ou à une carrière présentent généralement les meilleures perspectives de réussite. Elles bénéficient en effet d’infrastructures existantes, de synergies opérationnelles et d’une meilleure mutualisation des coûts d’exploitation, renforçant ainsi leur équilibre économique.LES MODÈLES DE PLATEFORMESVIABILITÉ ÉCONOMIQUE NORMALE ECOTRI ADOSSÉ À UNE PLATEFORME DE RECYCLAGE L'Ecotri est implanté sur une plateforme de recyclage (type Valormat). Les deux activités partagent une partie des infrastructures, des équipements et des ressources d'exploitation. Ce modèle est généralement le moins fragile économiquement grâce aux nombreuses synergies entre les deux activités. Atouts Mutualisation du personnel, des engins et des équipements, notamment de la bascule. Réduction des coûts fixes et des investissements. Présence d'une clientèle travaux déjà existante. Facilité de redirection des matières recyclables vers les activités de recyclage Possibilité de proposer du négoce de matériaux recyclés (double fret). Conditions de réussite Séparer clairement les zones Ecotri et Valormat pour assurer la lisibilité du site. Définir précisément les flux orientés vers le recyclage et ceux dirigés vers les exutoires externes. Former les équipes aux spécificités des déchets non inertes. Points de vigilance Complexité opérationnelle liée à la gestion simultanée de nombreux flux. Configuration type Zone d'accueil commune. Pont-bascule mutualisé. Partage des engins de manutention et de l'encadrement. ECOTRI ADOSSÉ À UNE CARRIÈRE L’Ecotri est implanté sur une carrière ; il permet de compléter l’offre existante en ajoutant une activité de réception et de tri des déchets. Ce modèle est intéressant lorsqu’il existe déjà une activité matériaux dynamique et une surface disponible. Sa réussite dépend fortement de l’accessibilité du site et de sa capacité à attirer des flux réguliers. Atouts Mutualisation des accès, du foncier, des engins et du personnel. Présence d’une clientèle déjà habituée à venir chercher ou déposer des matériaux. Possibilité de proposer un double service : apport de déchets et achat de matériaux (naturels et recyclés). Capacité de stockage souvent plus importante qu’en zone urbaine dense. Conditions de réussite Structurer clairement les flux entrants et sortants. Éviter les mélanges entre matériaux commercialisables, matériaux recyclés et déchets. Développer une offre commerciale combinée : dépôt de déchets, achat de matériaux, livraison. Vérifier la proximité des clients, car les carrières peuvent être plus éloignées des zones urbaines. Points de vigilance Localisation parfois moins favorable pour les artisans recherchant une solution proche des chantiers. Risque de faible fréquentation si le site est trop éloigné des bassins d’activité. VIABILITÉ ÉCONOMIQUE NORMALE

ECOTRI ADOSSÉ À UNE DÉCHÈTERIE PUBLIQUE L’Ecotri est implanté à proximité ou en complément d’une déchèterie publique, qui redirige les professionnels du BTP, les artisans et les entreprises locales vers l’Ecotri. Ce modèle peut être pertinent dans les territoires où l’offre publique n’est pas accessible aux professionnels. Atouts Forte visibilité locale. Réponse à un besoin territorial de gestion des déchets professionnels. Complémentarité entre service public aux particuliers et offre dédiée aux professionnels : possibilité de capter les flux refusés ou mal adaptés aux déchèteries publiques classiques. Conditions de réussite Établir une relation de collaboration avec entre les différents acteurs. Bien distinguer les flux particuliers et professionnels. Points de vigilance Risque de confusion entre service public et service professionnel. Nécessité d’une fonctionnement clair avec la collectivité ou l’exploitant public (flux acceptés). S’assurer que la déchèterie publique ne constitue pas, à terme, une concurrence quelles que soient les évolutions locales. ECOTRI AUTONOME L’Ecotri est exploité comme une activité indépendante, sans adossement direct à une plateforme de recyclage, une agence travaux, une carrière ou une déchèterie publique. Les exemples d’Ecotri autonomes demeurent très rares au sein du Groupe. L’Ecotri autonome est le modèle le plus exposé économiquement. Il peut fonctionner dans un territoire à fort potentiel, mais nécessite une étude de marché solide, une forte intégration dans l’écosystème local, une stratégie commerciale active et une très bonne maîtrise des coûts. Atouts Organisation du site conçue spécifiquement pour le tri et le service client. Plus grande liberté dans le choix de l’implantation et du modèle commercial. Possibilité de développer une image locale forte autour de la gestion des déchets de chantier. Offre potentiellement très lisible pour les clients. Conditions de réussite Disposer d’un bassin de clientèle important à proximité. Sécuriser des volumes réguliers et suffisants. Traiter de grosses quantités de DIB facilement triable. Optimiser fortement les coûts fixes, les effectifs et les évacuations. Points de vigilance Modèle économique très fragile. Peu ou pas de mutualisation des moyens. CAPEX conséquents et coûts fixes plus difficiles à absorber. VIABILITÉ ÉCONOMIQUE FRAGILE VIABILITÉ ÉCONOMIQUE TRÈS FRAGILE ECOTRI ADOSSÉ À UNE AGENCE DE TRAVAUX L'Ecotri est implanté au sein ou à proximité d'une agence travaux afin de capter les déchets générés par les chantiers de l'agence et par les entreprises locales. Ce modèle permet de s'appuyer sur les flux travaux existants et de développer progressivement une clientèle externe. Atouts Approvisionnement garanti par les chantiers de l'agence. Renforcement de l'offre de services proposée aux équipes travaux. Maîtrise voire réduction des coûts de gestion des déchets des chantiers. Possibilité de négoce de matériaux recyclés (double fret). Contribution directe aux objectifs d'économie circulaire de l'agence. Conditions de réussite Garantir un volume suffisant de déchets en complément des flux internes. Développer progressivement une clientèle locale d'artisans et de PME. S'appuyer sur les équipes travaux pour promouvoir le service auprès des sous- traitants. Intégrer l'Ecotri dans les pratiques opérationnelles des conducteurs de travaux. Mettre en place une organisation claire pour éviter les interférences avec les activités de l'agence et l’utiliser comme premier fournisseur de flux. Points de vigilance Les seuls flux générés par l'agence sont souvent insuffisants pour assurer l'équilibre économique. A fortiori, les chantiers peuvent se situer de plus en plus loin des agences. Activité pouvant être dépendante du niveau d'activité travaux. Configuration type Zone de dépôt accessible aux clients externes et aux équipes travaux. Mutualisation partielle des engins de chantier. Gestion opérationnelle assurée par l'agence. VIABILITÉ ÉCONOMIQUE FRAGILE

Se rapprocher des clients et exutoires afin de limiter les distances de transport, les coûts associés et l’impact environnemental. Limiter les nuisances pour les riverains en tenant compte du bruit, des horaires d’activité, de la circulation et des accès poids lourds. Garantir une bonne accessibilité du site depuis les axes routiers principaux, tout en évitant les zones générant des conflits de circulation avec les riverains. Installer une signalétique extérieure claire avec un panneau d’information visible indiquant l’entrée du site, les horaires, les consignes principales et les flux acceptés.LOCALISATION STRATÉGIQUE 1 AMÉNAGEMENT DU TERRAIN2L’AMÉNAGEMENT DE LA PLATEFORME Implanter la plateforme dans une zone adaptée aux flux de déchets, aux besoins des clients, et aux contraintes du territoire et à la présence d’exutoires, tout en limitant les nuisances et les coûts logistiques.OBJECTIF Dimensionnement et organisation spatiale Prévoir une surface suffisante pour accueillir les zones de dépôt, de tri, de stockage, de circulation et de chargement. Adapter les voies de circulation et les aires de manœuvre aux contraintes des poids lourds : largeur des voies, rayons de braquage, zones de croisement et espaces de retournement. Prévoir, lorsque cela est possible, une réserve foncière ou une zone extensible afin d’anticiper : l’augmentation des tonnages l’intégration de nouveaux flux le développement de services complémentaires. Ne pas hésiter à réaménager le site en fonction de l’évolution des flux. L’utilisation de blocs en béton empilables pour les casiers est une option peu coûteuse, efficace et facilite cette flexibilité. Réseaux et infrastructures techniques Alimentation en eau : prévoir un point d’arrivée dimensionné pour : Les sanitaires du personnel. Nettoyage des installations et équipements Alimentation électrique : raccorder le site au réseau et anticiper la puissance nécessaire pour les équipements fixes (bascule, éclairage, bureaux, bornes de recharge éventuelles). Cas échéant, opter pour un groupe électrogène. Télécommunications : assurer la connexion au réseau (fibre, 4G/5G) et la liaison au système de gestion centralisé (ex. Zéphyr ou tout autre logiciel métier). Gestion des eaux et assainissement Mettre en place un système d’assainissement conforme à la réglementation locale : Réseaux séparatifs pour eaux pluviales, Bassin de décantation ou de rétention pour traiter les eaux de ruissellement avant rejet, Système de récupération des eaux pour aspersion ou lavage (lorsque pertinent), Dispositif anti-pollution (vannes, obturateurs, séparateur hydrocarbures). Prévoir, selon la réglementation en vigueur dans le pays, un point de raccordement pompier afin de garantir la sécurité incendie du site et de faciliter l’intervention des services de secours en cas de besoin. Ainsi que tout autre aménagement requis par la réglementation en vigueur.

ZONAGE CLAIR3 Bonnes pratiques Privilégier un revêtement de sol adapté, de préférence en béton (plus résistant à la fatigue), sinon en enrobé ou matériau équivalent, de couleur clair, afin de limiter l'échauffement des surfaces exposées au soleil et de : réduire les pertes de matériaux lors des opérations de manutention faciliter le nettoyage et l'entretien du site améliorer les conditions de circulation des engins et des usagers garantir la stabilité et l'accessibilité des zones de stockage quelles que soient les conditions météorologiques limiter la contamination des matériaux par le sol, contribuant ainsi à préserver leur qualité de valorisation ==> Le revêtement dépend du légal et de l’arrêté !!! Concevoir la plateforme avec une légère pente vers les dispositifs de collecte des eaux afin de favoriser l’écoulement gravitaire et d’éviter la stagnation des eaux de pluie. Potentiellement protéger certains casiers de la pluie en les recouvrant ou utiliser des bennes capotées, la pluie pouvant diminuer la valeur de certains déchets (carton, plâtre, laine de roche, laine de verre).Installer un plan actualisé de la plateforme à des emplacements stratégiques : à l’entrée du site, pour permettre aux clients de s’orienter avant d’accéder à la zone de dépôt à un endroit visible depuis le véhicule, pour faciliter les explications données par l’opérateur. Mettre en place à l’entrée du site un panneau d’information indiquant clairement les déchets acceptés, les modalités de dépôt et les tarifs en vigueur. Mettre en place des panneaux de signalisation lisibles à tous les points clés de la plateforme et devant chaque casier. Prévoir des casiers de taille minimale de 90 m (correspondant à la taille d’un FMA), voir de 180 m si possible (2 FMA). FMA : semi-remorque à Fond Mouvant Alternatif 3 3 Sécuriser les déchets à forte valeur ajoutée, notamment les métaux non ferreux ou matériaux sensibles, dans des zones fermées ou surveillées afin de limiter les risques de vol. La ferraille, bien que moins sensible, gagne également à être implantée à l’écart des regards pour réduire les risques d’intrusion et de prélèvements non autorisés. Prévoir une zone dédiée aux déchets non dangereux non triés, généralement très utilisée par les clients, en veillant à ce qu’elle soit facilement accessible et clairement identifiée. Réserver des places de stationnement visiteurs et signaler clairement le cheminement vers l’accueil pour éviter les circulations non maîtrisées sur la plateforme.Séparer clairement les différentes zones du site : cheminements piétons lorsque possible, notamment entre la bascule, vestiaires, parking client. voies de circulation des engins zones de dépôt des déchets non dangereux, triés ou pas zones de dépôt des DIS, D3E et amiante espace d’accueil clients dédié à la pesée, à la facturation et aux formalités administratives locaux du personnel comprenant a minima un espace de repos, des sanitaires et un bureau. Maintenir une organisation simple et lisible afin de fluidifier le parcours client, limiter les croisements dangereux et améliorer l’efficacité des opérations.

LA SÉCURITÉBONNES PRATIQUESPOINTS DE VIGILANCEEquipement de protection individuelle Assurer la sécurité du personnel, des chauffeurs et des visiteurs est indispensable au bon fonctionnement de la plateforme. Les risques liés aux manœuvres, au déchargement et à la circulation d’engins doivent être maîtrisés, d’autant plus que les clients sont souvent pressés et peu familiers du site. Une organisation claire et une signalisation adaptée sont donc essentielles.OBJECTIFÉTAPES CLÉSSécuriser les zones de croisement entre engins et piétons, principale cause d’accidents sur les plateformes.Maintenir les aires de circulation propres et planes afin de prévenir les chutes de plain-pied.Adopter les bons gestes et utiliser les aides mécaniques, la manutention manuelle restant une source récurrente de blessures.Garantir la formation et la sensibilisation de l’ensemble du personnel (équipement de protection individuelle (EPI), gestes et postures, sécurité incendie, plan de circulation). Une formation de chef de site, et de son suppléant, intégrant les procédures de sécurité est disponible chez Colas. Assurer la disponibilité et la conformité des EPI, veiller à leur port effectif et à leur maintenance régulière. Définir et signaler clairement les zones de circulation, de stockage et de sécurité (marquage au sol, panneaux, barrières). Maintenir la signalisation visible, propre et à jour. Réaliser des contrôles et audits réguliers : inspections périodiques 2 fois par an, audits croisés, exercices de sécurité et retours d’expérience afin d’identifier les écarts et d’améliorer les pratiques. Former le personnel aux bons gestes (nettoyage, tri, gestion des produits dangereux). Former régulièrement aux procédures d’urgence et de travail en sécurité. Imposer le port des EPI (casque, gilet, lunettes, gants, protections auditives). Faire un point sécurité réguliers pour prévoir les nouveaux risques potentiels. Définir clairement les zones de tri manuel et les zones de tri à la pince, en intégrant des distances de sécurité adaptées entre les différentes activités. Mettre en place un dispositif “Travailleur isolé” lorsque nécessaire (système d’alerte via téléphone portable, montre, talkie...) Positionner la bascule de manière stratégique, afin que tous les véhicules y passent systématiquement pour le contrôle des accès et la pesée. Clôturer ou délimiter le site (grillage, merlon, portail sécurisé) afin de prévenir les intrusions et de protéger les équipements. Installer un système de vidéosurveillance conforme à la réglementation en vigueur, couvrant les zones sensibles (entrée, plaques d’immatriculation, zones de dépôt, arrière des camions, bennes). Installer un dispositif de détection de la radioactivité à l'entrée du site. Prévoir un dispositif de lecture automatique des plaques pour assurer la traçabilité des dépôts et des flux entrants/sortants, lorsque cela est possible.

FOCUS SUR:FOCUS SUR:Il est fortement recommandé d’installer un système de vidéosurveillance sur le site afin de renforcer la sécurité et le pilotage de la plateforme. Ce dispositif peut notamment permettre de : contrôler le bon fonctionnement général de la plateforme sécuriser les accès, les zones de circulation et les zones sensibles surveiller les stocks, en particulier les matériaux à forte valeur décourager le vol, dégradation, intrusion ou les dépôts non conformes faciliter l'analyse des incidents, accidents ou réclamations grâce à la consultation des enregistrements vérifier le respect des consignes d'exploitation et des procédures de sécurité améliorer la traçabilité des flux entrants et sortants en cas de litige ou de contrôle Selon la configuration du site, la nature des déchets stockés et les exigences locales, réglementaires ou assurantielles, l’installation de caméras thermiques peut également être pertinente, voire exigée. Il est donc recommandé de privilégier un système de surveillance global combinant vidéosurveillance, détection thermique et alarme. Ces équipements représentent toutefois un investissement important et nécessitent souvent le recours à un prestataire spécialisé. Tout dispositif de vidéosurveillance doit être mis en place dans le respect de la réglementation applicable, notamment le RGPD en Europe : information claire des salariés, visiteurs et prestataires, affichage adapté, accès limité aux images et durée de conservation maîtrisée. Au-delà de la sûreté du site, un système de surveillance performant contribue à la maîtrise des risques opérationnels, environnementaux et incendie, ainsi qu'à la continuité de l'exploitation. LA VIDÉOSURVEILLANCE LES INCENDIES Contrairement aux plateformes de recyclage qui accueillent principalement des matériaux minéraux peu combustibles, les plateformes Ecotri traitent des flux hétérogènes et combustibles. La prévention et la gestion du risque incendie constituent donc un enjeu majeur dès la conception du projet. L'identification des déchets déposés par les professionnels repose principalement sur la déclaration de l'apporteur, complétée par un contrôle visuel et olfactif réalisé à la réception. Malgré ces vérifications, certains déchets indésirables peuvent être introduits dans les flux, notamment des batteries au lithium, aérosols ou produits inflammables, reconnus comme des causes fréquentes d'incendie dans les installations de tri. Le risque est particulièrement important pour les stocks de bois, déchets verts, DIB/DND et matières sèches, qui constituent eux-mêmes un combustible. Les zones de stockage doivent donc être organisées de manière à limiter la propagation d'un éventuel incendie et à éviter toute proximité avec des sources de chaleur. Aucun dispositif ne permet d'éliminer totalement le risque lié à la présence accidentelle de déchets dangereux. La prévention repose ainsi principalement sur la qualité du contrôle à la réception, le respect des consignes de tri et la sensibilisation des utilisateurs. Comme précisé plus tôt, des caméras thermiques peuvent cependant être déployées afin de détecter précocement les échauffements anormaux au sein des stocks, même lorsque l’installation n'est pas imposée réglementairement. Par ailleurs, le maintien en bon état de propreté des engins de tri et de manutention constitue une mesure complémentaire essentielle afin de prévenir les contaminations croisées de déchets inflammables. En cas de départ de feu limité, une première intervention peut être engagée uniquement si elle peut être réalisée sans exposer les opérateurs à un danger. Dans tous les autres cas, les secours doivent être alertés immédiatement et les personnes présentes évacuées vers une zone sécurisée. Il est essentiel de ne prendre aucun risque, un foyer en apparence mineur pouvant évoluer rapidement en présence de déchets dangereux non détectés, tels que des bouteilles de gaz, aérosols ou batteries au lithium dissimulés dans les flux de DIB. Les moyens de première intervention (arrosage, recouvrement par un matériau inerte, isolement ou découpage du stock) doivent être définis en fonction des caractéristiques du site, des volumes stockés et de la nature des déchets réceptionnés. Une procédure d'urgence adaptée, connue et régulièrement testée par les équipes, constitue un élément essentiel de maîtrise du risque incendie.

DÉVELOPPEMENT COMMERCIAL ET FIDÉLISATIONDans la mesure où les outils de communication sont encadrés au niveau du Groupe Colas, le développement de l'activité d'un Ecotri repose avant tout sur son ancrage territorial et la qualité de son réseau local. La prospection doit cibler prioritairement les artisans, PME du BTP, entreprises de travaux publics, collectivités et gestionnaires d'infrastructures présents sur le territoire. L’organisation d’une journée portes ouvertes et une présence régulière sur le terrain permet de faire connaître la plateforme, d'identifier les principaux producteurs de déchets et de comprendre leurs modes de gestion afin de proposer des solutions adaptées à leurs besoins. Par ailleurs, une campagne de sensibilisation interne auprès des conducteurs de travaux et des chefs de chantier Colas constitue un levier essentiel pour développer les synergies avec les activités du Groupe et orienter davantage de flux vers les plateformes Ecotri. Le développement d'un réseau de prescripteurs constitue également un levier majeur de captation des flux. Les négoces et distributeurs de matériaux (en France : Point.P, Gedimat, BigMat, Chausson Matériaux, Artipôle, etc.) sont souvent les interlocuteurs les mieux placés pour orienter leurs clients vers les solutions locales de collecte et de valorisation. Les organisations professionnelles (en France : la FFB, la CAPEB, etc.) ou les fédérations de travaux publics, peuvent également contribuer à promouvoir la plateforme auprès de leurs adhérents. CLIENTS TYPE LES PETITS ARTISANS Privilégient la proximité, la simplicité d'accès et la rapidité de dépôt. Leurs déchets sont souvent mélangés, mais leur fréquentation régulière en fait une clientèle à fort potentiel de fidélisation. LES CHANTIERS ET ENTREPRISES DE TRAVAUX Génèrent des volumes importants et recherchent des solutions logistiques performantes, une gestion simplifiée de leurs flux et des conditions tarifaires adaptées. Les déchets sont souvent déjà triés en amont, rendant le prix des filières de valorisation particulièrement déterminant. LES COLLECTIVITÉES Recherchent des solutions fiables, conformes à la réglementation et adaptées aux objectifs locaux de valorisation. La traçabilité, la qualité de service et l'accompagnement technique constituent des critères de choix majeurs. PRESTATAIRES DE COLLECTE Privilégient la rapidité de déchargement, la fiabilité du service et des conditions tarifaires compétitives. La facilité d'accès et la capacité à réceptionner différents flux constituent des critères majeurs de fidélisation. GRANDES ENSEIGNES DE REPRISE (CASTORAMA, LEROY MERLIN, ETC.) Recherchent des solutions de valorisation fiables et conformes pour les petites quantités de déchets repris auprès de leurs clients. La traçabilité, la simplicité logistique et la capacité à accueillir des flux variés constituent des critères déterminants. Leur fort volume récurrent en fait des partenaires à fort potentiel de fidélisation.

Un ouvrier prévoyant de terminer son chantier à 16h peut être amené à travailler jusqu'à 17h en raison d'aléas opérationnels. Si la plateforme est déjà fermée, il devra conserver ses déchets jusqu'au lendemain ou se tourner vers une solution concurrente. Exemple À l'inverse, une amplitude d'ouverture excessive peut engendrer des coûts d'exploitation difficilement rentabilisables. Les horaires doivent donc être définis en fonction des pratiques locales et de l'offre concurrente. Dans certains territoires, proposer une ouverture plus tardive que les plateformes voisines peut constituer un avantage commercial significatif et favoriser la fréquentation du site. Enfin, le suivi régulier des principaux clients, des volumes apportés et de l'évolution des flux permet d'anticiper les tendances du marché local, d'identifier les risques de perte de chiffre d'affaires et de détecter de nouvelles opportunités de développement ou de valorisation. La fidélisation repose quant à elle sur la capacité de l'Ecotri à devenir un partenaire de confiance pour ses clients. Le maintien d'échanges réguliers avec les entreprises utilisatrices, la communication sur les évolutions réglementaires, les nouvelles filières disponibles ou les dispositifs de reprise (notamment la REP PMCB en France) contribuent à renforcer durablement la relation commerciale. Il est également essentiel de disposer d'un accueil téléphonique facilement accessible, permettant de répondre rapidement aux demandes des clients, de les orienter vers les solutions adaptées et de recueillir leurs retours d'expérience afin d'améliorer continuellement le service. Le suivi des avis clients publiés en ligne constitue également un levier utile pour identifier des axes d’amélioration et renforcer la qualité de service. Les horaires d'exploitation constituent aussi un facteur de différenciation important. Une fermeture trop précoce peut limiter l'accès des artisans et entreprises souhaitant évacuer leurs déchets en fin de journée. + suivi avis sur internetInauguration du premier Ecotri en Hautes-Alpes, France.

POINTS DE VIGILANCELes temps d’attente excessifs détériorent la relation client et augmentent les risques d’incidents.Faire preuve de rigueur et de pédagogie, car au démarrage de la plateforme, les clients ne la connaissent pas encore et peuvent être tentés d’en tester les limites.Un accueil mal structuré donne immédiatement une image négative (saleté, confusion, absence d’indications).L’EXPÉRIENCE CLIENTBONNES PRATIQUESGarantir à chaque passage un accueil fluide, sécurisé et professionnel, dans l’esprit d’un drive industriel. La qualité de l’expérience client constitue un levier essentiel de fidélisation des apporteurs, de développement des volumes entrants et de valorisation de l’image de la plateforme.OBJECTIFÉTAPES CLÉSAccueillir et orienter les chauffeurs grâce à une signalétique claire et des consignes de sécurité visibles. Contrôler et peser systématiquement les véhicules à la bascule pour garantir la traçabilité et la conformité des entrants. Décharger et valider les déchets sur des zones identifiées, avec un contrôle visuel rapide et un bon de pesée édité. Communiquer et archiver les informations via un système digital (Zéphyr ou équivalent) pour assurer un suivi fluide. Soigner et valoriser l’image du site par un parcours client rapide, un environnement propre et une mise en avant des produits recyclés si offre de négoce. Soigner la présentation du site : propreté, signalétique claire, personnel identifiable. Définir une zone d’attente pour les clients, pertinente en cas d’affluence, et y afficher les documents à préparer avant l’enregistrement. Éviter un déclassement excessif des déchets vers la filière “DIB ultime” non valorisable, afin de maîtriser les coûts de traitement pour le client et de préserver sa satisfaction. Privilégier les bâtiments d’accueil à hauteur de camions pour éviter aux chauffeurs de descendre et d’être à risque. A noter : cela n’encourage pas de passer par la boutique s’il y en a une. Affecter à la bascule une personne formée à la relation client et aux opérations administratives/comptables afin d’assurer un traitement efficace des demandes, une facturation fiable et une expérience client de qualité. Standardiser les procédures d’accueil sur l’ensemble du réseau pour garantir une expérience homogène, et préparer en amont les documents clients pour fluidifier l’arrivée. Automatiser au maximum le process : borne d’entrée, lecture automatique des plaques, édition du bon de pesée, ticket digital. Mettre en place un processus fluide pour la tare, par exemple : systématiquement ou au minimum une fois par jour pour les clients réguliers, sous réserve de contrôle visuel systématique. Mesurer la satisfaction client (retours transporteurs, délais, qualité du service).

Pour un Ecotri classique, une organisation type peut s’appuyer sur une équipe opérationnelle articulée autour de quatre fonctions principales : Accueil et gestion des apports : accueil des clients, pesée, facturation, contrôle administratif et orientation des déchets vers les filières adaptées. Exploitation et qualité du tri : accompagnement des clients, contrôle des dépôts, opérations de tri, correction des erreurs, maintien de la propreté du site et respect des règles de sécurité. Logistique et évacuation des déchets (si le transport est internalisé) : enlèvements et expédition des flux vers les exutoires. Gestion globale par un responsable de site (ETP non dédié) : pilotage de l'activité, suivi réglementaire et administratif, management des équipes, relations avec les exutoires, suivi des performances et développement commercial. Cette organisation doit être adaptée en fonction des volumes traités, des horaires d’ouverture, du niveau de mécanisation, de la typologie des clients, des flux acceptés et des services proposés par la plateforme.L’ECOTRI CLASSIQUE C’EST... PRODUCTEURS DE DÉCHETS PROFESSIONELS ECOTRI FILIÈRE DE VALORISATION CONTROLE TRI MASSIFICATION RÉEMPLOI RECYCLAGE ÉNERGIE STOCKAGE ARTISANS ENTREPRISES COLLECTIVITÉES COLLECTEURS ENSEIGNES DE REPRISE Une interface entre les producteurs de déchets et les filières de valorisation. L’ECOTRI CLASSIQUE C’EST... Côté matériel, une plateforme Ecotri doit disposer, a minima, des équipements suivants : Un engin de manutention équipé d’une pince panier ou pince grappin, pour déplacer, trier ou charger certains matériaux. Une chargeuse, pour la reprise des matériaux en vrac, le nettoyage des zones de dépôt et l’alimentation des bennes. Un moyen de transport poids lourd, en propre ou via un prestataire, pour l’évacuation des flux triés. Des bennes adaptées aux principaux flux, avec une capacité cohérente avec les volumes attendus. Des casiers clairement identifiés pour chaque flux, afin de limiter les erreurs de tri. Selon le modèle retenu, certains postes et matériel peuvent être mutualisés avec d’autres activités. Le nombre de flux acceptés doit être adapté à chaque pays selon la réglementation, les volumes et la maturité des filières locales. En France, un socle minimal de 7 flux est requis pour les déchets de construction et de démolition : papier/carton, plastique, verre, métaux, bois, plâtre et fraction minérale.

Liste des flux présentés : Béton et béton armé Terre inerte Gravats Papier/Carton/Emballages Déchets verts Verre Platre Pneumatiques Bois Métaux Isolants Amiante DEEE - Déchets d’Équipements Électriques et Électroniques DND - Déchets Non-Dangereux (aussi appelé DIB) DIS - Déchets Industriaux SpéciauxLES DÉCHETS VALORISABLES Une plateforme Ecotri accueille une grande diversité de déchets du BTP, qui sont réceptionnés, triés puis orientés vers les filières de valorisation ou d’élimination adaptées. Dans le cadre des différentes filières de Responsabilité Élargie du Producteur (REP), certains matériaux triés peuvent bénéficier d’une reprise sans frais, sous réserve du respect des conditions de tri, de traçabilité et d’acceptation des éco-organismes. Il existe aujourd’hui 19 filières REP en France. Les autres déchets font l’objet d’une facturation à l’entrée, selon leur nature et les coûts de traitement associés. TERRE INERTE & VÉGÉTALE terrassiers, entreprises de VRD (Voirie et Réseaux Divers), entreprises de travaux publics, paysagistes Clients type Acceptées : terres naturelles non polluées, avec présence limitée d'indésirables facilement séparables. Refusées : terres polluées, amiantées ou fortement mélangées à des déchets de chantier. Déchets acceptés Les terres inertes représentent un flux massique à fort potentiel de valorisation. Exutoire payant ou rémunérateur selon les terres, à privilégier au sein du réseau Valormat afin de favoriser les synergies et de soutenir l'activité des installations du groupe. FIlières de valorisation réemploi en terres végétales après amendement, remblai, réaménagement de carrière. REP PMCB REP PMCB REP EMBALLAGES REP PMCB REP PMCB REP PNEUMATIQUES REP PMCB REP PMCB REP PMCB REP DEEE BETON ET BETON ARMÉ maçons, entreprises de gros œuvre, entreprises de démolition, entreprises de travaux publics Clients type Acceptés : bétons propres, bétons armés, éléments préfabriqués et mortiers minéraux. Refusés : bétons souillés, amiantés ou fortement mélangés à des déchets non inertes. Déchets acceptés Le béton représente un flux massique à fort potentiel de valorisation, permettant d’alimenter durablement les filières de recyclage. Dans le cas du béton armé, il est envoyé tel quel vers le Valormat qui sera chargé de la séparation des armatures métalliques. Exutoire payant à privilégier au sein du réseau Valormat afin de favoriser les synergies et de soutenir l'activité des installations du groupe. FIlières de valorisation Plateforme de recyclage type Valormat, valorisation en granulats recyclés, réaménagement de carrière. En France uniquement, type de REP si applicable Pas de sans frais + REP PRO (emballageS pro = sceaux résines...)

PAPIER/CARTON/EMBALLAGES artisans du bâtiment, négoces de matériaux, entreprises de second œuvre, cabinets d’architecture. Clients type En cas de matériaux souillés ou non recyclables, orientation possible vers la valorisation énergétique. Si de grosses quantités de carton arrivent sur site, réfléchir à investir dans un compacteur, ou faire appel à un prestataire local. Déchets acceptés Exutoire généralement gratuit à faiblement rémunérateur ; les flux souillés ou contaminés sont orientés vers des filières payantes. FIlières de valorisation centre de tri, filière papier-carton, papeterie, cartonnerie ou filière emballages. Acceptés : tous types de papiers, cartons et emballages papier- carton, propres ou souillés. Refusés : déchets contaminés par l'amiante ou fortement mélangés à des déchets non conformes. DÉCHETS VERTS paysagistes, entreprises d’entretien des espaces verts, collectivités, élagueurs. Clients type Acceptés : déchets végétaux issus de l’entretien des jardins et espaces verts (branches, tailles de haies, feuilles, tontes de pelouse, arbustes, fleurs, résidus d’élagage et petits troncs). Refusés : déchets verts contaminés, terres en quantité importante, souches volumineuses non conformes, déchets alimentaires, bois traités, ainsi que les flux fortement mélangés à des déchets non végétaux ou contenant de l’amiante. Déchets acceptés Le broyage des déchets verts permet d’améliorer significativement la rentabilité et les possibilités de valorisation du flux. Cependant c’est une opération complexe qui demande des investissements. Selon le contexte local, des débouchés de proximité, notamment auprès des paysagistes, peuvent également être mobilisés. Les volumes restent toutefois fortement saisonniers et certains déchets (souches, gros troncs, végétaux souillés) peuvent nécessiter des filières spécifiques. Exutoire gratuit ou payant en fonction des exutoires. Filière de revalorisation plateforme de compostage, broyage, valorisation en compost, paillage, amendement organique ou valorisation énergétique / biomasse selon la nature et la taille des végétaux. GRAVATS DE CHANTIER entreprises de démolition, maçons, entreprises de rénovation, entreprises de gros œuvre. Clients type Acceptés : gravats minéraux propres (béton, briques, tuiles, céramiques), avec présence limitée d'indésirables facilement séparables. Refusés : gravats souillés, amiantés ou fortement mélangés à des déchets non inertes (bois, plastique, plâtre, isolants, etc.). Déchets acceptés Les gravats représentent un flux massique à fort potentiel de valorisation, permettant d’alimenter durablement les filières de recyclage. Exutoire payant à privilégier au sein du réseau Valormat afin de favoriser les synergies et de soutenir l'activité des installations du groupe. FIlières de valorisation plateforme de recyclage type Valormat, valorisation en matériaux de travaux publics, remblaiement de carrière.

PLÂTRE plaquistes, entreprises d’aménagement intérieur, entreprises de rénovation, constructeurs de bâtiments. Clients type Acceptés : plaques de plâtre, carreaux de plâtre et chutes de pose, avec présence limitée d'indésirables facilement séparables. Refusés : déchets amiantés ou flux fortement mélangés à des déchets non conformes. Déchets acceptés Le plâtre dispose aujourd'hui de filières en voie de développement. La qualité du tri à la source est déterminante, car la présence d'impuretés peut rapidement dégrader les possibilités de valorisation. C’est un exutoire particulièrement recherché par les chantiers qui en déposent en grandes quantités. Exutoire fortement payant FIlières de valorisation plateforme spécialisée de tri et préparation du plâtre, filière de recyclage du gypse pour réintégration dans la fabrication de nouvelles plaques de plâtre, sous conditions de qualité du flux. VERRE miroitiers, menuisiers, entreprises de rénovation, façadiers.Clients type Acceptés : bouteilles, bocaux, vitrages, vitres, miroirs et autres déchets verriers, avec présence limitée d’indésirables facilement séparables. Refusés : verre contaminé par des substances dangereuses, déchets amiantés ou flux fortement mélangés à des déchets non conformes. Déchets acceptés Les bouteilles et contenants doivent être vidés avant leur dépôt afin d'éviter toute contamination du flux, ce qui constitue un réel frein à l’acceptation de ce flux. Exutoire faiblement payant FIlières de valorisation centre de tri, filière de recyclage du verre, verrerie ou valorisation matière selon la qualité du flux. PNEUS entreprises de travaux publics, sociétés de transport, garages poids lourds, loueurs d’engins, entreprises de démolition. Clients type Acceptés : pneumatiques usagés VL (véhicules légers), PL (poids lourds) Refusés : pneumatiques contaminés ou fortement mélangés à d'autres déchets. Déchets acceptés Le stockage des pneumatiques requiert une vigilance particulière en raison des risques d'incendie. Leur prise en charge est généralement facturée à l'unité selon leur taille et la présence d'une jante. Exutoire fortement payant FIlières de valorisation collecteur agréé, filière REP pneumatiques, réemploi, rechapage, granulation, valorisation matière ou valorisation énergétique, notamment en cimenterie.

PLASTIQUE menuisiers PVC, façadiers, poseurs de réseaux, entreprises du bâtiment.Clients type Acceptés : films plastiques, gaines, tuyaux PEHD/PVC, chutes de menuiseries PVC, bidons plastiques vides, emballages plastiques, bâches et autres déchets plastiques triés. Refusés : plastiques contaminés par des substances dangereuses, déchets amiantés ou flux fortement mélangés à d'autres déchets non conformes. Déchets acceptés Les exutoires de valorisation dépendent du type de plastique collecté. Un tri plus précis (mais complexe) des flux permet d’orienter chaque plastique vers la filière la plus adaptée, d’améliorer les performances de recyclage et de réduire les coûts de traitement. Par exemple, certains exutoires sont spécialisés dans la reprise des plastiques d’emballage, tels que les bouteilles en PET ou les films plastiques. Exutoire souvent payant FIlières de valorisation centre de tri, recycleur plastique, valorisation matière si le flux est propre et trié, ou valorisation énergétique / CSR (Combustible Solide de Récupération) si le plastique n’est pas recyclable. BOIS A Bois propre non traité : palettes non souillées, cagettes, chutes de bois brut. Clients type Menuisiers, charpentiers, entreprises de construction bois, plateformes logistiques. Acceptés : palettes non souillées, cagettes, bois massif non traité, chutes de sciage et de menuiserie. Refusés : bois peints, vernis, traités ou fortement contaminés. Déchets acceptés Le bois A est le flux bois le plus valorisable. Un tri rigoureux permet d'accéder à des exutoires rémunérateurs et à des débouchés en réemploi ou valorisation matière. À titre indicatif, un flux peut être assimilé à du bois lorsqu’il contient moins de 10 % d’éléments assimilables à du DIB. Exutoire neutre à faiblement rémunérateur FIlières de valorisation Centre de broyage, fabrication de panneaux, réemploi, valorisation matière. BOIS B Bois traité non dangereux : bois peint, verni, collé, panneaux, aggloméré, contreplaqué, meubles. Clients type Entreprises de rénovation, démolisseurs, menuisiers, entreprises générales. Acceptés : bois peints, vernis, agglomérés, contreplaqués, panneaux et meubles. Refusés : bois dangereux (créosote, traverses SNCF, bois fortement imprégnés). Déchets acceptés Le bois B constitue généralement le principal gisement des plateformes Ecotri. Sa valorisation dépend fortement de la qualité du tri et des débouchés locaux. Exutoire payant FIlières de valorisation Plateforme bois spécialisée, fabrication de panneaux, biomasse sous conditions, valorisation énergétique.

BOIS C Bois dangereux : bois fortement traité, traverses de chemin de fer, poteaux télécom, bois créosoté ou imprégné de produits dangereux. Clients type Démolisseurs, industriels, gestionnaires d'infrastructures. Acceptés : traverses de chemin de fer, poteaux télécom, bois créosotés ou imprégnés de produits dangereux. Refusés : flux mélangés ne permettant pas l'identification des déchets dangereux. Déchets acceptés Le bois C est un déchet dangereux nécessitant une traçabilité renforcée et des exutoires spécialisés. Exutoire fortement payant FIlières de valorisation Filières déchets dangereux agréées. MÉTAUX FERREUX Métaux ferreux : acier, ferraille, fonte, armatures, IPN, tôles, etc. Clients type Entreprises de démolition, métalliers-serruriers, entreprises de construction métallique, entreprises de travaux publics. Acceptés : acier, ferraille, fonte, armatures, IPN, charpentes métalliques, tubes et profilés métalliques. Refusés : métaux contaminés par des substances dangereuses ou fortement mélangés à des déchets non conformes. Déchets acceptés Les métaux ferreux constituent un flux récurrent sur les chantiers. Bien que leur valeur unitaire soit relativement faible, les volumes collectés permettent de générer des recettes régulières. Exutoire rémunérateur FIlières de valorisation Ferrailleur, broyeur, centre de recyclage des métaux, aciérie, fonderie. MÉTAUX NON FERREUX Métaux non ferreux : cuivre, aluminium, zinc, plomb, inox, laiton, câbles, etc. Clients type Électriciens, plombiers-chauffagistes, métalliers, façadiers, entreprises de démolition. Acceptés : cuivre, aluminium, zinc, plomb, inox, laiton, câbles et autres métaux non ferreux. Refusés : métaux contaminés par des substances dangereuses ou fortement mélangés à des déchets non conformes. Déchets acceptés Les métaux non ferreux constituent les flux les plus rémunérateurs. Un tri rigoureux des différentes matières permet d'optimiser significativement leur valeur de revente. Cependant, les volumes de métaux à très forte valeur ajoutée demeurent généralement limités, les détenteurs de ces déchets privilégiant souvent des filières spécialisées. Exutoire très rémunérateur FIlières de valorisation Recycleur spécialisé, négociant en métaux, affineur, fonderie, plateforme de recyclage.

ISOLANTS entreprises d’isolation, plaquistes, entreprises de rénovation énergétique, entreprises de démolition, entreprises générales du bâtiment. Clients type Acceptés : laines minérales (laine de verre, laine de roche), isolants synthétiques (PSE, XPS, PU) et autres isolants triés, avec présence limitée d’indésirables facilement séparables. Refusés : isolants amiantés ou fortement mélangés à d’autres déchets non conformes. Déchets acceptés Les isolants doivent être stockés à l’abri de l’humidité afin de préserver leur potentiel de valorisation. Exutoire payant FIlières de valorisation Plateformes spécialisées dans les isolants, recycleurs ou fabricants disposant d’une filière de reprise. AMIANTE (SI ACCEPTÉ) entreprises de désamiantage, entreprises de démolition, couvreurs, entreprises de rénovation. Clients type Acceptés : déchets amiantés conditionnés conformément à la réglementation (big bags homologués, emballages étanches, étiquetage réglementaire). Refusés : déchets amiantés non conditionnés, non identifiés, détériorés ou mélangés à d'autres déchets non conformes. Déchets acceptés Une autorisation et un processus spécifiques conforme à la réglementation doivent être mis en place pour encadrer le dépôt et la gestion des déchets amiantés. Exutoire payant compensé par un prix de reprise élevé, permettant une très bonne rentabilité du flux surtout si il n’y a pas d’autres compétiteurs. FIlières de valorisation ISDD (Installation de Stockage de Déchets Dangereux) pour les déchets amiantés les plus contraignants, ISDND en alvéole dédiée pour certains déchets d’amiante lié, ou vitrification / inertage selon les filières disponibles. D3E électriciens, climaticiens, entreprises de maintenance, entreprises de démolition intérieure. Clients type Acceptés : appareils électroménagers, équipements électriques, luminaires, câbles, outils électriques, matériels informatiques, équipements électroniques et composants associés. Refusés : équipements contaminés par des substances dangereuses non identifiées, déchets amiantés ou flux fortement mélangés à des déchets non conformes. Déchets acceptés Les batteries au lithium figurent parmi les déchets présentant le plus fort risque d’incendie. Elles doivent être isolées, stockées sous abri et protégées de toute exposition directe au soleil. De manière générale, ce flux doit être entreposé dans un espace cloisonnée, fermé et sécurisé afin de limiter tout risque de départ de feu ou de propagation. Exutoire gratuit voir faiblement rémunérateur FIlières de valorisation filière DEEE agréée, éco-organisme, centre de collecte spécialisé, démantèlement, dépollution et recyclage des composants valorisables : métaux, plastiques, verre, cartes électroniques, etc. Déchets d’équipements électriques et électroniques

Les matériaux présentés ci-dessus sont donnés à titre indicatif. Le choix des flux acceptés devra être adapté aux spécificités du territoire, aux besoins des acteurs locaux et aux débouchés de valorisation disponibles. La plateforme doit ainsi conserver une approche flexible, lui permettant d'intégrer tout flux valorisable compatible avec son fonctionnement et son modèle économique. D'un point de vue économique, les flux les plus attractifs sont généralement les déchets inertes, lorsqu'ils peuvent être valorisés via une installation de recyclage de type Valormat, ainsi que les métaux et le bois, sous réserve d'un tri de qualité et de l'existence d'exutoires performants à proximité. Par ailleurs, les entreprises de travaux et les donneurs d'ordre portent une attention particulière aux coûts de gestion des flux bois, plâtre et DIB/DND lorsqu'ils comparent les solutions disponibles localement. Le positionnement tarifaire sur ces flux stratégiques constitue donc un facteur déterminant de compétitivité et d'attractivité pour l'Ecotri. Il convient de s'assurer que les exutoires disposent de l'ensemble des autorisations administratives et réglementaires requises. Selon la réglementation locale, l'exploitant peut être tenu de vérifier la conformité juridique des filières de traitement et de garantir la traçabilité des déchets jusqu'à leur destination finale. DND / DIB — TRIABLE entreprises générales du bâtiment, artisans multiservices, entreprises de rénovation, entreprises de maintenance. Clients type Acceptés : déchets non dangereux issus des activités du bâtiment, de l’artisanat et des PME, présentant un potentiel de tri et de valorisation (fines, bois A et B, ferrailles, cartons, gravats, plâtre, etc.). Refusés : déchets dangereux, amiantés, explosifs ou radioactifs, ainsi que tout flux contenant une proportion significative de déchets non conformes ou ne permettant pas un tri et une valorisation satisfaisants. Déchets acceptés Flux orienté vers le tri à la réception en raison de son potentiel de valorisation matière. En sortie, un FMA doit peser entre 20 et 22 tonnes, indicateur d’un tri performant : au-delà, cela traduit une présence excessive de fines non récupérées ; en dessous, le chargement est insuffisant ou les matériaux sont trop légers. Exutoire payant FIlières de valorisation Une fois trié : production de CSR, valorisation énergétique. DIS - DÉCHETS INDUSTRIELS SPÉCIAUX entreprises de peinture, industriels, entreprises de maintenance, entreprises de démolition et dépollution. Clients type Acceptés : peintures, solvants, aérosols, produits chimiques, hydrocarbures, emballages souillés, bois C et autres déchets dangereux identifiés et conditionnés conformément à la réglementation. Refusés : déchets non identifiés, non caractérisés, non conditionnés ou présentant un risque incompatible avec les autorisations du site. Déchets acceptés Cette catégorie regroupe des flux nécessitant une gestion et une traçabilité renforcées. L'identification du déchet dès son arrivée est essentielle pour garantir son orientation vers la filière adaptée et maîtriser les coûts de traitement. Une mauvaise caractérisation peut entraîner des surcoûts importants ou le refus de l'exutoire. La zone de stockage de ce flux doit également être cloisonée. Exutoire payant FIlières de valorisation filière déchets dangereux spécialisée, centre de traitement agréé, traitement physico-chimique, incinération spécialisée. DND / DIB ULTIME — NON TRIABLE entreprises générales du bâtiment, artisans multiservices, entreprises de rénovation, entreprises de maintenance. Clients type Acceptés : déchets non dangereux résiduels du bâtiment, de l’artisanat et des PME, ne présentant pas de potentiel de tri ou de valorisation suffisant. Refusés : déchets dangereux, amiantés, explosifs, radioactifs ou contenant une proportion significative de déchets non conformes. Déchets acceptés Exutoire payant Flux orienté dès la réception vers l’élimination ou la valorisation énergétique car le potentiel de tri est insuffisant. FIlières de valorisation centre de tri DND/DIB, récupération des fractions valorisables, production de CSR, valorisation énergétique.

Accueil et le contrôle à la bascule1Implanter la bascule à un point de passage obligatoire, pour garantir le contrôle systématique des flux et limitant les risques de contournement. Mettre en place un système de pré-enregistrement optionnel pour faciliter l’accueil. Afficher clairement la liste des déchets acceptés, soumis à conditions et refusés afin d’éviter les litiges et d’anticiper les refus. Conserver un registre des refus, documenté et daté : utile en cas de litige, dépôt sauvage ultérieur ou contrôle réglementaire. Rediriger les gros volumes de béton, gravats ou démolitions de chaussée vers un Valormat afin d’optimiser la logistiqueLE PROCESSUS OPÉRATIONNELBONNES PRATIQUESPOINTS DE VIGILANCEEn cas d’indisponibilité de la bascule, prévenir les clients en amont, faire appel à l’assistance technique et trouver une solution avec l’équipement disponible.Définir une procédure claire en cas de surcharge ou de suspicion de non-conformité.Former le personnel à détecter rapidement les entrants non conformes, tout en préservant la relation client. Assurer le suivi et la traçabilité des flux entrants et sortants, tout en contrôlant la conformité des déchets. Garantir un passage rapide, clair et sécurisé pour les chauffeurs. Il est important de vous référer à la réglementation locale pour les procédures de contrôle, d’enregistrement et d’archivage.OBJECTIFÉTAPES CLÉSAccueillir le chauffeur, enregistrer son passage et enregistrer le poids du véhicule. Vérifier la conformité du chargement avec les documents préalables (si applicable) et les critères d’acceptations, et éditer les données nécessaires au suivi. Réaliser un contrôle visuel et olfactif afin de repérer d’éventuelles non-conformités (plâtre, hydrocarbures, déchets dangereux) depuis la cabine.Les clients voulant déposer plusieurs déchets déjà triés devront repasser plusieurs fois sur la bascule. Sinon ils paient le prix non trié. Un refus réalisé à l'entrée est une protection pour la plateforme. Un chargement douteux accepté par facilité peut mobiliser plusieurs heures d'exploitation, générer des coûts de reprise importants et exposer le site à des risques réglementaires ou de sécurité.

ASTUCE TERRAINL'installation, à l'entrée du site, d'un panneau comportant des QR codes permet d'orienter les clients vers des informations détaillées sur le fonctionnement de la plateforme, les consignes de tri et les règles de sécurité. Ces QR codes peuvent également être utilisés pour la signature dématérialisée d'une décharge ou d'un règlement intérieur, rappelant les responsabilités des utilisateurs lors de leurs interventions sur site. Cette formalité peut être réalisée une seule fois par an et par véhicule identifié via sa plaque d'immatriculation. Quatre modes d’exploitation de la pesée peuvent être envisagés sur une plateforme de recyclage ou en carrière. Le choix dépend principalement des volumes entrants, du niveau d’autonomie recherché, de l’organisation du site et du degré de digitalisation souhaité. Quel que soit le dispositif retenu, il est recommandé de photographier le camion et la benne à chaque passage afin d’assurer la traçabilité et de faciliter les contrôles en cas de non-conformité. Le contrôle visuel reste le moyen le plus fiable pour détecter rapidement une anomalie avant déchargement. Il repose sur la vigilance de l’opérateur, qui doit être formé à repérer : matériaux suspects, couleurs anormales, présence d’éléments indésirables (plastiques, bois, plâtre, bitume inattendu…), odeurs particulières (hydrocarbures, brûlé…), fumées, vapeur ou liquides. Une grille de contrôle simple, avec photos d’exemples, peut aider à uniformiser les pratiques entre sites. En complément, il existe des Packs dans le commerce (En France : Pack ISDI - Inertes, Sols, Déchets Inertes), permettant une identification des potentiels polluants via des analyses appropriées, en quelques jours.Selon les réglementations locales, un document préalable peut être obligatoire et implique un processus de vérification spécifique. En France, le Document d’Acceptation Préalable (DAP) comprend notamment la justification d’absence d’amiante et les analyses d’HAP (hydrocarbures aromatiques polycycliques). Il est important de se référer à la réglementation locale. S’il existe une base de données nationale recensant les sites industriels, abandonnés ou en activité, susceptibles d'engendrer une pollution de l'environnement, il est également possible d’évaluer le risque environnemental du chantier avant d’en recevoir les déchets (ex: le site internet BASIAS en France). Pesée mobile avec saisie terrain Le conducteur de la chargeuse saisit les données dans une tablette depuis son engin. Le pesage s’effectue sur la bascule, avec impression directe du bon. Facile à déployer, ce système est pertinent pour les sites temporaires ou de faible volume. Investissement : ~10k€ Pesée automatisée sur borne Système entièrement automatisé : le chauffeur renseigne lui-même les informations sur une borne et récupère le bon de livraison en sortie. Cette solution est adaptée aux sites à fort trafic. Investissement : ~50k€ Pesée traditionnelle avec opérateur sur site L’opérateur est présent sur site. Il contrôle les entrants et édite le bon de pesée/sortie. Le bâtiment est préférablement surélevé à hauteur de cabine pour limiter les déplacements du chauffeur et faciliter l’échange. Pesée déportée avec opérateur à distance L’opérateur gère plusieurs sites à distance grâce à un interphone, une caméra et une imprimante locale. Cette configuration convient aux petits sites distants nécessitant un suivi centralisé. Investissement : ~15k€ La documentation préalable Les différentes typologies de pesée Le contrôle visuel et olfactif L’ACCUEIL ET LE CONTROLEFOCUS SUR: L’installation d’un portique de détection de déchets radioactifs à l’entrée du site peut être imposée par la réglementation ou, à défaut, est fortement recommandée. Cet équipement représente un investissement moyen d’environ 5k€.

Déchargement des flux2Prévoir des voies de circulation adaptées, idéalement à sens unique, et séparer les cheminements piétons des zones véhicules. Limiter les angles morts et sécuriser les zones sensibles, notamment les zones où les clients bâchent ou débâchent leurs véhicules. Identifier clairement les zones de déchargement et les casiers avec une signalétique simple et visible : couleurs, numéros, pictogrammes. Positionner les zones de dépôt en fonction des volumes attendus et de leur fréquence d’utilisation afin de limiter les déplacements internes. Utiliser, des séparations physiques entre flux : blocs béton empilables ou dispositifs équivalents. Former les opérateurs au contrôle des chargements, à la gestion des non- conformités et à la communication avec les clients.LE PROCESSUS OPÉRATIONNELBONNES PRATIQUESPOINTS DE VIGILANCE Recevoir les déchets entrants dans des zones dédiées, en garantissant la sécurité des usagers, la conformité des apports et la bonne orientation des flux avant leur traitement.OBJECTIFÉTAPES CLÉSIdentifier des zones de déchargement distinctes pour séparer les catégories principales d’entrants. Déposer les déchets sur des aires stabilisées et accessibles aux engins de manutention, permettant leur contrôle, leur éventuel tri complémentaire puis leur transfert vers le fond du casier. Réaliser une seconde inspection visuelle et olfactive (notamment la présence d’hydrocarbures) lors du déchargement, afin de confirmer la conformité des déchets en fond de camion et/ou d’identifier un besoin de tri préalable. En cas de doute sur la nature d’un matériau, isoler le lot et le soumettre à une analyse. Limiter la hauteur des stocks pour assurer la sécurité des opérateurs (risque d’éboulement si fronts de stocks droits), faciliter les opération et réduire les nuisances (pollution visuelle). Éviter tant que possible le stockage prolongé des matériaux. Adapter l’implantation des zones pour que les engins puissent opérer en sécurité et avec une bonne visibilité.

Privilégier les opérations de tri pendant les périodes de faible affluence afin de limiter la gêne occasionnée aux clients et l’impact sur l’exploitation du site, tout en gardant un rythme de tri minimal journalier. Organiser les bennes et les zones de stockage de manière à réduire les déplacements des engins et les temps de manutention. Porter une attention particulière au tri des des matériaux à fort potentiel valorisable (métaux non ferreux, bois A, etc.), dont la valorisation peut représenter un enjeu économique important. Effectuer des contrôles visuels réguliers durant les opérations afin d’éviter la propagation d’erreurs de tri dans les différents casiers. Maintenir les zones de tri et de stockage propres et dégagées pour garantir la sécurité des opérateurs et l’efficacité des opérations.Positionner des bennes ou contenants de tri à proximité de la zone de déchets non triés afin de limiter les déplacements de la pince/pelle mécanique et d’optimiser les opérations de manutention. Réaliser le tri des déchets en répartissant les différents matériaux dans les bennes ou dédiées. Transférer les matériaux triés vers les zones de stockage correspondantes. Contrôler régulièrement la qualité du tri dans chaque casier afin de repérer les erreurs de classement ou les déchets indésirables. Corriger les non-conformités à l’aide de la pelle mécanique ou manuellement lorsque des matériaux incompatibles sont identifiés.Tri et Correction3LE PROCESSUS OPÉRATIONNELBONNES PRATIQUESPOINTS DE VIGILANCE Séparer les déchets déposés par catégorie de matériaux, corriger les erreurs de dépôt et garantir la qualité des flux avant leur expédition vers les exutoires. La qualité du tri conditionne directement la valeur des déchets.OBJECTIFÉTAPES CLÉS Préserver la qualité des flux déjà triés en évitant tout mélange lors des opérations de déchargement et de manutention. Les clients peuvent par inadvertence décharger dans un lot déjà trié. Des bonbonnes de gaz peuvent être présentes dans les lots. Lors des opérations de poussée au DIB, l’opérateur doit redoubler de vigilance afin de détecter tout élément dangereux. L’engin doit être maintenu propre afin de limiter les risques de départ de feu, et aucune personne à pied ne doit se trouver à proximité pendant l’opération. Distinguer la zone de manœuvre (tri à la main) et la zone de tri par l’engin par mesure de sécurité. Maintenir un rythme d’opérations adapté afin de ne pas se laisser déborder par le volume à traiter.

Expédition vers les filières 4 Charger les bennes avant l'arrivée du poids lourd afin d'éviter l'immobilisation du véhicule sur site et de fluidifier la circulation. Evacuer en priorité les casiers proches de la saturation, ainsi que le DIB, les bois et végétaux. Maximiser le remplissage des bennes de transport tout en respectant les contraintes réglementaires de poids et de sécurité. Maintenir des stocks suffisamment faibles pour préserver les capacités d'accueil de la plateforme, tout en conservant un volume adéquat pour organiser des transports optimisés. Anticiper les enlèvements en fonction des capacités des exutoires et des volumes attendus sur la plateforme. Réaliser un contrôle visuel final avant chaque expédition afin d'éviter les refus de chargement ou les pénalités liées à la présence d'impuretés. Assurer une traçabilité rigoureuse des tonnages évacués afin de faciliter le pilotage des performances de recyclage et de valorisation. Renégocier annuellement les tarifs des exutoires LE PROCESSUS OPÉRATIONNEL BONNES PRATIQUES POINTS DE VIGILANCE Organiser l’expédition des déchets triés vers les exutoires adaptés afin de libérer les capacités de stockage et valoriser les flux tout en optimisant les coûts de transport. OBJECTIF ÉTAPES CLÉSContrôler les matériaux : vérifier la conformité des déchets triés et l'absence d'impuretés avant leur expédition. Préparer la benne d'évacuation : transférer les matériaux triés dans une benne de transport adaptée. Charger le véhicule de transport : installer ou charger la benne sur le camion de l'agence ou du prestataire, dans le respect des consignes de sécurité et de la réglementation applicable au transport. Vérifier les conditions de réception des exutoires avant expédition. Les contraintes météorologiques (vent, pluie) ou horaires peuvent perturber les enlèvements, tandis que l'humidité peut augmenter le poids des déchets et les coûts associés. Prévoir plusieurs exutoires par flux afin de sécuriser les débouchés, maintenir une mise en concurrence et garantir une solution de repli en cas d'indisponibilité de l'un d'eux.

Planifier des rondes quotidiennes avant démarrage pour inspection visuelle et vérification des points critiques. Faire le tour du site à pied périodiquement (y compris sur les côtés) ainsi que des visites croisées entre sites. Faire régulièrement des photographies du site pour comparer. Prévoir un temps dédié chaque semaine pour la maintenance (1 après-midi à 1 journée selon le site et les équipements). Documenter chaque intervention dans un registre de maintenance. Former les opérateurs à détecter les signes précoces d’anomalie.Mettre en place un plan de maintenance préventive couvrant les engins, bascules et réseaux techniques (électricité, eau, télécommunication). Réaliser des contrôles périodiques (extincteurs, installations électriques, bassin de rétention). Organiser un entretien régulier du site : nettoyage des zones de circulation, déblaiement des pistes, gestion des végétaux, réparation des clôtures et signalétiques.L’ENTRETIEN DU SITEBONNES PRATIQUESPOINTS DE VIGILANCE Assurer la continuité de l’activité, la sécurité du personnel et la durabilité des équipements par une maintenance préventive rigoureuse et un entretien régulier du site. Garantir l’image professionnelle et la fiabilité du site auprès des clients, des partenaires et des autorités.OBJECTIFÉTAPES CLÉS Adapter la fréquence de maintenance aux conditions locales (météo, type de déchets entrants, taux d’humidité). Sécuriser les zones d’intervention pendant la maintenance (balisage, consignation, autorisation d’accès). Ne pas reporter les opérations de maintenance sous prétexte d’activité forte : un arrêt non prévu coûte toujours plus cher qu’un arrêt planifié. Une déchèterie bien exploitée peut ressembler à un site industriel organisé ; une déchèterie mal entretenue ressemble rapidement à un dépotoir. La propreté quotidienne du site, le rangement des stocks, l'entretien de la signalétique et l'évacuation régulière des flux constituent donc des actes de production à part entière et non des tâches secondaires.Ecotri de Marcoussis - Tersen

Limiter le nombre d’indicateurs : privilégier ceux qui influencent directement la performance. Utiliser des tableaux de bord visuels accessibles à l’équipe. Favoriser la transparence : un tableau de bord clair crée une dynamique collective. Intégrer les retours d’expérience d’autres sites pour améliorer ses propres pratiques.BONNES PRATIQUESPOINTS DE VIGILANCE Éviter les indicateurs trop complexes ou trop nombreux. Vérifier la fiabilité et la mise à jour des données avant toute analyse. Ne pas se limiter aux données économiques : intégrer les aspects qualité et environnement. Piloter l’efficacité technique, économique, environnementale et commerciale du site à travers des indicateurs simples et partagés. Assurer une amélioration continue des pratiques, la maîtrise des coûts et la valorisation du savoir-faire interne.OBJECTIFÉTAPES CLÉSDéfinir des indicateurs de suivi adaptés à la taille et au type de plateforme (volumes traités, taux de valorisation, rendement matière, marge brute, conformité qualité). Mettre en place un tableau de bord regroupant les données clés : production, sécurité, maintenance, environnement, satisfaction client. Analyser les écarts et les tendances : comparer les résultats mensuels/annuels avec les objectifs fixés. Partager les résultats en interne pour impliquer les équipes dans la performance du site. Mettre en œuvre des actions correctives en cas de dérive (réorganisation, formation, maintenance, ajustement commercial). Valoriser les bonnes pratiques en diffusant les retours d’expérience et les réussites locales.LA PERFORMANCEEcotri de Pierrelaye - Tersen

Production Volumes entrants par type de matériau Poids sortants par type de produit Taux de remplissage des casiers Objectif : mesurer la capacité réelle du site à traiter et transformer la matière. Productivité Temps attente moyen à l’entrée ou bascule Temps d’utilisation des engins (temps utile vs. temps disponible) Objectif : identifier les blocages, optimiser les calendriers de production. Valorisation Taux de valorisation global : tonnes valorisées / tonnes entrantes Taux de valorisation par flux Taux de refus de tri/non-conformité (coté exutoire) Objectif : maximiser la valeur créée à partir des entrants. Qualité Taux de conformité des produits finis Nombre de lots mis en quarantaine Objectif : sécuriser la satisfaction client et éviter les litiges. Environnement Consommation d’eau (aspersion, lavage) Consommation électrique / gasoil Nombre d’incidents environnementaux Mesures bruit selon la règlementation locale Objectif : réduire les nuisances et maîtriser les coûts environnementaux. Économie Marge brute / tonne sortante (indicateur clé pour arbitrer les prix). Marge brute / tonne entrante (indicateur clé pour arbitrer les prix). Coût de transport vers les exutoires Objectif : assurer la pérennité économique du site et orienter les décisions stratégiques. Relation client Taux de refus camions : trop haut : site trop restrictif, perte de volumes trop bas : dérive de qualité, risques réglementaires Taux de clients récurrents Objectif : fluidifier l’expérience client et renforcer l’attractivité du site. Sécurité Taux de fréquence des accidents Nombre de départs de feu/alertes incendies Objectif : réduire les risques et structurer la culture sécurité. LES INDICATEURS DE PERFORMANCEFOCUS SUR: Ces exemples d’indicateurs permettent un pilotage clair, concret et actionnable de l’activité :

Former le personnel aux bons gestes environnementaux (nettoyage, tri, gestion des produits dangereux). Bruit Contrôler le niveau de bruit et les vibrations pour protéger le personnel et limiter les nuisances sur le voisinage. Utiliser des dispositifs plus silencieux si besoin (alarmes de recul à son modulé (ex: cri du lynx), merlons acoustiques). Adapter les horaires d’opération de tri et de déblaiement en fonction de la sensibilité du voisinage. Eaux Mettre en place des bassins de décantation pour retenir les sédiments. Installer des séparateurs d’hydrocarbures lorsque nécessaire. Stocker séparément les eaux potentiellement polluées pour traitement. Odeurs Les déchets réceptionnés sur un écotri sont majoritairement inertes et ne doivent normalement pas générer d’odeurs. En cas d’odeur inhabituelle, il est nécessaire d’en identifier rapidement l’origine afin de prévenir tout risque ou dysfonctionnement. Les causes possibles peuvent être liées au stockage des déchets, à la présence d’hydrocarbures, de produits chimiques, d’eaux stagnantes ou de matières organiques.LA GESTION ENVIRONNEMENTALEBONNES PRATIQUESPOINTS DE VIGILANCE Adapter les mesures aux contraintes locales (climat, réglementation, sensibilité du voisinage). Ne pas négliger la communication externe : un incident environnemental mineur peut impacter la perception du site. Documenter toutes les actions pour démontrer la conformité et anticiper les contrôles. Préserver l’environnement tout en assurant la conformité réglementaire et assurer l’acceptabilité locale du site en limitant les nuisances (bruit, poussières, eaux, biodiversité). La gestion environnementale dépend en grande partie de la réglementation locale.OBJECTIFÉTAPES CLÉSIdentifier et maîtriser les impacts environnementaux dès la conception du site (études bruit, eaux, poussières, biodiversité). Mettre en œuvre un plan de gestion environnementale intégrant les procédures de surveillance, de mesure et de prévention. Mettre en place un suivi périodique : contrôles internes, prélèvements, bilans environnementaux et actions correctives.

Identifier les synergies locales : analyser les besoins du territoire et des partenaires (BTP, collectivités, industriels) pour repérer les opportunités de nouvelles filières. Sélectionner les activités complémentaires : choisir les services les plus pertinents au regard des capacités du site et de leur rentabilité potentielle. Adapter l'organisation du site : mettre en place les équipements, les espaces de stockage et les procédures nécessaires. Former les équipes : s'assurer que les opérateurs maîtrisent les nouvelles activités et les exigences associées. Promouvoir les nouveaux services : communiquer auprès des clients existants et prospecter de nouveaux marchés. Suivre la performance : mesurer les volumes, les marges générées et la satisfaction client afin d'ajuster l'offre.LA DIVERSIFICATIONBONNES PRATIQUESPOINTS DE VIGILANCEÉlargir l'offre de services de la plateforme afin de développer de nouvelles sources de revenus, optimiser l'utilisation des équipements et des infrastructures, fidéliser la clientèle et renforcer l'attractivité du site sur son territoire.OBJECTIFÉTAPES CLÉS Privilégier les activités s'appuyant sur les équipements déjà présents afin de limiter les investissements. Rechercher des synergies entre les différentes activités du site pour améliorer la rentabilité globale. Évaluer régulièrement la rentabilité de chaque service et abandonner les activités insuffisamment performantes. Mettre en avant les bénéfices économiques et environnementaux des matériaux recyclés auprès des clients. Anticiper les évolutions réglementaires et les nouveaux marchés liés à l'économie circulaire.Éviter la sur-diversification : chaque activité doit rester maîtrisée et rentable.Maintenir la cohérence de l’image du site (propreté, organisation, signalétique).Éviter que les nouvelles activités mobilisent excessivement les ressources du site.

LES PISTES DE DIVERSIFICATION La recherche régulière d'appels d'offres et une grande flexibilité dans les services proposés sont indispensables pour répondre aux besoins, qu'ils soient ponctuels ou récurrents, des collectivités, des industriels et des acteurs économiques du territoire. Cette capacité d'adaptation permet à l'Ecotri de diversifier ses sources de revenus tout en consolidant son ancrage local. Le bois constitue un exemple particulièrement intéressant pour le Groupe. Selon sa qualité, il peut être : préparé pour des filières de recyclage transformé en combustible biomasse orienté vers des unités de valorisation énergétique utilisé comme matière première pour certaines industries du bois Les déchets verts offrent également plusieurs possibilités de valorisation : compost amendement organique biomasse combustible selon les besoins du territoire L'ajout d'une ligne de tri équipée d'un crible permet de séparer les fines des éléments valorisables contenus dans les DIB. Cette étape améliore la qualité des flux produits, augmente les taux de valorisation et réduit les tonnages orientés vers le DIB ultime. Lorsque les volumes sont suffisants, le développement d'une filière en interne permet de mieux maîtriser les débouchés tout en créant davantage de valeur. Valoriser certains flux en interne Développer de nouvelles filières Les opportunités de diversification peuvent également inclure : le négoce de matières recyclées (métaux, bois, plastiques, granulats, etc.) le développement de zones de réemploi en collaboration avec des associations locales la recherche de nouveaux flux valorisables : à titre d’exemple, la production de Combustibles Solides de Récupération (CSR) constitue une piste intéressante pour les déchets non recyclables à fort pouvoir calorifique. Cette filière permet de valoriser certains flux qui seraient autrement orientés vers l'enfouissement. L'Ecotri devient alors non seulement un centre de collecte, mais également un acteur de l'économie circulaire locale. Développer les services autour de l'Ecotri La diversification ne passe pas uniquement par la valorisation des matériaux. Elle peut également s'appuyer sur des prestations de services à forte valeur ajoutée : location et mise à disposition de bennes collecte et transport de déchets prestations logistiques accompagnement des clients sur le tri et la valorisation conseil réglementaire et accompagnement REP Ces activités permettent de fidéliser les clients tout en réduisant la dépendance économique aux seuls tonnages réceptionnés. L’Ecotri doit évoluer d’un rôle de centre de collecte à celui de créateur de valeur territoriale. En s’appuyant sur l’expertise historique du Groupe dans le BTP, sa stratégie doit renforcer les synergies avec les chantiers et proposer aux PME locales des solutions simples, efficaces et sécurisées pour la gestion et la valorisation de leurs déchets.

BASSIN DE RÉTENTION Ouvrage destiné à collecter temporairement les eaux pluviales avant leur infiltration, leur traitement ou leur rejet. CSR (Combustible Solide de Récupération) Combustible produit à partir de déchets non recyclables à fort pouvoir calorifique et destiné à la valorisation énergétique dans des installations adaptées, notamment certaines cimenteries. D3E (Déchets d’Équipements Électriques et Électroniques) Ancienne appellation couramment utilisée pour désigner les DEEE. DAP (Document d’Acceptation Préalable) Document permettant de vérifier la conformité d’un déchet avant son admission dans certaines filières de traitement ou de stockage. DEEE (Déchets d’Équipements Électriques et Électroniques) Équipements électriques ou électroniques arrivés en fin de vie : luminaires, climatiseurs, armoires électriques, électroménager, etc. DIB Ancienne appellation des Déchets Industriels Banals. Terme désormais remplacé par DND (Déchets Non Dangereux). DIB ULTIME Fraction résiduelle des déchets non dangereux ne présentant pas de potentiel de tri ou de valorisation suffisant et orientée vers l’élimination ou la valorisation énergétique. DIS Déchet Industriel Spécial. Ancienne appellation couramment utilisée pour désigner certains déchets dangereux. DND (Déchets Non Dangereux) Déchets ne présentant pas de caractère dangereux au sens de la réglementation. EPI (Équipements de Protection Individuelle) Équipements destinés à protéger les opérateurs : casque, gants, lunettes, protections auditives, chaussures de sécurité, etc. ETP (Équivalent Temps Plein) Unité permettant de mesurer les effectifs en fonction du temps de travail réellement consacré à l’activité. EXUTOIRE Installation ou entreprise autorisée recevant les déchets pour leur réemploi, leur recyclage, leur valorisation énergétique, leur traitement ou leur stockage. FILIÈRE Ensemble des acteurs et installations permettant la collecte, le traitement, le recyclage, la valorisation ou l’élimination d’un type de déchet. FMA (Fond Mouvant Alternatif) Semi-remorque équipée d’un plancher mobile permettant le déchargement horizontal des déchets ou matériaux sans bennage. Elle est couramment utilisée pour le transport des DND, CSR, bois et autres déchets en vrac. FLUX Catégorie homogène de déchets faisant l’objet d’un tri, d’un stockage ou d’une valorisation spécifique. HAP (Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques) Famille de composés chimiques recherchés lors de certaines analyses environnementales. ICPE (Installation Classée pour la Protection de l’Environnement) Activité soumise à une réglementation spécifique en raison des risques ou nuisances potentiels pour l’environnement. ISDD (Installation de Stockage de Déchets Dangereux) Centre autorisé à accueillir les déchets dangereux. ISDI (Installation de Stockage de Déchets Inertes) Centre autorisé à accueillir les déchets inertes non valorisables. ISDND (Installation de Stockage de Déchets Non Dangereux) Centre autorisé à accueillir les déchets non dangereux ne pouvant être valorisés. MASSIFICATION Action consistant à regrouper des volumes suffisants d’un matériau afin d’optimiser son transport, son traitement ou sa valorisation. NON-CONFORMITÉ Déchet, chargement ou situation ne respectant pas les critères d’acceptation, les exigences réglementaires ou les procédures d’exploitation applicables au site. PMCB (Produits et Matériaux de Construction du Bâtiment) Catégorie de produits et matériaux relevant de la filière REP PMCB. PONT-BASCULE Équipement permettant de peser les véhicules entrants et sortants. REP (Responsabilité Élargie du Producteur) Principe selon lequel les producteurs financent ou organisent la gestion de la fin de vie de certains produits ou matériaux qu’ils mettent sur le marché. REP PMCB Filière de Responsabilité Élargie du Producteur dédiée aux Produits et Matériaux de Construction du Bâtiment. TAUX DE VALORISATION Part des déchets orientés vers une filière de réemploi, de recyclage ou de valorisation énergétique par rapport au tonnage total reçu. TRAÇABILITÉ Ensemble des moyens permettant de suivre un déchet depuis son arrivée sur la plateforme jusqu’à sa valorisation ou son élimination finale. TRI À LA SOURCE Séparation des déchets directement sur le chantier ou chez le producteur avant leur transport vers l’Ecotri. VALORISATION Opération permettant le réemploi, le recyclage, la régénération de matière ou la valorisation énergétique d’un déchet. VALORISATION ÉNERGÉTIQUE Utilisation de déchets comme source d’énergie pour produire de la chaleur, de l’électricité ou un combustible de substitution. VALORMAT Plateforme de recyclage Colas dédiée principalement aux matériaux inertes du BTP. ZÉPHYR Logiciel métier utilisé pour la gestion opérationnelle et administrative de certaines plateformes. ZONE DE QUARANTAINE Zone dédiée à l’isolement temporaire des déchets suspects, non conformes ou en attente d’analyse ou de caractérisation avant orientation vers une filière adaptée.GLOSSAIRE

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