Contribution à l’histoire de la section manchoise de l’AMOPA. Soixante années au service de l’Éducation (1962-2022) Collectif d’amis et de membres de l’ordre des Palmes académiques dans le département de la Manche
Contribution à l’histoire de la section manchoise de l’AMOPA. 1 Cliché de couverture : annuaire de la section Amopa de la Manche diffusé en 1983. Collection particulière.
Contribution à l’histoire de la section manchoise de l’AMOPA. 2 Introduction : lutter contre l’ombre de l’oubli Peu nombreux demeurent celles et ceux susceptibles de rendre compte de l’histoire de la section de la Manche de l’association des membres de l’ordre des Palmes académiques. « Le temps s’en va. Le temps s’en va, dit le poète à sa dame bienaimée. Las ! Le temps, non, mais nous nous en allons … ». Au-delà même de l’indéniable dimension poétique, le truisme est d’une évidence absolue, inexorable vérité qui s’impose à nous tous. D’autant plus violente qu’elle touche des proches, venant compromettre, même parfois, interrompre des parcours de vie. C’est pourquoi il est apparu nécessaire de consigner cette histoire afin que l’ombre de l’oubli – sorte d’effet « oublioir » notamment avancé par Aimé Césaire - ne vienne complétement l’estomper. Il s'agit surtout d'ancrer les faits dans la mémoire collective afin d’éviter que le manque de sources n'autorise une reconstruction arbitraire dictée par l'actualité. De ce point de vue, la sagesse populaire touarègue est riche d’enseignements. Ainsi ce proverbe : « Si tu ne sais pas où tu vas, tu risques de mettre longtemps pour y arriver », voire de te perdre ! Dès lors, les hommes du désert ne manquent pas de sages conseils : « Si tu ne sais pas où tu vas, regarde d’où tu viens ». C’est finalement ce que propose cette brève contribution à l’histoire de l’ordre des Palmes académiques dans le département de la Manche. Que savons-nous de ses origines ? Quelles ont été les personnalités qui en ont été les promoteurs illustrant d’une certaine façon une formule attribuée à Bismarck : « Celui qui ne sait pas d’où il vient ne peut savoir où il va car il ne sait pas où il est » ? Or, confronté à l’absence d’archives le chercheur doit trouver des voies obliques, notamment celles de s’appuyer, quand il y a accès, aux témoignages, aux souvenirs et aux documents personnels, aux coupures de journaux, aux annuaires lorsqu’il en existe, faire parler les archives officielles des institutions. Il est vrai que dans cette période qu’il nous est donnée d’expérimenter, dite de post-vérité, complexe et mouvementée la mode est au storytelling ou de « communication narrative »1. En réalité, c’est une mise en récit qui relève finalement de l’art de raconter une histoire. Cette méthode, très en vogue dans ce monde moderne du post-factuel, du « conte de faits », justifie ce que Gérard 1 Luc VINOGRADOFF, « Les médias dans l’ère de la politique post-vérité », Le Monde, 12 octobre 2016.
Contribution à l’histoire de la section manchoise de l’AMOPA. 3 Bronner appelle une « démocratie des crédules »2. Méthode à pourfendre qu’à l’évidence contestent les sciences humaines et particulièrement les historiens soucieux de la vérité. 2 Gérard BRONNER, La démocratie des crédules, Paris, PUF, 2013, 352 p. Le mont Saint-Michel vu du Jardin public d’Avranches. © Yves Marion, 2016.
Contribution à l’histoire de la section manchoise de l’AMOPA. 4 I - L’Ordre des Palmes académiques : un héritage séculaire 1- De l’insigne impérial à l’ordre ministériel Les Palmes académiques telles qu’on les connaît aujourd’hui résultent du décret d’Edgar Faure, signé du président Coty, en date du 4 août 1955. Est ainsi créé l’ordre des Palmes académiques qui comprend trois grades, chevalier, officier et commandeur. L’arrêté du 30 novembre 1956 fixe le fonctionnement de l’ordre qui veille à l’observation des statuts et des règlements. L’ordre des Palmes académiques est un ordre ministériel placé sous l’autorité directe du ministre de l’Éducation nationale et donc des fonctionnaires d’autorité qui le représentent : recteur, directeurs académiques, inspecteurs, personnels de direction. Les décorations sont remises en son nom par un parrain d’un grade au moins équivalent à celui du récipiendaire. Un chevalier, par exemple, n’est pas habilité à remettre une décoration à un officier. 2- Une distinction de mérite et d’excellence Historiquement, cette distinction, plutôt un insigne, fut créée en même temps que les fondements du système d’instruction publique en France par décret impérial en date du 17 mars 1808 qui instaurait trois titres honorifiques « destinés à distinguer des fonctions éminentes et à récompenser des services rendus à l’enseignement ». Ces palmes napoléoniennes sont liées à des titres ou à des fonctions. L’insigne est brodé sur la toge universitaire portée par les membres de l’Université. C’est Napoléon III qui transforme cet insigne en décoration. Par décret en date du 9 décembre 1850, il n’existe plus que deux grades : officier d’Académie et officier de l’Instruction publique ouvert du même coup aux instituteurs. Conséquence de la loi Falloux du 15 mars 1850, ces distinctions peuvent être attribuées aux membres de l’enseignement privé. Les signes distinctifs sous la forme de décorations en quelque sorte portatives sont créés le 7 avril 1866 sur le rapport de Victor Duruy, un grand ministre de l’Instruction publique. Logo Amopa de la Manche. Essai, non retenu.2016.
Contribution à l’histoire de la section manchoise de l’AMOPA. 5 II – L’AMOPA : une association au service de la jeunesse 1 – Naissance et structure de l’association L’ordre des Palmes académiques créé en 1955 est l’aboutissement d’un siècle et demi d’évolutions successives alors que celui de la Légion d’honneur avait été créé dès 1802. Les promotions et nominations, prises par décret du Premier ministre, sur proposition du ministre de l’Éducation nationale, ont lieu deux fois par an, le 1er janvier et le 14 juillet. Le décret du 29 août 2018 annonce que les possibilités de nominations et promotions annuelles dans l’ordre des Palmes académiques sont abaissées de 45 % au total. La nouvelle répartition devient : commandeurs, 280, officiers, 1523, chevaliers, 4547. L’AMOPA, Association des membres de l’ordre des Palmes académiques est plus jeune. Elle a été créée le 30 octobre 1962 et reconnue d’utilité publique en 1968 sous la présidence de César Santelli, président fondateur, inspecteur général de l’enseignement français à l’étranger. Elle est destinée à regrouper les personnes distinguées et qui adhèrent à l’association ainsi que, désormais, des sympathisants qui partagent les mêmes valeurs. L’AMOPA, régie par la loi de 1901, est placée sous le haut patronage du ministre de l’Éducation nationale. Son siège social est précisément domicilié au ministère de l’Éducation nationale, 110, rue de Grenelle, à Paris, dans le septième arrondissement. Les derniers statuts de l’AMOPA ont été approuvés par arrêté du ministre de l’Intérieur du 13 mars 2017 et son règlement intérieur par arrêté du 12 février 2018. L’AMOPA se décline en sections. Elle compte 116 sections réparties dans les différents départements de France métropolitaine et dans les départements et collectivités d’outre-mer, ainsi qu’une vingtaine d’associations AMOPA de l’étranger. Il s’agit donc d’une association dont le siège est à Paris organisée en sections le plus souvent départementales (plusieurs sections à Paris). Bien que conservant leur identité et leurs spécificités, les sections n’ont donc pas d’existence juridique propre. D’autres formules auraient pu être privilégiées comme celle du fédéralisme. La section de la Manche l’avait avancée, mais la formule avait été, en son temps, combattue et rejetée par le siège national. 2 -Missions et rayonnement culturel L’AMOPA a pour but, selon ses statuts, de contribuer au rayonnement et au crédit de l’Ordre et au développement d’actions éducatives en faveur de la
Contribution à l’histoire de la section manchoise de l’AMOPA. 6 jeunesse, de défendre et de promouvoir la langue et la culture française, d’instituer des œuvres d’entraide et d’assistance, notamment en faveur des élèves et des étudiants, d’organiser des réunions et des manifestations culturelles, littéraires, artistiques ou scientifiques. L’AMOPA est donc une association ; elle est aussi une fondation. Créée en 1996, l’association pour la fondation de l’AMOPA, association des membres de l’ordre des palmes académiques, a pour objet de promouvoir et d’assurer le suivi d’activités éducatives en faveur des jeunes ; de maintenir et de développer l’usage de la culture et de la langue française en France et à l’étranger et d’instituer des œuvres d’entraide et d’assistance. Dès sa création, la publication d’un bulletin de grande qualité, à la fois dans ses contenus et dans sa présentation, a participé à la construction de cette image de respectabilité, tant en France qu’à l’étranger, souhaitée par ses fondateurs. A « La promotion violette » a succédé la luxueuse « Revue de l’AMOPA ». A l'avers de la médaille de l'AMOPA est gravée la formule empruntée au philosophe grec Héraclite : "le soleil est nouveau tous les jours" L'AMOPA participe au combat pour la défense et l'expansion de la langue française en France par ses concours : Langue Française, Nouvelle Poésie, Éloquence, Liaison École-Entreprise, Formations Technologiques, Arts Graphiques, Musique, Chant ... et à l'étranger par l'action vigoureuse qu'elle mène pour l'apprentissage de la langue française. La cloche de l’ancienne petite école du Mont-Saint- Michel.© Yves Marion, 2021.
Contribution à l’histoire de la section manchoise de l’AMOPA. 7 III- Portraits des bâtisseurs de la section de la Manche Qu’en est-il dans le département de la Manche ? Comment s’est instaurée la section de l’AMOPA ? C’est un exercice plutôt délicat de tenter de reconstituer l’histoire de la section par une absence presque totale d’archives. Les présidents successifs ne les ayant apparemment ni conservés ni déposés. Peut-être, au moins pour les deux premiers, ont-elles pu être mélangées avec les archives officielles liées à leurs fonctions ? 1- Henri Dégremont (1962-1992) : le père fondateur Lorsque l’Association de l’ordre des Palmes académiques s’est créée en 1962, l’inspecteur d’académie en fonction dans la Manche est Henri Dégremont. Né au Chefresne le 20 janvier 1901, formé à l’école normale de Caen puis à l’école normale supérieure de Saint-Cloud, professeur d’histoire et de géographie à l’école normale de Saint-Lô, il embrasse une carrière d’administrateur. Inspecteur primaire puis directeur de plusieurs écoles normales, il est nommé inspecteur d’académie en Côte-d’Ivoire, à Constantine puis recteur à la Guadeloupe avant d’être nommé inspecteur d’académie dans la Manche. Un poste qu’il rejoint en 1957. Chevalier de la Légion d’honneur, Henri Dégremont se voit remettre la cravate de commandeur des Palmes académiques en janvier 1967. Les cabines de Gouville. © Yves Marion, 2022.
Contribution à l’histoire de la section manchoise de l’AMOPA. 8 Henri Dégremont, inspecteur d’académie en exercice, est le fondateur de la section manchoise de l’AMOPA. Dès sa fondation en 1962, peut- être dans l’année qui suit, il crée la section et en assure la présidence qu’il conserve lorsqu’il prend sa retraite en 1967. La section comptait 309 membres en 19833. Bien que demeurant à Epron, dans le département du Calvados, il sera reconduit dans cette fonction jusqu’à ce que ses capacités ne le lui permettent plus. Il décède à Epron le 6 janvier 1993. Il est inhumé dans le cimetière protestant du Neufbourg au Chefresne. C’est un inspecteur d’académie respecté et un homme de grande culture qui consacre sa longue retraite à des recherches historiques et un travail de conférencier. Durant ce temps, sept inspecteurs d’académie se succèdent dont deux femmes, Paulette Daguenet et Gabrielle Jouve, qui s’investissent assez peu, sinon de manière protocolaire, auprès d’une section dont les activités s’étiolent avec un président lui-même de moins en moins actif. 3- Roger-Jean Lebarbenchon (1992-2008) : le renouveau Au moment où Henri Dégremont abandonne la présidence de l’AMOPA de la Manche, l’inspecteur d’académie en fonction est Roger-Jean Lebarbenchon. 3 Annuaire 1983 de la section. Henri Dégremont, Ouest-France du 8 janvier 1993
Contribution à l’histoire de la section manchoise de l’AMOPA. 9 Il est aussi Manchois. Né à Querqueville le 9 novembre 1931, c’est un fonctionnaire de l’Éducation nationale, un linguiste et un historien. Roger-Jean Lebarbenchon, ancien élève du collège secondaire de Valognes, débute sa carrière comme instituteur et poursuit des études universitaires. Successivement professeur, chef d’établissement, directeur d’école normale à Laval puis à Lille avant d’être promu inspecteur d’académie dans la Mayenne puis dans la Manche, en décembre 1991, en remplacement de Michel Salines, appelé à d’autres fonctions, pour terminer sa carrière en 1993. Docteur ès lettres, en 1982, il soutient une thèse d’État en littérature comparée qui sera publiée de 1988 à 1991 sous le titre Littératures et cultures populaires de Normandie. Auteur de nombreuses publications et articles, il reçoit en 1980 le Prix littéraire du Cotentin dont quelques années plus tard il est appelé à présider le jury de 1995 à 2007. Chevalier de la Légion d’honneur, il est aussi chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres et chevalier de l’ordre du Mérite, ainsi que commandeur de l’ordre des Palmes académiques. Il décède à Carentan le 24 février 2015 et, après une cérémonie à l’église d’Azeville où il s’était retiré et dont il avait été maire de 1995 à 2008, il est inhumé dans le cimetière des hauteurs de Nacqueville. Roger-Jean Lebarbenchon est une personnalité Roger-Jean Lebarbenchon, Ouest-France du 28 février 2015
Contribution à l’histoire de la section manchoise de l’AMOPA. 10 manchoise connue et respectée. C’était, selon la formule du préfet Fargeas lui remettant la Légion d’honneur, « un homme ayant le souci constant de l’intérêt général ». Lorsqu’il prend ses fonctions d’inspecteur d’académie dans la Manche, il trouve une section de l’AMOPA quelque peu assoupie. En 1992, il entreprend de la relever en s’appuyant essentiellement sur une équipe de chefs d’établissement, personnels de direction, proviseurs et principaux de collèges, motivés et dynamiques. Très rapidement, des activités sont proposées aux adhérents : conférences, visites, sorties, manifestations, cérémonies lors des remises de décorations, etc. amènent de nouvelles adhésions. La section comptait 210 membres en 20044. Un « album souvenirs » débuté par le vice- président, René Blémus5, régulièrement renseigné et parfaitement tenu depuis plus de vingt ans par Annie Bruniquel, en témoigne. Inspecteur d’académie en exercice, Roger-Jean Lebarbenchon se voit confier la présidence de la section. Une fonction qu’il conserve lorsqu’il prend sa retraite en 1993 et qu’il assure jusqu’en 2008 où, percevant les premiers signes d’une maladie qui devait l’emporter, il transmet le témoin. Durant sa présidence, six inspecteurs d’académie se sont succédé entretenant avec la section, et leur collègue retraité, des relations, dirions-nous, protocolaires. Roger-Jean Lebarbenchon avait néanmoins pris soin de préparer sa suite. Aussi, c’est très naturellement que la présidence fut offerte à Nicole Bonnemason. 4- Nicolle Bonnemason (2008-2015) : la continuité et l’engagement Lors de la réunion du conseil d’administration du 4 février 2008, conforme à sa décision de ne plus assumer la présidence, demande au conseil de bien vouloir procéder à son remplacement. Nicole Bonnemason, précédemment secrétaire de la section, est élue6. Le président sortant lui remet les dossiers en cours et les archives en sa possession. Il est procédé ensuite à l’élection du nouveau bureau avec création du poste de vice-président assuré par Yves 4 Annuaire 2005 de la section 5 René Blémus, né à Equeurdreville le 22 mars 1927, décédé à Cherbourg le 17 mai 2005. Historien, professeur, proviseur du lycée Victor-Grignard à Cherbourg, commandeur de l’ordre des Palmes académiques, vice- président de la section AMOPA de la Manche. 6 Lettre de l’Amopa de la Manche, 2007/2008, p. 2.
Contribution à l’histoire de la section manchoise de l’AMOPA. 11 Marion durant presque quinze années, jusqu’au 22 novembre 20227. Roger-Jean Lebarbenchon est désigné président d’honneur. Parvenu à ce point, il n’est plus guère nécessaire d’en appeler à l’histoire car, pour la plupart d’entre-nous, c’est du vécu. Nicole Bonnemason-Carrière est originaire d’Albi. Proviseur du lycée professionnel « les Sapins » à Coutances, elle est un membre actif de la section. En 1983, selon l’annuaire de la section, elle est l’une des 309 membres que comptait la section8. En 2004, un nouvel annuaire la mentionne au poste de secrétaire de la section ; le trésorier étant Bernard Lamache. Nicole Bonnemason est une personnalité bien connue. Très investie dans le bénévolat solidaire et associatif elle est promue au grade de chevalier de l’Ordre national de la Légion d’honneur9. Lorsqu’en 2008, élevée au grade de commandeur de l’Ordre des Palmes académiques, elle accepte la présidence de la section, elle en connait parfaitement bien son fonctionnement y étant étroitement associée depuis de nombreuses années. Elle poursuit la voie tracée par son prédécesseur. La transition se fait paisiblement avec l’entrée de nouveaux administrateurs. Les sorties continuent, toujours appréciées ; des concerts sont proposés comme, par 7 Plus tard, sous la présidence de Michel Le Bohec, un second poste de vice-présidente sera créé pour respecter la parité souhaitée par les pouvoirs publics. 8 Annuaire 1983 de la section 9 JORF du 14 juillet 2010. Nicole Bonnemason. Graignes 5 octobre 2011. © Yves Marion.
Contribution à l’histoire de la section manchoise de l’AMOPA. 12 exemple, celui dans l’abbaye de Saint-Sauveur-le-Vicomte ; de nouvelles relations sont entreprises notamment avec la section locale de l’Ordre de la Légion d’honneur ; des démarches volontaires sont amplifiées pour relayer sur le terrain les objectifs nationaux notamment les concours, etc. Cependant, à peine nommée, la présidente va être confrontée au désordre administratif de l’échelon national consécutif au décès de son président, Jacques Treffel10 suivi des trois années de présidence de Madame Treffel. Nicole Bonnemason sut malgré tout tenir la section à l’écart de ces soubresauts parisiens. C’est elle qui initie dans le département, avec l’inspectrice d’académie alors en fonction, Marie-Hélène Leloup, la cérémonie de la remise des diplômes. La première se tiendra symboliquement, à Saint-Lô, en janvier 2010, dans les locaux de l’ancienne école normale d’instituteurs. Néanmoins, pour des raisons personnelles et, en bonne éducatrice soucieuse aussi de passer le témoin, elle décide en mai 2015, de se retirer. L’assemblée générale du 18 novembre 2015 réunie au lycée Charles-François Lebrun de Coutances élit un nouveau conseil d’administration. Lequel, réuni le 16 décembre 2015 au lycée Sivard-de-Beaulieu à Carentan, confie la présidence à Michel Le Bohec. En sept années de présidence, Nicole Bonnemason a marqué son passage à la tête de la section. C’est à l’unanimité que lui est accordé le titre de présidente d’honneur de la section. 4- Michel Le Bohec (2015-2022) : modernisation et partenariats Le nouveau président est aussi bien connu dans le département. Michel Le Bohec a été durant vingt années inspecteur départemental de l’Education nationale (IDEN) puis inspecteur de l’Éducation nationale (IEN) de la circonscription de Granville. Originaire du Morbihan, ancien élève de l’école normale de Vannes, instituteur d’abord à Lorient puis en coopération à Madagascar, professeur d’enseignement général à la Réunion, avant d’intégrer les corps d’inspection en 1978. Outre la gestion de la circonscription de Granville, il se voit confier différentes missions d’encadrement, de formation et de pilotage de stages dans l’académie et à l’étranger, notamment au Maroc. En 1998, il devient IA-IPR, inspecteur d’académie-inspecteur pédagogique régional, de l’académie de Caen. Puis, Inspecteur d’académie adjoint au directeur des services départementaux en Moselle, il est successivement nommé inspecteur d’académie, directeur des 10 Jacques Treffel, inspecteur général de l’Education nationale.
Contribution à l’histoire de la section manchoise de l’AMOPA. 13 services départementaux de l’Education nationale (DSDEN) à Bastia, puis, de 2003 à 2007, à Saint- Brieuc. Inspecteur d’académie honoraire, il se retire dans son domicile manchois. A ces activités professionnelles, faut-il ajouter des activités syndicales comme secrétaire départemental, régional puis national du syndicat des inspecteurs SIEN- FEN, et des activités associatives auprès des Pupilles de l’école publique, des Amis de l’abbaye de la Lucerne et de bien d’autres associations. Renouant avec les études universitaires, Michel Le Bohec soutient avec succès, en 1997, une thèse de doctorat de Lettres et Sciences, option Sciences de l’Éducation, de l’Université de Nantes. Michel Le Bohec est promu au grade de commandeur dans l’Ordre des Palmes académiques en 2006. En 2007, il intègre la section de l’AMOPA de la Manche dont il accepte la présidence en décembre 2008. Un tel parcours, une telle expérience, sa connaissance fine du fonctionnement interne de nos institutions l’amènent tout naturellement, en décembre 2008, à accepter la présidence de la section devenue vacante par le retrait de la fonction de Nicole Bonnemason. Michel Le Bohec, Coutances le 18 novembre 2015. © Yves Marion.
Contribution à l’histoire de la section manchoise de l’AMOPA. 14 La suite nous est connue. Michel Le Bohec poursuit dans la voie tracée par ses prédécesseurs en proposant, avec une équipe en partie renouvelée, des activités similaires faites de sorties, de conférences et de journées à thème. Percevant la difficulté liée pour l’essentiel à la géographie du département, il propose de distribuer les responsabilités dans des secteurs plus proches des adhérents calqués sur ceux créés au sein de la nouvelle académie de Normandie. Il scelle un partenariat privilégié avec la Maison de l’histoire de l’école dans la Manche (MHEM) dont la section en a été l’un des principaux promoteurs. Il reprend une idée de la précédente équipe et œuvre à la réalisation d’un bulletin inter associatif : La Manche, éducation, culture et patrimoine. Initialement publié sur papier, il peut être consulté en ligne sur le site de la MHEM. Le premier numéro est présenté à la presse et au public le 17 mai 2016, à Coutances, dans les locaux du lycée agricole11en présence des associations contributrices. Dans cet esprit d’ouverture qui le caractérise, la conception de la première et dernière de couverture est confiée aux étudiants de 1ère année de la section BTS Communication des entreprises du lycée Pierre et Marie Curie de Saint-Lô12. En outre, son statut d’inspecteur d’académie honoraire lui permettant une relation privilégiée, d’égal à égal, avec le directeur ou la directrice des services 11 La Manche, éducation, culture et patrimoine. Numéro 1, mai 2016. Directeur de publication, Nicole Bonnemason, rédacteur en chef, Michel Le Bohec, mise en page-réalisation, Yves Marion. 12 Marion Montaigne a poursuivi au-delà de la formation en proposant la conception des couvertures des numéros suivants. Premier numéro de La Manche, éducation, culture et patrimoine. Archives particulières.
Contribution à l’histoire de la section manchoise de l’AMOPA. 15 de l’Education nationale (DASEN)13 en fonction, des cérémonies officielles afin de remettre les diplômes aux récipiendaires ont pu être systématiquement organisées lorsque la situation sanitaire du pays a pu le permettre. Les Palmes académiques étant décernées par le ministre de l’Education nationale dont le DASEN est le représentant au plan départemental, elles ont, chaque fois, été organisées sous la présidence conjointe de l’inspecteur d’académie et du président de la section, commandeur dans l’Ordre des Palmes académiques. Toutes ces activités ont été vécues par la plupart d’entre nous. Elles n’appartiennent pas à l’histoire. Il n'est donc pas nécessaire de s’y appesantir. Mentionnons toutefois, l’importance du rôle du président pour relayer auprès des instances départementales, services de l’inspection académique, établissements scolaires et écoles, les concours organisés par l’AMOPA. Après huit années de présidence Michel Le Bohec a décidé de passer la main. Le 22 novembre 2022, lors de l’assemblée générale tenue dans les salons de l’hôtel de ville de Coutances, il quitte ses fonctions en se retirant du conseil d’administration14. Lequel, renouvelé, désigne Heidrun Aumont pour lui succéder. Dès lors, avec Nicole Bonnemason et Michel Le Bohec, la section dispose de deux présidents d’honneur. Là s’arrête cette contribution. Car, comme le souligne Christophe Prochasson, un historien plongé dans l’action15, dans un remarquable essai- témoignage, Voyage d’un historien à l’intérieur de l’État16, combien il est malaisé, voire paradoxal, sinon contradictoire, de procéder à une analyse objective et historique d’un passé récent lorsqu’on en est soi-même acteur. Comprenons alors qu’il faille laisser le présent en dehors du champ du regard de l’historien. 13 Le DASEN a remplacé l’ancien directeur des services départementaux de l’Education nationale (DSDEN). Désormais le DASEN est un collaborateur du recteur et placé sous son autorité directe. 14 En fait, les statuts de l’AMOPA sont ainsi constitués que les sections n’ont pas le statut d’association au sens juridique du terme. Lors de cette réunion, le vice-président en fonction depuis 2008 se retire également du conseil d’administration. 15 Christophe Prochasson, spécialiste de l’histoire politique de la France, président de l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS), fut recteur des académies de Caen et de Rouen de 2013 à 2015, puis conseiller du président Hollande pour l’éduction, l’enseignement supérieur et la recherche en septembre 2015. 16 PROCHASSON, Christophe, Voyage d’un historien à l’intérieur de l’État, Fayard, coll « Raison plus » dirigée par Najat Vallaud-Belkacem, 2019, 222 p.
Contribution à l’histoire de la section manchoise de l’AMOPA. 16 IV – Synthèse et perspectives : l’éthique du « violet » À l’issue de cette brève présentation de l’histoire de notre section, ressortissent quelques points forts qui la caractérisent. 1 – Une gouvernance marquée par la stabilité et le prestige Le premier de ces traits particuliers, c’est qu’en une soixantaine d’années d’existence, à ce jour, la section de la Manche a été portée par quatre présidents, soit une moyenne, pour chacun d’eux, de quinze années de fonction. De ce fait, il est clair que, dans notre département, la section s’identifie à la personnalité du président. Cela est d’autant plus marqué que statutairement les sections départementales n’ont pas à proprement parlé d’autonomie juridique. C’est bien ainsi que l’ont compris les deux premiers présidents, l’un qui crée la section, le second qui la relance, lorsqu’ils sont en exercices, poursuivant, parvenus à la retraite, leur présidence. Dès lors, l’histoire de la section manchoise de l’AMOPA est étroitement liée à celle et ceux qui ont eu l’honneur de la présider. Cette approche succincte demanderait certainement à être approfondie. Car, s’il est un conseil à donner pour l’avenir, ce serait de déléguer l’un des membres du bureau, l’un des vice- présidents par exemple, à la conservation des archives. Certes, c’est en partie réalisé par les albums souvenirs régulièrement tenus et conservés depuis 1995. Mais en partie seulement, car il manque une grande part des documents relatifs à la vie administrative interne de la section, de ses activités et des délibérations, en particulier pour son existence la plus ancienne. D’autant que ces comptes- rendus ont été rarement diffusés, conférant à la section une certaine opacité très préjudiciable à son image. Il faut être à l’extérieur pour en prendre conscience. En soixante années d’existence la section de la Manche a été présidée par des hautes personnalités, en exercice ou honoraires, qui, par leur statut, leur fonction, leur activité et pour ce qu’elles représentent, ont conféré à la section le prestige, l’autorité et le respect qui siéent à l’Ordre des Palmes académiques. Tous ont été élevés au grade de commandeur, ce qui leur permet de présider toutes les cérémonies liées aux remises de décorations. Trois des quatre ont la Légion d’honneur et parfois d’autres distinctions… Enfin, tous sont des administrateurs très au fait du fonctionnement de l’Éducation nationale, issus des corps d’inspection ou des personnels de direction. Tous se sont appuyés sur des équipes de collaborateurs également issus pour la plupart des mêmes rangs.
Contribution à l’histoire de la section manchoise de l’AMOPA. 17 Tous, sans exception, en exercices ou honoraires, ont représenté la section au plus haut niveau de crédibilité et d’autorité en fonction de la considération conférée à leurs personnalités. C’est une constante qui se dégage au cours de ces soixante années d’existence de la section manchoise de l’AMOPA. De ce point de vue, elle ne se distingue guère des sections voisines, ni d’ailleurs de la plupart des autres sections connues. L’AMOPA, avec ses sections, présente, en effet, des spécificités qui la caractérisent dans le monde associatif. Certes elle est régie par la loi de 1901, mais c’est aussi une association qui a son siège au ministère de l’Éducation nationale et qui est placée sous la haute autorité du ministre et donc, au plan local pour les sections, sous celle des autorités académiques. Cela lui confère des responsabilités et des obligations particulières et privilégiées en lien étroit avec les instances rectorales et départementales. 2 – L’excellence du mérite Les palmes académiques ne se quémandent pas. Elles ne se négocient pas. Elles se méritent. Elles sont attribuées par le ministre de l’Education nationale lui-même sur avis du conseil de l’ordre17 et, quelle que soit la promotion, au vu de rapports et dossiers instruits et soumis par l’administration, recteurs et inspecteurs d’académie. L’ordre des Palmes académiques est un ordre prestigieux. C’est le premier créé à titre civil, le second en date de création après la Légion d’honneur et, aujourd’hui, le troisième dans l’ordre protocolaire, après la Légion d’honneur et l’ordre national du Mérite. A qui est-il destiné ? en premier lieu, précise l’article 2 du décret créateur de l’ordre18, il est destiné « à honorer les mérites des personnels relevant du ministère de l’Éducation nationale » et, en dehors de l’Université, il peut également distinguer les personnes qui rendent des services importants au titre de l’une des activités de l’Éducation nationale et les personnalités éminentes qui apportent une contribution exceptionnelle à l’enrichissement du patrimoine culturel, scientifique et au rayonnement de la langue française . Les conditions en ont été précisées à nouveau en 1967 selon les deux promotions annuelles du 1er janvier et du 14 juillet19 ainsi que les conditions d’admission. Le conseil de l’ordre en la circonstance est souverain. Toute proposition de nomination ou de promotion qui n’a pas reçu l’approbation du conseil ne peut aboutir. Ainsi, pour être nommé chevalier, outre de jouir de ses droits civiques, il est nécessaire de 17 L’ordre des Palmes académiques est un ordre ministériel. Le conseil de l’ordre, présidé par le ministre de l’Education nationale, est composé d’un membre du conseil de l’ordre de la Légion d’honneur, des directeurs de l’administration centrale, du doyen de l’inspection générale 18 Décret n° 55-1323 du 4 octobre 1955 signé du président Coty. 19 Circulaire du 1er mars 1967
Contribution à l’histoire de la section manchoise de l’AMOPA. 18 justifier de dix années au moins de services ou d’activités assortis de mérites distingués. Et, pour être promu au grade d’officier, de justifier de cinq années au moins dans le grade précédent et de trois ans au moins dans le grade d’officier pour que soit soumise une demande d’accès au grade ultime de commandeur20. Chaque fois, le dossier doit justifier d’actions et d’activités nouvelles et complémentaires significatives. Contrairement à ce qui est parfois avancé, à l’image des médailles du travail, ni la nomination ni la promotion ne sont ni automatiques ni systématiques. Les Palmes académiques ont donc pour vocation de distinguer toutes celles et ceux, qui par leurs talents, participent activement aux buts affirmés de l’Éducation nationale. Avoir l’honneur d’être nommé ou promu oblige. A la différence des deux ordres nationaux, le récipiendaire est en droit de porter publiquement l’insigne correspondant sans attendre qu’on la lui remette21. Cette manifestation, qu’on ne saurait cependant trop recommander pour ce que représente cette éminente distinction, répond strictement autant à une volonté individuelle qu’à une initiative personnelle. 3 – L’Ordre des Palmes académiques : vecteur des valeurs républicaines L’AMOPA, association des membres de l’ordre des Palmes académiques, association régie par la loi de 1901, est de création plus tardive. Elle a été créée le 30 octobre 1962. Elle regroupe sur la base du volontariat, les personnes distinguées et qui donnent leur adhésion. Créée à l’initiative d’inspecteurs généraux, elle réunit des personnes qui partagent les mêmes objectifs et les mêmes valeurs. En premier lieu, elle contribue au rayonnement et au prestige de l’ordre des Palmes académiques en valorisant l’action d’enseigner et en contribuant au développement d’actions éducatives en faveur de la jeunesse. En second lieu, elle participe au développement et à la promotion de la langue et de la culture française tant en France qu’à l’étranger notamment en organisant des manifestations culturelles, littéraires, scientifiques ou artistiques. Enfin, elle œuvre à promouvoir les valeurs humanistes essentielles en renforçant son engagement en faveur de la jeunesse. L’AMOPA n’est ni une association culturelle ni une association patrimoniale ou historique, pas davantage un club ou une amicale chargée de l’organisation de manifestations de convivialité fussent-elles appréciées voire parfois, ici ou là, tendre à se substituer aux 20 Décret du 19 avril 2002 21 Décret circulaire de 2018
Contribution à l’histoire de la section manchoise de l’AMOPA. 19 agences de voyages22… Elle est d’une toute autre nature. Plus proche de la Société des membres de la Légion d’honneur (SMLH) ou de l’Association nationale des membres de l’ordre national du Mérite (ANMONM) avec lesquelles des relations étroites n’ont jamais manqué d’être encouragées et entretenues, l’AMOPA participe des principes et valeurs affirmés par le ministère de l’Éducation nationale. Elle est un des vecteurs essentiels de la défense de l’École de la République : Liberté, Égalité, Fraternité et Laïcité, inscrite dans le Préambule de la Constitution du 27 octobre 1946. Laquelle prévoit que « l’organisation de l’enseignement public gratuit et laïque à tous les degrés est un devoir de l’État ». Un principe repris dans le premier alinéa de l’article 1er de la Constitution de 1958 : « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale ». C’est une des missions premières – et peut-être la seule - de l’AMOPA, dont le siège est hébergé par le ministère de l’Éducation nationale, participant au rayonnement de l’ordre des Palmes académiques, que de mettre en œuvre et d’illustrer partout, tant au plan national qu’au niveau local, par des activités significatives et exemplaires, des activités à fortes valeurs humanistes, des actions éducatives relevant des droits de l’Homme et du citoyen ainsi que des manifestations de défense et illustration de la langue et de la culture françaises. L’association AMOPA participe de cette éthique fortement affirmée par l’ordre des Palmes académiques. C’est ainsi que cette distinction continuera de jouir de ce prestige auquel l’AMOPA peut contribuer par son rayonnement et son engagement. Dans ce monde incertain et bousculé que nous traversons, tel le marin naviguant en eaux dangereuses, il est besoin de phares et de balises pour se repérer sinon au risque de sombrer corps et biens. Les valeurs portées par l’ordre des Palmes académiques constituent assurément l’un des amers auxquels l’École de la République doit pouvoir se fier. Un collectif de membres et d’amis de l’ordre des Palmes académiques dans le département de la Manche. 2022 à 2026 22 C’est une tendance qui s’observe dans de nombreuses sections. La diminution importante et générale du nombre d’adhésions incite les responsables à proposer des activités festives et amicales supposées être susceptibles d’attirer des adhérents. En fait, il ne semble pas que la démarche au demeurant parfois coûteuse, soit couronnée de l’efficacité attendue.
Contribution à l’histoire de la section manchoise de l’AMOPA. 20 Sources Bibliographie FOËX, Emile, Histoire des Palmes académiques, Imprimerie nationale, Paris, 1978, 190 p. GALINARD FLAVIGNY, Bertrand, DESCLEE de MAREDSOUS, Aliette, La Légion d’honneur, Nane éditions, « Les collections du citoyen/Patrimoine », Paris, 2024, 48 p. SERODES, Françoise, Les Palmes académiques, Nane éditions, « Les collections du citoyen/Patrimoine », 3e édition, Paris, 2019, 48 p. SERODES, Françoise, l’ordre national du Mérite, Nane éditions, « Les collections du citoyen/Patrimoine », Paris, 20124, 48 p. Sources principales : - Annuaires de la section de la Manche de l’AMOPA, 1983, 1997, 2001 et 2004, - Documentation personnelle, archives personnelles - Archives départementales - Presse locale - Wikimanche - Entretiens et témoignages Annuaires de l’association des membres de l’ordre des Palmes académiques, section de la Manche, années 1983 et 1997. Coll. Particulière.
Contribution à l’histoire de la section manchoise de l’AMOPA. 21 Annexes Composition des bureaux successifs de la section AMOPA de la Manche. De sa création à 2022 Présidents Vice-présidents Secrétaires Trésoriers 1983* Henri Dégremont Jean Ledrans Léon Soulaine Fernand Corbeau 1997* Roger Lebarbenchon Hubert Pozzi Nicole Bonnemason Bernard Lamache 2001* Roger Lebarbenchon Hubert Pozzi Nicole Bonnemason Bernard Lamache 2004* Roger Lebarbenchon René Blémus Nicole Bonnemason Bernard Lamache 2008 Nicole Bonnemason Yves Marion Jacky Gaillet Bernard Lamache 2015 Michel Le Bohec Yves Marion Jacky Gaillet Miguel Gomez- Blesa 2022 Heidrun Aumont Chantal Procureur, Jean- François Argney Jacky Gaillet Miguel Gomez- Blesa Sources : annuaires AMOPA 50 et archives personnelles Les marais blancs de Picauville au Pont-L’Abbé. © Yves Marion, 2024.
Contribution à l’histoire de la section manchoise de l’AMOPA. 22 Nombre d’adhérents enregistrés Année Nbre Adhérents 1983 309 1997 266 2001 222 2005 189 2015 102 2017 90 2022 ? Sources : annuaires AMOPA 50 et archives personnelles 309 266 222 189 102 90 1 2 3 4 5 6 Nbre Adhérents Tatihou, le fort Vauban. © Yves Marion, 2025.