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ARCHITECTURE PORTFOLIO 2022 - 2026 GENDRE Théodore | Selection de travaux

CURRICULUM VITAE | 2025Théodore GENDRE 06 34 11 34 67 theodoregendre@gmail.com Linkedin : www.linkedin.com/in/théodore-gendre-60945b322 FORMATION 2026 - 2022 - 2026 2019 - 2022 :Master Métaliiques ( territoires des métaux sous pression) ENSASE :Licence à l’Ecole National Supérieur d’Architecture de Saint Etienne :Baccalauréat Européen Mention Bien - spécialité Mathématiques/Physique chimie option DNL physique, latin, Maths Experte TOEIC CAMBRIDGE STAGES 18/01- 14/02/2025 01/07- 30/07/2023 20/01- 27/01/2019 :RBC ARCHITECTE :ZACCAGNINO FILS :E.M.O. BATIMENT • Prise en main de logiciels 3D • Réunions avec les architectes • Participation active aux travaux de chantier (maçonnerie et façades) • Apprentissage et réalisation autonome de tâches techniques • Dessins (plans, coupes, élévations) PC, AVP… • Immersion dans la pratique architecturale au sein du cabinet • Première approche concrète du dessin architectural • Participation à un échange réel autour du projet COMPETENCES • ARCHICAD • SUITE ADOBE: Photoshop, Illustrator, InDesign • QGIS • PACK OFFICE • AUTOCAD • IA THEODORE GENDRE

ContenuPortfolio | Théodore GENDRETravaux Sélectionnés | Index L’habiter Le logement idéal Un logement circulaire Habiter la parcelle Héritage industriel Réhabilitation du moulin Payre Aménagement urbain Geometraux & dessins manuels Explorations personnelles Dessins d’architecture Massivité et ecologie p.6 - 22 p.7 - 10 p.11 - 16 p.17 - 22 p. 24 - 34 p.25 - 28 p.29 - 34 p.36 - 48 p.37 - 42 p.43 - 48 p.50 - X L’habiter Projet Semestre 6 - 2025 Analyse de site Projet Semestre 5 - 2024 Massivité et écologie Rendu de fin d’étude Semestre 6 - 2025 Géométraux & dessins manuels Dessins 2022 - 2026

01L’HABITER Pg. 6 Travaux sélectionnés | L’HABITER

Travaux sélectionnés | L’HABITERPortfolio | Théodore GENDREPg. 8Pg. 7 L’HABITER LE LOGEMENT IDEAL 1/3 Le projet s’organise autour d’une géométrie circulaire, pensée comme un moyen de favoriser les interactions entre les habitants. En plaçant le patio au cœur du logement, l’objectif est de créer un espace commun autour duquel s’articulent les différentes fonctions de l’habitat. Cette disposition vise à encourager les échanges quotidiens, tout en préservant l’indépendance de chacun. L’idée est de dépasser la simple recherche figure formelle pour devenir un véritable principe d’organisation sociale.

Travaux sélectionnés | L’HABITERPortfolio | Théodore GENDREPg. 10Pg. 9 • DECOMPOSER POUR COMPRENDRE Ces dessins (axonométrie éclatée et inventaire mobilier) permettent de révéler les principes constructifs et spatiaux du projet. En dissociant la structure porteuse, les planchers, les cloisons et le mobilier, ces représentations mettent en évidence la modularité du logement. L’indépendance des cloisons vis-à-vis de la structure permet de réorganiser les espaces, tandis que le mobilier accompagne leurs différentes configurations. Le logement est ainsi pensé comme une architecture évolutive, capable de s’adapter aux usages et aux besoins changeants de ses habitants. • HABITER LES TRANSITIONS L’organisation spatiale repose sur trois anneaux, définissant une gradation entre les espaces collec- tifs et privés. Au centre, le patio végétalisé consti- tue le cœur commun du logement. Autour de celui-ci se développe une circulation annulaire, assurant la desserte de l’ensemble des pièces et prolongeant les possibilités d’interaction. Un troisième anneau accueille les espaces de vie • UNE GEOMETRIE ADAPTABLE Le bâtiment repose sur une trame régulière de poteaux et de poutres. Cette structure permet donc de liberer les espaces intérieurs et permet une grande souplesse d’aménagement. Les cloisons, indépendantes de la structure, peuvent être dépla- cées ou réorganisées afin d’adapter les surfaces aux besoins des habitants. Les pièces peuvent ainsi s’agrandir, se réduire ou changer de fonction au fil du temps.

Travaux sélectionnés | L’HABITERPortfolio | Théodore GENDREPg. 11 L’HABITER UN LOGEMENT CIRCULAIRE 2/3 Ce projet de logement collectif vise à continuer l’exploration de la circularité comme principe d’organisation spatiale et sociale. Il est pensé pour accueillir une diversité d’habitants en proposant une architecture flexible et accessible, où les espaces privés cohabitent avec des lieux de partage. Les coursives, les circulations fluides et les jar- dins communs favorisent les rencontres, tandis que la lumière naturelle et la végéta- tion participent à la qualité du cadre de vie. Pg. 12

Travaux sélectionnés | L’HABITERPortfolio | Théodore GENDREPg. 14Pg. 13 • LA NATURE AU COEUR DU PROJET La relation entre architecture et nature occupe également une place essentielle dans le projet. Les jardins, intégrés au cœur de l’ensemble bâti et prolongés sur les toitures accessibles, offrent de nouveaux espaces partagés et invitent les habitants à se retrouver. Les larges ouvertures favorisent l’apport de lumière naturelle et établissent un dialogue permanent avec l’extérieur. L’orientation des espaces communs vers le sud participe à cette recherche de luminosité. La végétation et les espaces ouverts contribuent ainsi à créer un environnement habité et lumineux. • UNE ARCHITECTURE EVOLUTIVE Le projet repose sur la volonté de concevoir un habitat universel, capable de s’adapter à la diversité des besoins et des modes de vie. L’organisation des logements privilégie la flexibilité des espaces, permettant d’envisager différentes manières d’habiter et d’évoluer au fil du temps. La rampe et les coursives assurent la continuité des déplacements entre les différents espaces, dans une recherche d’accessibilité pour tous • LA CIRCULARITE La géométrie en cercle du projet place les espaces de rencontre au cœur de l’habitat. Les coursives accompagnent cette organisation en dépassant leur simple fonction de desserte pour devenir des lieux de passage, d’échange et de convivialité. L’articulation entre espaces communs et privés permet de préserver l’intimité de chacun tout en favorisant la vie collective. Cette organisation propose une manière d’habiter où les relations sociales participent pleinement à la conception architecturale. RDC R+1, R+2 Toit terrasse Chambre type

Travaux sélectionnés | L’HABITERPortfolio | Théodore GENDREPg. 16Pg. 15

Travaux sélectionnés | L’HABITERPortfolio | Théodore GENDREPg. 17 L’HABITER HABITER LA PARCELLE 3/3 Implanté sur le site du Cert de Roc à Saint-Étienne dans le loire, ce projet de résidence étudiante réinterprète mes anciens principes du logement circulaire en les adaptant aux contraintes du terrain. Le cercle se déforme pour devenir un bâtiment en forme de S, fragmenté et ouvert sur son environnement. Entre espaces partagés, circulations généreuses et chambres orientées vers le paysage, le projet cherche à concilier vie collective, intimité et relation au site. Pg. 18

Travaux sélectionnés | L’HABITERPortfolio | Théodore GENDREPg. 20Pg. 19 • DU CERCLE A LA COURBE Ce batiment prend donc naissance dans la continuité d’une réflexion sur l’habitat circulaire, dont la géométrie est ici volontairement brisée pour s’adapter aux particularités du Cert de Roc. Le bâtiment s’étire en forme de S, ce qui permet de conserver les principes de fluidité, de continuité et de rencontre qui étaient propres au cercle initial. Cette nouvelle géométrie permet de composer avec le terrain tout en organisant les espaces autour de circulations généreuses et de lieux de convergence. La forme devient ainsi une réponse au site, sans renoncer à la dimension collective du projet.

Travaux sélectionnés | L’HABITERPortfolio | Théodore GENDREPg. 22Pg. 21 • LIBERER LE SOL Au rez-de-chaussée, la fragmentation du bâtiment permet d’atténuer la présence de la masse bâtie et de créer des ouvertures sur le paysage. Grace à la structure poteaux-poutres, cette organisation permet de liberer le sol et de favoriser les continuités visuelles et piétonnes, notamment avec le chemin existant. Les différents volumes accueillent les espaces publics du projet, tandis que les passages entre eux invitent à traverser et à s’approprier le lieu. • ENTRE COLLECTIF ET INTIMITE La répartition des espaces repose sur une distinction entre les lieux de partage et les espaces privés. Orientées au nord, les coursives et les circulations accompagnent les déplacements et favorisent les rencontres quotidiennes. Au rez de chaussée ainsi qu’à l’ouest pour les étages, les espaces communs de la résidence, comprenant cuisine, salle à manger et bibliothèque, prolongent cette volonté de convivialité. Cette organisation libère ainsi la façade sud pour les chambres, ouvertes sur la lumière naturelle, le jardin et la falaise. Cette disposition permet de trouver un équilibre entre la vie collective et le besoin d’intimité de chaque habitant.

02HERITAGE INDUSTRIEL Pg. 24 Travaux sélectionnés | HERITAGE INDUSTRIEL Pg. 23

Travaux sélectionnés | HERITAGE INDUSTRIELPortfolio | Théodore GENDREPg. 26Pg. 25 HERITAGE INDUSTRIEL REHABILITATION DU MOULIN PAYRE Situé dans la vallée du Dorlay, le Moulin Payre est le témoignage d’un riche passé industriel. Le projet part d’une analyse de site pour en arriver à un projet de réhabili- tation visant à préserver cette identité architecturale tout en redonnant vie aux bâti- ments existants. La conservation des structures, des murs en mâchefer et des toitures en sheds s’accompagne de nouveaux usages : marché de producteurs, boulangerie, auberge et ateliers artisanaux. Le projet propose une nouvelle manière d’habiter et de faire vivre cet héritage industriel.

Travaux sélectionnés | HERITAGE INDUSTRIELPortfolio | Théodore GENDREPg. 28Pg. 27 • PRESERVER LA MEMOIRE INDUSTRIELLE Construit en 1833, le Moulin Payre témoigne clairement des transformations successives de l’industrie locale, passant de la production de farine au moulinage de la laine jusqu’en 1968. Le projet de réhabilitation s’appuie sur cette histoire en plaçant la conservation du bâti au cœur de la démarche architecturale. Les structures existantes, les murs en mâchefer et les toitures en sheds sont préservés. Plutôt que de transformer radicalement son architecture, le projet privilégie une intervention où les nouveaux usages viennent s’inscrire dans les volumes existant. • REINVENTER LES USAGES La reconversion du Moulin Payre propose de réinvestir les bâtiments existants en associant production locale, artisanat et lieux de convivialité. Les anciennes halles industrielles accueillent un marché de producteurs. Une boulangerie réinterprète la fonction originelle du moulin, en renouant avec la transformation du blé et la remise en fonctionnement de sa roue. Un ancien bâtiment est reconverti en auberge, tandis que des ateliers et des espaces pédagogiques participent à la transmission des savoir-faire. Ces nouvelles fonctions redonnent une activité à l’ensemble architectural sans effacer ses caractéristiques historiques.

Travaux sélectionnés | HERITAGE INDUSTRIELPortfolio | Théodore GENDREPg. 30Pg. 29 HERITAGE INDUSTRIEL AMENAGEMENT URBAIN xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx xxxxxxxxxxxxxxxx xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx

Travaux sélectionnés | HERITAGE INDUSTRIELPortfolio | Théodore GENDREPg. 32Pg. 31 GENDRE Théodore • PRESERVER LA MEMOIRE INDUSTRIELLE xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxs murs en mâchefer et les toitures en sheds sont préservés. Plutôt que de transformer radicalement son architecture, le projet privilégie une intervention où les nouveaux usages viennent s’inscrire dans les s’inscrire dans les volumes existant.

Travaux sélectionnés | HERITAGE INDUSTRIELPortfolio | Théodore GENDREPg. 34Pg. 33 XXXXXXXXXXXXXXXXXXX Construit en 1833, le Moulin Payre témoigne clairement des transformations successives de l’industrie locale, passant de la production de farine au moulinage de la laine jusqu’en 1968. Le projet de réhabilitation s’appuie sur cette histoire en plaçant la consXXXXXXXXXXXXXXXX X XXXXXXXXXXXXXXXXXXX XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX X • PRESERVER LA MEMOIRE INDUSTRIELLE Construit en 1833, le Moulin Payre témoigne clairement des transformations successives de l’industrie locale, passant de la production de farine au moulinage de la laine jusqu’en 1968. Le projet de réhabilitation s’appuie sur cette histoire en pl XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX XXXXXXXXXXXX XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX XXXXXXXXX XXXXXXXXXXXXXX

03GEOMETRAUX & DESSINS MANUELS Pg. 36Pg. 35 Travaux sélectionnés | GEOMETRAUX & DESSINS MANUELS

Travaux sélectionnés | GEOMETRAUX & DESSINS MANUELSPortfolio | Théodore GENDREPg. 38Pg. 37 GEOMETRAUX & DESSINS MANUELS EXPLORATIONS PERSONNELLES J’ai toujours aimé dessiner, que ce soit pour représenter un lieu, imaginer un espace ou simplement laisser libre cours à mes idées. Pour moi, le dessin a quelque chose de particulier : il permet de rendre une pensée vivante, de donner forme à ce qui n’existe pas encore. J’aime voir une idée évoluer au fil des traits, parfois même prendre une di- rection que je n’avais pas imaginée au départ. Le dessin à la main m’offre cette liberté et cette spontanéité

Travaux sélectionnés | GEOMETRAUX & DESSINS MANUELSPortfolio | Théodore GENDREPg. 40Pg. 39

Travaux sélectionnés | GEOMETRAUX & DESSINS MANUELSPortfolio | Théodore GENDREPg. 42Pg. 41

Travaux sélectionnés | GEOMETRAUX & DESSINS MANUELSPortfolio | Théodore GENDREPg. 44Pg. 43 GEOMETRAUX & DESSINS MANUELS DESSINS D’ARCHITECTURE Projet de bibliothèque au crêt de Roch

Travaux sélectionnés | GEOMETRAUX & DESSINS MANUELSPortfolio | Théodore GENDREPg. 46Pg. 45 Folie à Monteau Extraction de minerais critiques et rares

Travaux sélectionnés | GEOMETRAUX & DESSINS MANUELSPortfolio | Théodore GENDREPg. 48Pg. 47 Objet «perdu»

04MASSIVITE ET ECOLOGIE Pg. 50 Travaux sélectionnés | MASSIVITE ET ECOLOGIE

Travaux sélectionnés | MASSIVITE ET ECOLOGIEPortfolio | Théodore GENDREMASSIVITE ET ECOLOGIE RAPPORT DE FIN D’ETUDE S6 xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx MASSIVITÉ ECOLOGIERÉINTERPRÉTER LA MASSIVITÉ ARCHITECTURALE : ENTRE HÉRITAGE STRUCTUREL ET IMPÉRATIFS ÉCOLOGIQUES Rauch Haus BOLTSHAUSER Architekten et La massivité me fascine, et cette passion s’est affirmée dès mon premier semestre d’études avec un projet de refuge creusé dans la masse. Cette expérience a éveillé mon intérêt pour la massivité architecturale, une no- tion que j’ai pu approfondir au fil des semestres, notamment avec le projet de bilbliothéque en S3, où j’ai continué à explorer son potentiel. L’écologie est un enjeu incontournable. Je suis convaincu que la massivité et la pérénitée ne sont pas incompatibles : l’inertie thermique, la pérennité des matériaux et la réinterprétation des structures lourdes peuvent être des réponses pertinentes aux défis environnementaux actuels. Ce retour sur mes études est ainsi l’occasion d’explorer comment la force de la ma- tière peut rimer avec conscience écologique. EN QUOI LES VALEURS HISTO- RIQUES ET STRUCTURELLES DE LA MASSIVITÉ ARCHITECTURALE PEUVENT-ELLES ÊTRE RÉIN- TERPRÉTÉES POUR RÉPONDRE AUX IMPÉRATIFS ÉCOLOGIQUES ACTUELS ? Le Contexte Un attrait pour la masse ILa massivité L’histoire Les valeurs associés à la massivité Typologies et fonctions Les Bunkers Ressentir la matière Analyses Théodore Gendre, rapport d’études sous la direction de Rachid Kaddour, École nationale supérieure d’architecture de Saint-Étienne, mai 2025 Pg. 52Pg. 51

Travaux sélectionnés | MASSIVITE ET ECOLOGIEPortfolio | Théodore GENDRELE CONTEXTE M A S S I V I T E E T E C O L O G I E : U N E D U A L I T E A P P A R E N T E ? Dans un contexte où l’architecture contemporaine est confrontée à de multiples défis environne- mentaux, les impératifs écologiques redéfinissent les modes de conception et de construction. La ré- duction des émissions de CO2 dans le secteur du bâtiment, qui représente environ 39 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre (Global Alliance for Buildings and Construction, 2019), devient une prio- rité. Face à cela, des stratégies comme la sobriété énergétique, l’optimisation de l’empreinte au sol, et l’emploi de matériaux à faible impact environnemen- tal sont encouragées pour tendre vers des bâtiments plus résilients et moins énergivores. Dans cette dynamique, on observe un retour vers les architectures vernaculaires et bioclimatiques, qui s’inspirent des savoir-faire traditionnels adaptés aux climats locaux. Cette approche rejoint la pensée de Michael Hensel, pour qui « l’environnement bâti doit être compris et conçu comme un système complexe et dynamique, qui répond aux conditions environ- nementales, sociales et culturelles». Des matériaux naturels comme la terre crue, la pierre ou le bois re- gagnent du terrain, notamment pour leur faible im- pact carbone et leur capacité à réguler la tempéra- ture intérieure sans surconsommation d’énergie Parallèlement, l’essor des constructions légères et modulaires, utilisant des structures en acier, en bois ou en matériaux composites, répond aux besoins de flexibilité et de rapidité de mise en œuvre tout en limitant l’usage des ressources. Dans ce contexte, la massivité architecturale pourrait sembler en décalage avec ces tendances. Pourtant, loin d’être un obstacle à la transition écologique, elle recèle de nombreuses qualités environnementales, notamment grâce à son inertie thermique et à sa pérénitée. L’histoire de l’architecture prouve que des constructions massives peuvent être énergéti- quement efficaces, en témoigne l’usage ancestral des murs épais en pierre ou en terre crue dans les régions aux climats extrêmes (Olgyay, Design with Climate, 1963). Je souhaite dans ce travail explorer l’idée qu’il ne faudrait pas opposer légèreté et mas- sivité, mais de réinterpréter cette dernière pour l’ins- crire dans une démarche durable et performante. Ce rapport vise à « redéfinir la massivité archi- tecturale » à l’aube des enjeux écologiques contemporains, tout en retraçant mon propre par- cours et ma réflexion sur cette thématique au fil de mes années de licence. Dès mes premiers projets, notamment avec un refuge creusé dans la masse (S1), j’ai été fasciné par la ca- pacité de l’architecture massive à façonner l’espace et à dialoguer avec son environnement. Au fil des semestres, et en particulier en S3, j’ai pu approfondir cette question, en explorant ses enjeux constructifs, thermiques et symboliques. En parallèle, la prise de conscience écologique qui accompagne aujourd’hui toute démarche architecturale m’a amené à ques- tionner la compatibilité entre massivité et durabilité. ATTRAIT POUR LA MASSE M A S S I V I T E E T E C O L O G I E : U N E F A S C I N A T I O N P O U R L A M O N U M E N T A L I T É Tout commence en première année de licence, lors des premières esquisses pour un projet de Refuge. J’avais choisi d’implanter mon refuge pour randon- neurs au coeurs d’une montagne. A ce moment-là j’ai eu une grande interrogation, que voulait dire «travail- ler la masse ?», je comprenais bien qu’il fallait traiter davantage les pleins et les vides, mais le concept de masse restait abstrait. Durant l’exercice de ce projet je dois avouer que l’exercice me semblait assez confus et je n’avais pas forcement reussi à réellement com- prendre les enjeux. C’est surtout au semestre 3 que j’ai commencé a mieux comprendre cette notion de masse. En effet, nous avions comme projet de construire une bibliothèque. Pour se faire j’avais voulu travailler avec le principe du mur habité de Louis Kahn. C’est donc à ce moment la que j’ai réelement commencé à comprendre et à me renseigner; tout d’abord par rapport a Louis KAHN puis plus largement avec Peter ZUMTHOR ou encore Tan- dao ANDO. Avec plus de recul, j’ai compris que ce projet avait été très marquant pour moi, non seulement j’avais pris plai- sir à pousser un concept tout au long de la démarche du projet mais en plus j’avais découvert une nouvelle manière de dessiner l’espace, une écriture qui donne de l’importance aux matériaux, d’autant plus qu’à cette période nous travillions encore à la mains. Mais ce fut aussi une grande frustration. Etant donné la durée très limitée qui nous avait été donné pour le projet je n’avait pas forcement eu assez de temps pour reflechir vis à vis de la matérialité et je m’étais donc tourné rapide- ment vers le béton comme matière structurelle or je sa- vais pertinemment que cette solution était contre tout développement écologique. C’

Travaux sélectionnés | MASSIVITE ET ECOLOGIEPortfolio | Théodore GENDREMURS CREUSÉS ET ÉVIDÉS : LA POÉTIQUE DE L’EX- CAVATION L’idée d’excaver une masse pour créer un espace intérieur, inspirée de gestes sculpturaux, me fascine particulièrement. Un exemple marquant est celui des Thermes de Vals de Peter Zumthor, où l’architecture semble taillée directement dans la roche, à l’image des carrières naturelles. Ce projet crée une ambiance de refuge et d’intimité, tout en étant en harmonie avec le paysage. J’aime l’idée que l’architecture puisse se fondre dans la nature, transformant l’espace en une expé- rience où la matière et le lieu se répondent. La massivité en architecture, longtemps perçue comme un héritage du passé, continue d’être explorée et réinterprétée dans les projets contemporains. Elle se manifeste sous di- verses formes et typologies, avec des fonctions qui vont au-delà de la simple résistance struc- turelle. Entre murs pleins, espaces excavés et jeux entre intérieur et extérieur, l’architec- ture massive façonne les perceptions et interagit avec son environnement de manière unique. Dans mon propre travail, j’ai souhaité explorer la notion de mur habité, en intégrant les espaces servants et servis dans l’épaisseur des murs de ma bibliothèque. Cette approche m’a permis d’expérimenter une organisation spatiale où la structure elle-même devient un élément fonctionnel, libérant ainsi des espaces ouverts pour la lecture et la circulation. SHEMAS projet BIBLIOTHEQUE L2, Semestre 3 MURS PLEINS ET MURS HABITÉS : ENTRE STRUC- TURE ET USAGE Le mur massif dépasse sa fonction porteuse en intégrant des éléments fonctionnels comme des rangements et des circu- lations dans son épaisseur. Cette approche, développée par des architectes tels que Louis Kahn, permet de créer des es- paces plus ouverts et organisés. Personnellement, je trouve fascinant que le mur, élément structurel, devienne un espace de vie multifonctionnel, à la fois pratique et esthétique. Des projets comme la Fisher House illustrent bien cette vision en libérant des volumes pour les activités principales tout en uti- lisant le mur pour des fonctions techniques. MASSE ENFOUIE : INTÉGRATION PAYSAGÈRE ET HA- BITAT TROGLODYTE L’habitat troglodyte, creusé dans la roche, représente une ap- proche architecturale où la construction se fond dans le pay- sage, réduisant son impact visuel et tirant parti des propriétés thermiques du sol. Personnellement, ce sujet m’intéresse car il montre comment l’architecture peut s’intégrer harmonieu- sement dans la nature, offrant des solutions durables tout en réinventant notre lien avec l’environnement. MASSE ENTERRÉE : RÉDUCTION DE L’IMPACT VISUEL L’église monolithique de Bete Giyorgis en Éthiopie est un exemple fascinant d’architecture enterrée. Sculptée dans un unique bloc de roche, elle exploite à la fois la masse et l’en- fouissement pour créer un espace spirituel introspectif. Ce genre d’architecture montre comment l’interaction avec le sol et l’environnement peut modifier l’expérience d’un lieu. J’ad- mire la façon dont cette approche réduit l’impact visuel tout en renforçant la dimension sacrée de l’église, un équilibre entre nature, culture et spiritualité qui me fascine profondément. Fisher House Louis Kahn Thermes de Vals de Peter Zumthor L’église monolithique de Bete Giyorgis L E S B U N K E R S Les bunkers, en tant que constructions mas- sives, ont émergé dans un contexte militaire. Au dé- part, leurs formes robustes et imposantes ont été uti- lisées pour protéger des installations stratégiques et des populations contre les attaques ennemies. Les premières constructions de bunkers étaient souvent de simples structures de dé- fense, mais leur conception a rapidement évolué. Pen- dant la Seconde Guerre mondiale, l'essor des bun- kers est devenu particuliè- rement notable, avec des constructions de grande envergure destinées à offrir une protection contre les bombardements aériens et les attaques terrestres. Leur architecture s'est adaptée à la nécessité de résister à des forces de destruction considérables. D ’ O U V I E N N E N T I L S ? Ils possèdent des valeurs architecturales et sym- boliques fortes, qui reflètent à la fois leur fonction de pro- tection et leur impact visuel imposant. Conçus comme des structures défensives, ils incarnent une barrière physique contre les menaces extérieures, qu'elles soient militaires ou environnementales. Leur masse imposante, souvent renforcée par un enfouissement partiel, leur permet de ré- sister aux assauts destructeurs et d’assurer la sécurité de ceux qui s’y abritent. Paul Virilio obsédé par les blockhaus, , écrivait dans Bunker Archéologie : « J’ai toujours été fas- ciné par l’architecture de guerre [...]. Mon but était de com- prendre la notion de guerre totale». Au-delà de leur rôle fonctionnel, les bunkers se distinguent par leur pérennité et leur monumentalité. Cependant, cette image de force et de protection s’accom- pagne aussi de connotations plus négativ