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SOMMAIRE I. Commencement II. Les Masques du Silence III. Écho dans les Nues IV. Étoiles de Poussière V. Le Miroir des Âmes VI. L'Ombre du Temps VII. L'Écho de son Absence VIII. Sous les Vagues Bleues IX. L'Université des Ondes X. L'Illusion d'Or

Commencement Commencement devint Devient ce « comment serein ». Monde certain au moment lointain, Mens... Oui, certes, un violent destin Brise nos âmes et crispe nos cœurs, Cristallise nos larmes de rancœur, Crée la lyse de nos joies et du bonheur. Détestation est méprisable, âme sœur, Commencement d'une fin, Comme ce monde défunt Qui en moi noie ma voix, Atteint-il ma profondeur encore une fois ? Quelle peine ? Quelle peine... Elle est la bifurcation de notre triste haine, Non saine,nom de scène Que l'on porte ; il n'est véritable comme ce Lorsque l'amour reste l'ancrage de votre malheur. Pourquoi dire « votre » ? Car j'ai connu tant de vôtres. La finalité m'en laisse indifférente, Ce qui n'émane du bien n'est désormais mien.

«Je t'aime ». Je l'écris, le vois-tu ? Sentiment gai, est-ce une maladresse De sentir mon allégresse dépendre de toi ? De tes mots, de tes actes, de cette voix ? Concert en notre être au toucher qu'il commet, Cancer est notre maître : comme lui, on ne s'en défait. L'on sert notre cœur qu'il fait renaître au souhait. Je t'aime, m'aimes-tu ? Je le dis, l'entends-tu ? Dans cet amour qui consume, je perds la foi... Pour toujours… Misérablement belle était cette dernière fois. Dans ton regard, l'univers perd ses lois. Pleine d'égards, l'unique voix trace cette voie Quelle passion demeure à cette heure, Lorsque la nuit nuit en nous, d'une lune, d'une lueur ? Quel amour s'impose Lorsque nos paroles sont formées de questions qui se posent ? Illuminée d'un amour indécis, déconstruit, dépressif. Dépressions des pressions, dépression des visions, Délaissement des amants,division des unions. Sous pression, nous mourrons.

Tourmentée, cette fille l'est. Toujours ? Je ne le sais. J'écris en m'inspirant de ce que ces mots comptent, De ce que son regard dit, de ce qu'il fuit, De cette relation qu'elle apprécie, de ses ressentis. Sommes-nous la maturité d'une pause ? Notre relation est-elle un modèle qui n'ose ? Fin du commencement. Finalement, ce monde défunt Est l'unique musée de nos souvenirs, La finalité du poème n'en sera pleine, Inconnue m'est la conclusion de sa peine. Triste ? Vide ? Heureuse ? Libre ? Je ne le sais. Àtoi d'entendre ce que le cœur dit et d'écouter ce que la pensée fuit. Leur rappel formera la beauté de mon avenir, Dont la présence de ton âme sera indécise. Elle cherche à fuir, elle cherche à nuire, Recherche de mire, empêche le pire.

Les Masques du Silence Notre journée débute comme toutes celles qui l’ont précédée, Et ce, en y repensant encore une fois dès que... De nos yeux, le regard des autres est détourné. En effet, la souffrance de la vie est parfois la délivrance de la mort. Ainsi, l’on se demande pour quelles raisons exactes nous souffrons. Pourquoi souffrir si l’on peut simuler nos rires ? Pourquoi pleurer si l’on peut faire semblant de sourire? Pourquoi rester calme si l’on peut s’extérioriser Cela va faire assez longtemps Que je n’ai pas divulgué mes pensées d’antan, Celles que nous cachons au plus profond de notre être tels des enfants, Celles que nous laissons de côté de peur de ne plus nous reposer, Jusqu’à ce que certains nous prennent pour des personnes ivres de vitalité ? Sauf qu’elle est beaucoup plus morose... Hélas, à vos yeux, ce détail reste invisible, Telle la taille qu’elle cache sous ses lèvres Celles que nous gardons dans un coin de notre subconscient, consciemment absent, Essayant ainsi de les étouffer par crainte de rester éveillés, Avant qu’elles ne se mettent à former une étreinte Qui nous emprisonne jusqu’à ce que le soleil effectue son lever.

Que sa flamme perdure et luit dans l'obscurité de la nuit... Sauf que, véritablement, il s'agit des dernières lueurs Qui se feront observer Avant de disparaître à jamais. Carilsuffit de vous retrouver en l'absence de sa compagnie Pourque votre joie de vivre s'efface petit à petit, Tellefeu qui s'éteint au loin, Donnant malgré tout la fausse impression Qui, pourtant, elles, sont visibles. Pensons-nous réellement que notre bonheur durera éternellement ? Sicelui-ci dépend d'un être, Ildisparaîtra bien plus tôt que quoi que ce soit n'apparaîtra.

Écho dans les Nues Tu étais l'unique lumière qui éclairait le ténébreux chemin Qui fut assombri par mes pensées. Seulement, à présent, tu n'es plus à mes côtés, Et pourtant tu l'étais à chaque instant passé. Tu avais le plus beau sourire à mes yeux, Mais désormais je pense à toi lorsque je regarde les cieux. Comprenez-vous pourquoi j'aime tant les nuages ? Car ils reflètent nos idées tout en restant silencieux. Te souviens-tu de ces moments que nous vivions ensemble, Qui sont maintenant vestiges du lointain tracé d'une vie ? Te rappelles-tu de nos illustres souvenirs, Poétisés par nos rires, Qui désormais ne se trouvent plus que dans notre mémoire aigrie ? Les mots ont un grand pouvoir Qui nous permet de laisser faire croire ce que les personnes pensent voir. Seulement, nul ne peut réellement concevoir Cette réalité qu'en nous-mêmes nous avons du mal à entrevoir. Ainsi, la principale raison pour laquelle j'écris Est d'espérer qu'envers mon être j'acquière un peu plus de compréhension. Car écrire est l'art d'assembler des mots pour exprimer nos maux

Carseules tes paroles censées Mepermettaient de surpasser les remords Quemon passé parsemait en moi. Jesuisémue car tu es partie, Qui d'autre pourra me supporter comme tu le faisais ? En effet, tu étais la seule à rester auprès de moi, Et c'est la principale raison de mon émoi. Ainsi, j'écris cet écrit Car je doute fort de pouvoir retrouver ma voie. Tu me manques, et je te mentirais si je te disais que je vais bien, Bien que je me souvienne t'avoir promised de me confier à toi. Seulement tu n'es plus là… Et désormais, tout comme ma foi, je suis perdue. Qui sera là pour moi lorsque j'angoisserai une prochaine fois ? Qui sera cette présence lorsque se présentera la dernière occasion Où l'on entendra ma voix ? Afind'éprouver un peu plus de compassion envers soi-même, Etnonpas de vouer un peu plus de dérision envers nous-mêmes. Taprésence me manque, tout comme cette distance créée par ton absence. Àvraidire, je ne sais plus si je pourrai avancer sans toi,

Tu m'aurais sûrement donné ton avis, Mais tu n'es plus là. En espérant que cela puisse soulager ma conscience Qui se noie dans mon océan de tourments. Tu aurais certainement été la première à lire cela, Mais tu n'es plus là.

Étoiles de Poussière Qu'est-ce que réellement la vie ? Certains pensent qu'il s'agit d'une mort plus ou moins lente, Et certains préfèrent juste appuyer sur une détente Après avoir fixé l'arme sur leur tempe, D'un autre côté, penser que nous n'avons aucune voie à tracer Est tout aussi illusoire que des superstitions. L'hégémonie de l'univers est si sublime Elles ne sombreront jamais dans les abysses de nos pensées. Parfois, je me dis que nous sommes insignifiants... Etquelque part, nous le sommes réellement. Iln'y a aucune supposition qui puisse répondre à ce besoin en soi. Laissant leurs poussières se disperser infiniment plus loin Dans cet univers qui reste si alambiqué. Ces personnes restent alors dans notre mémoire pour ne plus en sortir, Car, tout comme ces étoiles, Causant ainsi les larmes qui tombent sur leur tombe. Pourquoi vivre longtemps si l'on peut mourir maintenant ? Après tout, je me dis que ces personnes sont comparables aux supernovas : Elles explosent, mais ne disparaissent jamais,

Que l'on se demande quelquefois Jusqu'à en perdre le sens véridique Qui nous a permis, jusqu'à là, De ne pas être victimes De faits apotropaïques ? Qui ne sont que le fruit de quelques pensées Trouvant refuge au sein de notre propre subconscient. En sommes-nous conscients ? Ou avons-nous été absents trop longtemps, Si la vie a une quelconque part de vérité vis-à-vis de nos propres actions. Mais finalement, je me dis que la vie est juste un ensemble d'événements, Eux-mêmes ensemble d'actions, Elles-mêmes résultantes d'idées

Le Miroir des Âmes Le monde dans lequel nous vivons N'est que le fruit d'une constante illusion. Croyons-nous réellement au bonheur, Ou est-ce juste une sorte de confusion ? Parfois, je me demande si les sourires Que j'ai en face de moi Ne sont qu'une sorte de protection, Une sorte de masque qui a pour aimable but Cela m'attriste énormément de voir Que certaines âmes essaient de faire rire les autres Pour ne pas se morfondre sur leur sort. Elles essaient juste d'oublier, et croyez-moi, De maquiller nos plaies... Ces dernières ne seront visibles Que par ceux et celles qui nous connaissent réellement, Et ce pour de vrai. J'en sais assez, sentant ainsi leur temps durer longtemps, Suffisamment pour croire que cent ans sont passés. Ces instants de douleur muette et secrète, Dont personne ne connaît l'existence,

Quelque part, si je devais me confier totalement, Je pense que dessiner ne serait-ce qu'un rictus Sur le visage de certains est une sorte De thérapie personnelle et individuelle. Lorsque l'on est fugitif de nos propres sentiments... Alors oui, je vous comprends, Car moi-même, je suis en proie Àmes propres aperceptions Car avant tout, lorsque nous regardons Ces êtres droit dans les yeux, Nous avons l'impression de voir notre reflet Dans un miroir aussi limpide que la pluie des cieux. Sont une source constante de souffrance. J'aimerais bien tendre la main à ces âmes perdues, Car, quelque part, cela me permet De retrouver mon propre chemin. Sommes-nous devenus victimes de nos propres émotions ? Sic'est le cas, j'aimerais que l'on m'aide Àretrouver les clés pour fuir de cette prison. Ilest très difficile de demander de l'aide

L'Ombre du Temps De tes propres mains, Je ne te reverrai demain. Joyeux étaient tes desseins ? Nombreux étaient mes dessins ? Affaiblie par le temps passé, Naïve, ressassant quelques regrets... T’en es-tu rappelé ? Joues-tu avec le destin, Alors que celui-ci te voulait médecin ? Sens-tu alors le déclin ? Le vois-tu ? En es-tu témoin ? Ses yeux te faisaient alors quelques clins... Tu n’es plus... Bien plus que tu ne le fus... Nostalgie de ton passé Aromatisé de thé mentholé, Frivole dans quelques paroles d'intention folle, Silencieuse dans ces purs moments de réflexion, Lorsque la pleine attention trouvait ses solutions au sol... Tu es… Tuée…

Oh, papa… Tu t’aimais... Tu m’aimais... Respirations cessent, Aspirations viennent, Inspirations teignent, Conspirations pressent. Oh... Tu t’aimais… Quel beau prénom tu as, Dommage que tu ne le perçoives pas... Dommage... Tu étais… La folie de l’enfance t’a-t-elle échappé ? Affaiblie de souffrance, t’y es-tu accoutumée ? La sagesse de l’âme devient alors lame de notre ivresse, La violence du drame devient alors femme de notre faiblesse, La foi de notre calme devient alors loi de notre détresse, Le soir de notre blâme devient alors soi de notre tristesse. Quelles images subsistent dans quelques souvenirs candides ? Non.

Quelle sainteté navigue dans quelques rives rapides ? Bon. Quelle beauté réside dans quelques sourires limpides ? Vent.

L’échos de son Absence Qui à vide contemplent les cieux vivants, Avides d'une humble lumière dépourvue d'hyperbole. Lanuit m'inspire de belles paroles, Àlavue d'étoiles frivoles Quiilluminent mon regard assombri et me désolent. Quelle peine au regrettable souvenir... Cette vie est écarlate, mais pleine d'inavouables soupirs. Ma solitude me laisse parler sans penser, Tout en pansant l'essence de ce qui est censé être divulgué. Je me noie Dans les ténèbres de mes tourments, Je ne vois Qu'en fermant mes yeux patients, Demeure, de nuit, l'unique réflexion qui éveille mon esprit. De ces mots dont le sens de mes lettres touche à la sombre profondeur, Mon esprit divulgue l'amertume de son malheur, Dans un récit qui ne comportera aucune belle mélodie. La vie commence par une belle mort et se poursuit par une nostalgie indéfinie, Une vie qui n'apparaît uniquement que sur cet écrit, Par lequel la complexité de ce qui définit nos ressentis

Le ciel pleure à ma vue, Je n'aperçois plus aucune joie. Elle n'est plus, bien plus qu'elle ne fut, Ce qui y renvoie ne se perçoit pas, Quelle peine au dommageable avenir… L'unique sourire qui demeurait a disparu. Sa rêverie était pourtant d'une beauté M'empiétant dans les sommeils les plus vacants. Son regard m'obnubilait lors des jours les plus laids, Quelle peine au regrettable souvenir... Cette vie est écarlate, mais pleine d'inavouables soupirs. Ila plu... Maman... Cette faim n'y est plus, Elle m'empêchait pourtant de percevoir le mirage de ma fin. Sa main me tenait lorsque la mienne fut méprisée, Des enlacements qui, destinés à mon cœur, l'accompagnaient. Elle n'est plus, bien plus qu'elle ne fut... Son absence m'afflige alors que ce silence fustige.

Sous les âbimes bleus Ô profondeur paisible, asile souverain, Où la nuit des fonds bleus ne connaît pas la peine, Garde ton calme pur loin du souffle humain, Et dors sous la vague où la paix est reine. Au cœur de l'abîme bleu, dans les grottes d'argent, Le silence est un règne où plus rien ne se brise. La terre garde ses deuil, ses regrets et ses vents, Mais la mer sous la vague est une terre admise. Sous le tumulte amer et le bruit des tempêtes, Où l’onde se déchaîne en colères d'écume, Il est un monde pur où les ombres s'arrêtent, Loin des tourments terrestres et du soir qui s'allume. Là dorment sans chagrin les marins oubliés, Dans un berceau d'ambre doux et de fleurs de corail. Les tumultes d'en haut se sont tous effacés, Pour laisser la fraîcheur être leur seul chandail.

Le Murmure du temps Ici rien n’est perdu, rien ne cherche à durer, Chaque vague repasse et efface le pas, Pour offrir au cœur lourd le droit de repartir, Vers un horizon bleu qui ne s'épuise pas. Elle ne donne pas de leçon ni de lois, Elle déroule juste un manteau de saphir. Et l’on se prend à croire, en écoutant sa voix, Que le monde a besoin d’un simple respir. Je demande à la mer ce qu’elle fait des chagrins, Quand le soir redessine la ligne des marées. Elle me répond tout bas, sans bruit et sans dédain, En étalant son eau sur les roches dorées.

REMERCIEMENTS Celle qui pardonne tout sans jamais être juge, L’éternelle gardienne d’un océan d'amour. Tu as porté mes maux, tu as bu mes larmes, Offrant ton propre cœur pour me servir d’armure, Si mes mots ont appris à toucher les étoiles, C’est parce que ta tendresse a gonflé mes voiles. Tout ce que je deviens, tout ce que j’écris là, N’est qu’un écho lointain qui revient vers tes bras. Maman, reçois ce livre comme une humble prière, Car avant d’être poète, je suis ta lumière. Merci d’être ma source, mon souffle et ma foi, Mon amour le plus pur n'appartient qu'à toi. Au bord de mes silences et au fond de mes peines, C’est ton sang qui murmure et coule dans mes veines. Quand le monde s’écroule et que s'éteint le jour, Tu restes le seul phare, l’invincible refuge, Apprenant à ton âme à essuyer mes tempêtes, Quand mes nuits devenaient trop sombres et trop dures. Tes mains ont façonné la force que j’arbore, Tes prières discrètes ont éclairé mon sort.