Banque de données sur la jupe - Histoire et typologie

Ce dossier explore l'histoire de la jupe de la préhistoire au XXe siècle, en passant par l'Antiquité, le Moyen Âge, la Renaissance et les années folles. Il présente des modèles reproduits, une typologie des jupes et une revue de presse.

Ce dossier documentaire, intitulé "Banque de données sur la jupe", est réalisé par Julia Ronger et Lila Delmas. Il s'adresse à toute personne intéressée par l'histoire du vêtement, la mode ou le costume, et propose une synthèse illustrée de l'évolution de la jupe à travers les âges.

Le document s'ouvre sur une introduction générale définissant la jupe comme un vêtement couvrant le bas du corps sans division entre les jambes. Il mentionne les variations culturelles (kilt, sarong, sari) et son rôle de symbole de féminité en Europe depuis le Moyen Âge.

La chronologie débute à la préhistoire avec des jupes en peaux d'animaux, courtes et ouvertes pour la liberté de mouvement. Elle se poursuit dans l'Antiquité avec les tuniques drapées en lin ou laine en Grèce, Égypte et Mésopotamie, le chendjit égyptien et le kaunakès sumérien.

Au Moyen Âge, la jupe se féminise en Europe : robes longues, superposées et cintrées à la taille. La Renaissance introduit le vertugadin qui structure la robe. Le XVIIIe siècle est marqué par les crinolines puis la tournure en 1870, réduisant progressivement le volume.

Le XIXe siècle voit l'abandon des structures volumineuses au profit de jupes plus près du corps, adaptées aux nouvelles activités des femmes. Les années folles révolutionnent la jupe avec une réduction de tissu et des changements de forme et de longueur, accompagnant une femme plus active.

À partir des années 1960, la jupe connaît une transformation radicale : mini-jupe, trapèze, longue et fluide, crayon, ample ou sportive. Les femmes peuvent désormais choisir la longueur, la forme et le style, reflétant leur émancipation et leur liberté de mouvement.