gazette des cabordes 4 sept 2026

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La gazette des cabordes N°4 septembre 2026 Association cabordes en héritage __________________________________ Amis-es des cabordes, L’été aura été chaud mais n’aura que peu ralenti nos valeureux cabordologues qui ont eu le courage de braver la canicule et de suivre le programme de chantiers fixé. En ce qui concerne nos activités, l’automne promet d’être « chaud » encore pour nous. Nous avons trois rendez-vous d'importance pour faire connaître les cabordes et leur histoire, mais aussi de nombreuses dates de chantiers. Découvrez ces rendez-vous dans l’agenda de cette gazette. Avec le concours avisé d’Isabelle Lopes qui a déjà précédemment réalisé une carte remarquable de précision des vignes sur Besançon et Avanne en 1834, nous disposons désormais d’une plaquette de présentation de l’association. Le Crédit Agricole de Franche Comté nous ayant quant à lui offert l’impression. N'hésitez pas à nous en faire la demande pour diffusion dans votre entourage. Nous avons fait un pas de géant dans la connaissance de la structure architecturale de nos cabordes avec l’opportunité de les scanner que nous a offert l’Union Nationale des Géomètres Experts (U.N.G.E.). Accessoirement pour cette occasion, notre association aura bénéficié d’une valorisante couverture médiatique. Le rendu de ce travail en cours d’exploitation vous sera présenté dans la prochaine Gazette en janvier. Merci aux membres de l’UNGE qui se sont investis dans cette opération inédite en France. On le constate chaque jour, notre association est reconnue au-delà du microcosme régional de la pierre sèche. Alors continuons, pierre après pierre, à construire notre projet. C’est peut-être le moment de vous rappeler que si notre engagement est bénévole, nous avons un budget chantier qui, pour nous, n’est pas négligeable (achat et transport de pierres, de matériels). Sans les donateurs, nous ne pourrions avancer. Voyez notre appel dans cette gazette. Merci à chacun de vous : bénévoles de terrain, adhérents, donateurs, sympathisants. Jean Paul Bouju SOMMAIRE -Programme activités septembre à décembre 2026 P 2 -La pierre sèche au patrimoine mondial de l’ UNESCO P 3 -la colline de petit Chaudanne vue au Lidar P 6 -le paléoméandre de Velotte P 7 -Chroniques de chantier : P 8 La caborde des Chevanney, suite et fin -Cabordes ici et là-bas : P 11 Echenoz la Méline -Avant après : la caborde des Chevanney P12 1 Pour nous contacter ou nous suivre : Cabordes en héritage Nous contacter par mailcabordesenheritge@gmail.com

• Visites avec l’association Renouveau du vieux Besançon le 8 septembre • Journée du patrimoine le 20 septembre 14h et 16h visite des cabordes du petit Chaudanne • Journée internationale du patrimoine culturel immatériel le 17 octobre - Visite des cabordes à Chevanney 10 h - Inauguration de la caborde restaurée 11h30 - Atelier participatif avec Claude Froidevaux 14h à 16h - Conférences : - comment la pierre sèche est entrée à l'UNESCO par Claude Froidevaux - Cabordes en héritage et ses objectifs Chantiers mensuels : le 4ème samedi de chaque mois : Samedi 26 septembre Samedi 24 octobre Samedi 28 novembre Samedi 19 décembre 2 Apportons notre pierre à l’édifice : Chantiers hebdomadaires : les mardi après-midi Cette année le jour du chantier de semaine pourra être fluctuant en fonction des disponibilités de chacun. Vous serez informés par mail chaque fin de semaine pour la semaine suivante Claude Froidevaux fourmi de terrain, présidente de Pierres et vie (34), membre de la Société scientifique internationale pour l’étude pluridisciplinaire de la Pierre Sèche (SPS) Les grands rendez- vous du deuxième semestre à noter dans vos agendas APPEL AUX DONS. Notre association a besoin de votre soutien mais également de votre aide pour continuer à agir. C’est grâce à vous que nous construisons un avenir à nos chères cabordes et à ce patrimoine viticole du Grand Besançon. Pour faire un don sur l’année 2026 utilisez le document joint à cette Gazette. Merci d’avance 66 % du montant du don est déductible de votre impôt sur le revenu.

« L’art de la construction en pierre sèche : savoir-faire et technique » au patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO le patrimoine mondial de l’UNESCO qu’est-ce ? « le patrimoine mondial est un ensemble de biens culturels et naturels reconnu par l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco) comme présentant un intérêt exceptionnel pour l'humanité. Il fait l’objet d’un traité international intitulé « Convention pour la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel », adopté le 16 novembre 1972. Depuis 1978 les 12 premiers biens sont inscrits sur la liste du patrimoine mondial et le comité du patrimoine mondial est chargé de tenir à jour cette liste, c'est lui qui décide de l’inscription ou non des sites proposés par les États parties. En 1982 des lignes directrices pour l’inscription des sites sur la liste du patrimoine en péril sont adoptées et en 1992 les lignes directrices pour l’inscription d’un paysage culturel sont rédigées. La convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel a quant à elle été adoptée par l’UNESCO en 2003 L’objectif de la liste du patrimoine mondial est de cataloguer, nommer, conserver et préserver des biens culturels et/ou naturels d’importance pour l’héritage commun de l’humanité. Une grande diversité de « biens » sont inscrits, aussi bien des monuments religieux, des villes historiques préservées, des sites mégalithiques, des paysages culturels ou naturels, des lieux de mémoire ou des aires naturelles protégées. L’inscription de sites au patrimoine mondial est une reconnaissance internationale. »1 la pierre sèche La construction à pierre sèche est une construction manuelle avec des pierres (pas ou peu taillées) montées sans liant hormis de temps à autre de la terre sèche. C’est une technique existant depuis des temps immémoriaux aux quatre coins du monde qui utilise les ressources locales et qui s’est transmise de façon empirique. « Pour résister au poids et à la pression, les mêmes techniques se sont imposées dans tous les pays ». Pour satisfaire à leurs besoins, les hommes ont su profiter au mieux des ressources locales. Ils ont façonné le territoire générant ainsi une identité culturelle aux paysages. On trouve des différences dans l’agencement des constructions mais leur universalité est due aux propriétés inhérentes de la construction en pierre sèche (aération et drainage mesurés et constants, inertie thermique) et à l’édification sans liant. 3

La modernisation a amené une régression dans la construction de ces édifices, aussi il est nécessaire d’en assurer la transmission. La construction à pierre sèche est utilisée pour faire des murs de soutènement ou de délimitation mais aussi pour édifier des maisons, des citernes, des ponts, des piliers, des arcs, des tombes, des abris, des chemins, des caves voûtées, des ruches, des structures religieuses, des fortifications…, même la piste de bobsleigh pour les jeux olympiques d’hiver de Chamonix de 1924 a été construite en pierre sèche. Ces constructions « jouent un rôle essentiel pour empêcher les glissements de terrain, inondations et avalanches, lutter contre l’érosion et la désertification des terres, améliorer la biodiversité et créer des conditions microclimatiques adéquates pour l’agriculture »3. Le patrimoine culturel immatériel « Le patrimoine culturel immatériel comprend les pratiques, les connaissances et les expressions que les communautés reconnaissent comme faisant partie de leur identité culturelle, ainsi que les objets et les espaces qui y sont associés. Transmis de génération en génération, ce patrimoine s'adapte au fil du temps, renforçant l'identité et le respect de la diversité culturelle. » 4 4 Pare-avalanche au-dessus d’un chalet d’alpage Petit pont permettant de franchir les écoulements d’eau lors de la fonte des neiges en montagne Four à griller le minerai de fer à proximité d’anciennes mines dans le Haut-Breda

« L’importance du patrimoine culturel immatériel ne réside pas tant dans la manifestation culturelle elle- même que dans la richesse des connaissances et du savoir-faire qu’il transmet d’une génération à une autre. Cette transmission du savoir a une valeur sociale et économique pertinente pour les groupes minoritaires comme pour les groupes sociaux majoritaires à l’intérieur d’un État, et est tout aussi importante pour les pays en développement que pour les pays développés. » Il aura fallu 20 ans pour décrocher le label. Après avoir mené des actions pour la transmission du savoir-faire et de la protection des ouvrages en pierre sèche dans plusieurs pays, en 1998 des artisans et architectes de Chypre, Croatie, Espagne, France, Grèce, Italie, Slovénie et Suisse fondent la Société scientifique internationale pour l’étude pluridisciplinaire de la Pierre Sèche (SPS). Leurs actions sont basées sur la recherche et la diffusion des connaissances techniques et scientifiques de la construction en pierre sèche. En 2011, la SPS ayant constaté « la diversité locale et l’uniformité structurelle universelle de la pierre sèche », décide de demander la labellisation et c’est en 2016 qu’elle dépose son dossier de candidature. Ce dossier a su mettre en avant les avantages de la pierre sèche pour l’environnement, la biodiversité, la coopération et les échanges matériels et culturels entre ses différents acteurs. C’est enfin le 28 novembre 2018 que « L’art de bâtir en pierres sèches : savoir-faire et techniques » a été reconnu comme Patrimoine Culturel Immatériel de l’Humanité dans les états-parties : Croatie, Chypre, France, Grèce, Italie, Slovénie, Espagne, Suisse qui ont été rejoints par Andorre, l'Autriche, la Belgique, l'Irlande et le Luxembourg en 2024. Ce label est une grande satisfaction pour tous les usagers et acteurs de la construction à pierre sèche. claudine Sources : . Motion pour la labellisation par l’UNESCO des savoir-faire relatifs à la « pierre sèche » au Patrimoine Culturel Immatériel de l’Humanité Société scientifique internationale pour l’étude pluridisciplinaire de la pierre sèche (S.P.S.) – XV° congrès international sur la pierres sèche - Argostoli, Céphalonie, Grèce – 9 à 11 septembre 2016 . https://www.patrimoine-environnement.fr/communique-lunesco-reconnait-les-valeurs-de-lart-de-batir-en- pierres-seches/ . https://ich.unesco.org/fr/decisions/13.COM/10.B.10 3 . https://www.unesco.org/fr/intangible-cultural- heritage 4 . https://ich.unesco.org/fr/qu-est-ce-que-le-patrimoine-culturel-immateriel-00003 5 . https://ich.unesco.org/fr/RL/l-art-de-la-construction-en-pierre-seche-savoir-faire-et-techniques-02106 . https://fr.wikipedia.org/wiki/Patrimoine_mondial1 . https://patrimoineculturel.cfwb.be/fr/actualite/news/la-construction-en-pierre-seche-est-desormais-un- patrimoine-unesco-elargi-a-la-belgique/ 5 6

Le flanc sud-ouest de la colline de Petit Chaudanne vue au LIDAR Le LIDAR (Light Detection and Ranging) est une technologie de télédétection qui utilise des faisceaux laser pour mesurer des distances avec une grande précision. Il fonctionne en envoyant des impulsions lumineuses vers une surface et en analysant le temps que met la lumière à revenir vers le capteur. Cela permet de créer des modèles 3D très détaillés. Cette technique permet de s’affranchir de la végétation et de visualiser uniquement la topographie terrestre. Dans nos collines très embroussaillées, cette technique est très utile pour distinguer les murs de soutènement, les murgers (pierriers) et les divers chemins. Une campagne aéroportée LIDAR a été menée sur Besançon en 2009 sous l’impulsion de la MSHE1. L’image ci-dessous permet de visualiser le flanc sud-ouest de la colline du Petit Chaudanne, lieu de nos chantiers mensuels sur la caborde dite des Chevanney. Le LIDAR pourrait permettre de trouver de nouvelles cabordes, même si la tâche est ardue, comme en témoigne cet exemple sur le document. On y voit des formes concaves circulaires de quelques mètres de diamètre. Ces formes sont assez répandues dans nos contrées au sous-sol calcaire et peuvent être aussi bien des restes de cabordes que des dolines. A vous d’aller vérifier et de découvrir une caborde ! Cartes issues du Lidar avec projection des murgers, terrasses et cabordes Méderic AMANN 1 Nuninger, L., Opitz, R., et al. (2009). Données LiDAR du projet LIEPPEC (Lidar pour l’étude des paysages passés et contemporains), Besançon (France). MSHE Ledoux / Université de Franche-Comté. 6

Le paléoméandre du Doubs à Velotte Le paléoméandre de Velotte correspond à un ancien méandre du Doubs aujourd’hui abandonné par la rivière. Il est situé entre les collines de Chaudanne et de Rosemont. On le visualise très distinctement lorsque nous travaillons sur la caborde de Chevanney. Ce méandre ancien témoigne d’un déplacement du lit du Doubs, qui s’est encaissé plus profondément en laissant cet ancien tracé en hauteur. Cette configuration a favorisé la formation de versants bien exposés, notamment orientés au sud, bénéficiant d’un bon ensoleillement. Ces conditions, associées à des sols calcaires bien drainés, sont particulièrement favorables à la culture de la vigne. C’est pourquoi les pentes de Chaudanne et de Rosemont ont été aménagées en terrasses viticoles depuis le Moyen-Age. Le paléoméandre a donc indirectement influencé l’occupation humaine en créant un terroir propice à la viticulture. Il a aussi certainement contribué à un microclimat local différent de celui de la vallée. Ce paléoméandre de Velotte s’inscrit dans une évolution longue liée aux dynamiques du Doubs et au contexte géologique régional. Sa formation initiale remonte au Pléistocène inférieur (environ 1 à 2 millions d’années), lorsque la rivière développait de larges méandres sur un terrain très plat. A cette époque les collines et le relief bisontin n’existaient donc pas. Carte LIDAR de l’emplacement du paléoméandre de Velotte entre Rosemont et Chaudanne1 Au cours du Pléistocène moyen et récent (entre environ 300.000 et 20.000 ans), les contraintes tectoniques ont progressivement soulevé et plissé les strates, formant les collines et le relief bisontin que l’on connait2,3. Le Doubs s’est en même temps encaissé en érodant les plis et les collines qui se formaient. En géomorphologie, ce phénomène particulier est appelé une antécédence. Le méandre de Velotte a continué à exister jusqu’à ce que vers le maximum de la dernière glaciation (environ 20.000 ans), le tracé actuel du Doubs se stabilise plus bas dans son lit actuel, laissant le paléoméandre perché sur les flancs de Chaudanne et Rosemont. Ce paléoméandre suit actuellement les rues de Velotte, rue Radieuse et chemin de la Vosselle. Les riverains de ces rues peuvent retrouver des galets ou petits cailloux roulés (forme arrondie) témoignant du passage de cet ancien Doubs dans les jardins. Le mot « vosselle » désignerait d’ailleurs un endroit marqué par un ancien cours d’eau (-oss, -ors = eau et -elle pour la localisation). On retrouve cette étymologie dans le village d’Osselle où se trouve un large méandre du Doubs ainsi que dans la Moselle. Méderic AMANN 1. Fond de carte Nuninger, L., Opitz, R., et al. (2009). Données LiDAR du projet LIEPPEC (Lidar pour l’étude des paysages passés et contemporains), Besançon (France). MSHE Ledoux / Université de Franche-Comté. 2. Madritsch, H., Preusser, F., Fabbri, O., Bichet, V., Schlunegger, F., & Schmid, S. M. (2010). Late Quaternary folding in the Jura Mountains: Evidence from syn‐erosional deformation of fluvial meanders. Terra Nova, 22(2), 147-154. 3. Jura Bisontin, Pierre CHAUVE et Patrick ROLIN (2015), édition Citadelle de Besançon, 210p 7

Chroniques de chantier Les dernières réalisations sur la caborde des Chevanney Plusieurs activités ont occupé nos chantiers du samedi à la caborde des Chevanney. • Le remontage des murs qui bordent l’entrée de la caborde. 8

• La réfection du toit 9

• Le remontage du mur de soutènement du murger • Et enfin le rangement du matériel entreposé dans la caborde et la fabrication et la pose d’une porte 10

Cabordes d’Echenoz-la-Méline Quittons, le temps d'une journée, le département du Doubs pour se transporter en Haute-Saône, plus précisément sur le territoire d'Echenoz-la-Méline, proche de Vesoul, afin de découvrir un enclos et ses cabordes. Ils ne se voient pas de la route nationale 57. Après s'être garé au carrefour RN et voie rurale, prendre ce chemin et gagner le site en 15 mn. Elles se trouvent entre la combe Favirolles et celle du Janiton, à 600 mètres de la RN le long d’un chemin, dans le bois de Maurogneux, au lieu-dit Entre Deux Bois. Le site est difficile à trouver, car non indiqué (au sud-est de l’ancienne carrière des pavés bleus) mais en marchant une centaine de mètres dans la végétation épaisse le long d’un murger (mur en pierres sèches), la récompense est là. Propriété privée Ensemble de l'enclos, y compris les murs extérieurs, le chemin, les murs et murgers intérieurs et les deux cabordes (cad. ZB 9, 10) : inscription MH par arrêté du 19 janvier 1993 « Situées au milieu de la forêt d’Échenoz-la-Méline, deux cabanes en pierres sèches, dites cabordes, et leur enclos, témoignent de l'activité viticole avant son arrêt à la suite de l'invasion du phylloxéra. Construites avec des pierres trouvées sur places chapeautées en encorbellement, ces cabordes, témoins du passé et de l’architecture de pierres sèches, étaient principalement destinées à ranger les outils des vignerons, et ceux-ci pouvaient s'y abriter et y passer la nuit pendant les vendanges. Egalement, des bergers ou des forestiers auraient pu construire ces cabanes dans le bois pour s’abriter lors des intempéries, en utilisant la nature généreuse des sols et coteaux très calcaires à cet endroit. Moins réjouissants, certains anciens écrits évoquent aussi l’utilisation des cabordes pour les lépreux qui étaient mis à part, rejetés à l’époque. Le mystère des petites cabanes en pierres sèches reste entier. » Bonne visite ! Evelyne Guinchard 11

AVANT APRÈS La caborde des Chevanney ____________________________________________________ Cette gazette est la votre, une remarque, une idée n’hésitez pas à nous en faire part et si vous avez envie de prendre la plume pour y contribuer lancez-vous sur tout sujet concernant les cabordes ou objet s’y rapportant. La bibliothèque d’étude de Besançon, les archives départementales, le site Mémoire vive de Besançon, internet, sont autant de portes d’accès à ce monde de la viticulture bisontine qui regorge de sujets à traiter et de découvertes à faire. Tous droits réservés. Aucune utilisation, reproduction ou modification n'est autorisée sans accord préalable de l’association. 12 Octobre 2024 Mai 2026